*** Lundi prochain, les marchés boursiers et les services gouvernementaux américains seront fermés à l’occasion de la fête du Travail.
Météo – États-Unis
- Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques présentent quelques changements à court terme. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours laisse surtout entrevoir du temps ensoleillé dans l’ensemble du Midwest et du reste des Grandes Plaines. Une exception se dessine toutefois au Minnesota et, plus à l’ouest, au Dakota du Nord, où des pluies parfois abondantes pourraient survenir, comme l’indique la carte du 3e jour ci-contre.
Les températures maximales demeurent préoccupantes : elles pourraient varier entre 32 et 42 °C dans une bonne partie du centre des États-Unis et même plus à l’est. Cette chaleur excessive pourrait occasionner un stress hydrique et thermique à plusieurs endroits (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Toutefois, les températures pourraient diminuer graduellement dans certains secteurs du nord des Plaines et du Midwest.
- Pour sa part, World Weather prévoit, jusqu’à mercredi prochain, quelques précipitations et de fortes chaleurs pour le sud-ouest du Corn Belt et certaines régions du Kentucky et de l’Indiana. Selon l’organisme, ces conditions devraient favoriser la maturation et une récolte hâtive dans certains secteurs. D’après les météorologues, l’humidité des sols serait toutefois suffisante à plusieurs endroits dans le Corn Belt.
En bref, hier soir…
- Dans un article paru hier, CNBC rapportait que le premier ministre canadien, Mark Carney, avait répliqué au secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick. Ce dernier affirmait que le Canada avait fait « capoter » un accord commercial presque conclu pour de simples raisons politiques. Carney a répondu : « Nous sommes prêts à nous asseoir à la table des négociations et à conclure un accord lorsque les Américains le seront. »
Il a ajouté : « Nous défendrons toujours les intérêts du Canada. » Il a aussi précisé qu’un accord avantageux pour le Canada et les États-Unis demeurait possible.
- Dans un autre article publié hier après-midi, CNBC mentionne que le vice-président des États-Unis, JD Vance, a déclaré que son gouvernement déployait d’importants efforts pour maintenir les taux d’intérêt aussi bas que possible. Il a toutefois ajouté qu’en matière d’abordabilité du logement, un peu d’aide de la Réserve fédérale serait la bienvenue.
Il a fait cette déclaration alors que le président de la Fed avait laissé entendre qu’une hausse des taux directeurs pourrait être envisagée afin de réduire l’inflation, qui dépasse toujours la cible de 2 %.
Vance a expliqué que si le président Donald Trump accordait autant d’importance aux taux d’intérêt, « c’est notamment parce qu’il souhaite que les Américains puissent se loger ». Il convient de rappeler que le président Trump a toujours été favorable à une baisse des taux directeurs, qu’il juge encore trop élevés.
- Dans une dépêche publiée hier soir, la BBC mentionnait que le vice-président américain, JD Vance, avait déclaré que les États-Unis enquêtaient pour déterminer si un missile avait touché un secteur résidentiel où se déroulait un mariage, causant la mort de quatre civils.
- Dans un article publié avant-hier, BFM Business explique que l’excédent commercial du Canada s’est contracté de 82 % en juillet, par rapport au mois précédent, avant même l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane, le 22 août. Il est passé de 4,2 milliards en juin à 769 millions de dollars canadiens en juillet.
Cette situation s’expliquerait par une baisse de 2,3 % des exportations et une hausse de 2,2 % des importations. Selon des experts interrogés par le média, l’écart devrait s’accentuer au cours des prochains mois.
- Dans un article publié hier sur Boursorama, l’agence Reuters explique que le président Donald Trump demandera aux Européens de rembourser les dépenses militaires engagées par son prédécesseur, Joe Biden, pour soutenir l’Ukraine.
Sur les réseaux sociaux, il a également réaffirmé que les stocks de missiles américains étaient suffisants, alors que plusieurs médias soutiennent le contraire. Le président Trump a déclaré : « Nous les gardons pour nous, mais les ventes aux alliés reprendront bientôt. »
- Au Québec, Radio-Canada rapportait hier que Charlevoix avait obtenu le statut de région périphérique. Ses producteurs agricoles pourront ainsi accéder à certains programmes gouvernementaux. Cette nouvelle politique, qui entraîne une révision de la cartographie, fait suite à des années d’efforts de l’UPA.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,3675 $ (-4 cents). Celui mars 27 a fermé à 5,5225 $ (-3 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 5,5975 $ (-3 ½ cents).
- Aux États-Unis, le Bureau of Labor Statistics mentionne que 162,000 emplois ont été créés en août dernier, soit 23,000 de plus que le mois précédent. Le taux de chômage est toutefois resté stable à 4,1 %, ce qui était conforme aux attentes des analystes. Comme l’expliquent des économistes, ces chiffres sont solides et justifient une hausse des taux d’intérêt qui pourrait survenir un peu plus tard au cours du mois.
- D’après Desjardins, le Canada a perdu 42,000 emplois au cours du mois dernier, alors que les analystes s’attendaient à une hausse de 15,000 emplois. Le taux de chômage était stable à 6,4 %.
Au Québec, la banque mentionne que 18,500 emplois ont été perdus au cours de la période, un résultat qui contraste avec ceux des trois derniers mois. Sur un an, le Québec a perdu 54,000 emplois, ce qui en fait la seule province à avoir enregistré un recul sur 12 mois. Le taux de chômage serait demeuré stable à 5,5 %.
- En France, FranceAgriMer (Céré'Obs) indique que, durant la semaine du 31 août dernier, la proportion des cultures de maïs classées dans les catégories « bon à excellent » est passée de 28 à 27 %. L’an passé, cette proportion était de 62 %. Par ailleurs, l’organisme précise que la récolte est achevée à 3 %. La détérioration des conditions de culture, jusqu’à des niveaux records, s’explique par la chaleur excessive et la sécheresse persistante durant la période de croissance.
L’Union européenne a d’ailleurs déployé une aide financière d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs durement touchés par les conditions météorologiques difficiles des derniers mois.
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire de la Commission canadienne des grains. Les exportations de maïs ont atteint 37,000 t au cours de la semaine du 30 août dernier, ce qui représentait une hausse notable par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières semaines.
Les stocks commerciaux ont été établis à 146,300 t, ce qui représentait une baisse de 10,41 % par rapport à la semaine précédente. Ceux des terminaux du Saint-Laurent ont été évalués à 48,600 t, soit une réduction hebdomadaire de 19,54 %. Les stocks des terminaux du Saint-Laurent étaient les plus élevés au Canada.
Analyse sommaire – Maïs
- La journée sur le marché du maïs américain, comme dans les autres secteurs, a été typique d’une veille de long week-end. Les spéculateurs ont profité de l’occasion pour ajuster ou fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- Les conditions météorologiques «difficiles» dans la plupart des régions du Midwest et dans une partie des Grandes Plaines ont néanmoins apporté un certain soutien aux différents cours.

Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 13,0975 $ (-6 ½ cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,2500 $ (-6 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 13,3025 $ (-6 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 26 a fini à 348,20 $ (-40 cents). Celui décembre 26 a clôturé à 355,10 $ (-40 cents). Celui janvier 27 a fermé à 358,00 $ (-10 cents).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat octobre 26 a terminé à 68,89 $ (-74 points). Celui décembre 26 a fini à 69,27 $ (-77 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 250,600 t de soya américain. Les destinations sont inconnues et les livraisons sont attendues en 2026/27.
- Aux États-Unis, le service GasBuddy indique que le prix du diesel a atteint hier un record de 5,82 USD le gallon, ce qui dépassait le précédent sommet de 5,819 USD établi le 7 juin 2022.
- Dans son rapport hebdomadaire, la Commission canadienne des grains estime que 58,300 t de canola ont été exportées, ce qui représentait une baisse de 50,64 % par rapport à la semaine précédente et de 55,46 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Les stocks commerciaux de canola ont été estimés à 572,100 t, ce qui constituait une baisse hebdomadaire de 5,38 %.
Les terminaux de Vancouver affichaient les stocks les plus élevés, à 140,600 t, malgré une réduction de 7,98 % par rapport à la semaine précédente. Les inventaires des terminaux du Saint-Laurent étaient de 300 t.
Pour le soya canadien, la Commission a évalué les exportations à 1,700 t, ce qui représentait une baisse de 82,1 % par rapport à la semaine précédente et de 59,04 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. L’organisme mentionne que les stocks commerciaux ont atteint 58,500 t, soit une réduction hebdomadaire de 14,35 %.
Les terminaux Bay & Lakes disposaient des inventaires les plus élevés au pays, à 27,400 t, ce qui représentait toutefois une baisse de 14,11 % par rapport à la semaine précédente. Pour les terminaux du Saint-Laurent, les stocks s’élevaient à 11,100 t, en hausse de 3,74 % sur une semaine.
Analyse sommaire – Soya
- La journée dans le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été consacrée à des manœuvres techniques propres à l’approche d’un long week-end : des spéculateurs ont profité de l’occasion pour ajuster ou fermer des positions, soit en achetant, soit en vendant des contrats.
- Les conditions météorologiques «difficiles» dans plusieurs régions du Midwest, et surtout des Plaines, ont apporté un certain soutien aux différents cours.
- L’annonce de ventes privées à l’exportation faite ce matin par l’USDA montre que l’intérêt pour le soya américain demeure présent.
Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,3400 $ (-20 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,4925 $ (-20 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,5675 $ (-21 cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 8,0225 $ (-13 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,1525 $ (-13 cents). Celui mai 27 a fermé à 8,1975 $ (-13 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,4500 $ (- 20 ½ cents). Celui mars 27 a fini à 7,6275 $ (-20 ¼ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,7300 $ (-19 ¾ cents).
- En Russie, l’agence de presse TASS, reprise par Bloomberg, rapporte que Steve Witkoff, diplomate américain, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, devraient se rendre à Moscou avant d’aller à Kiev ce week-end. Il convient de rappeler que les deux émissaires américains se sont souvent rendus à Moscou pour rencontrer l’entourage du président Vladimir Poutine, dans l’espoir de parvenir à la paix en Ukraine. Cet objectif était pratiquement hors d’atteinte au cours des derniers mois.
Toutefois, le président russe a précisé que l’Ukraine et la Russie devaient d’abord s’entendre, même si la Chine et les États-Unis ont offert leur aide. Par ailleurs, ce sera la première visite des deux émissaires américains à Kiev depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, en 2022.
- L’indice de la FAO portant sur les prix alimentaires mondiaux aurait augmenté de 1,9 % à 133,3 points le mois dernier, ce qui constituait un sommet depuis novembre 2022. Cette progression touche toutes les catégories de produits. Les prix du sucre ont enregistré la plus forte hausse : ils ont grimpé de 11,9 % pour atteindre un sommet inégalé depuis juin 2025.
La FAO mentionne également que les prix des produits laitiers ont augmenté de 2,3 % en raison de la hausse des prix du lait en poudre et du fromage. Quant aux grains, leurs prix ont progressé de 2,2%, atteignant un sommet depuis mai 2024. Ces augmentations s’expliquent notamment par les perspectives de récoltes moins abondantes dans certaines régions et par le conflit en mer Noire.
- Selon la Commission canadienne des grains, les exportations de blé canadien pour la semaine du 30 août dernier ont atteint 346,900 t, ce qui représentait une baisse de 32,18 % par rapport à la semaine précédente et de 23,32 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.
Les stocks commerciaux ont été établis à 2,367,200 t, soit une augmentation de 8,40 % par rapport à la semaine précédente. Les terminaux du Saint-Laurent disposaient des inventaires les plus élevés au pays, à 440,100 t, ce qui représentait une hausse hebdomadaire de 12,57 %. Venaient ensuite les terminaux de Vancouver, avec 358,100 t, en hausse de 31,41 % sur une semaine.
Analyse sommaire – Blé
- À l’instar du maïs et du soya américains, l’évolution des contrats de blé américain au cours des différentes séances était typique de l’approche d’un long week-end. Des spéculateurs ont profité de l’occasion pour ajuster ou fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- Le fait que le président russe, Vladimir Poutine, affirme qu’une paix avec l’Ukraine est toujours possible (voir la revue d’hier sur Grainwiz) continue de détendre les marchés du blé et d’attirer les vendeurs de contrats.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 212,95 $ (-1,35 $). Celui décembre 26 a fermé à 214,73 $ (-1,40 $). Celui février 27 a terminé à 216,58 $ (-1,15 $).
Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 320,15 $ (-95 cents). Celui novembre 26 a clôturé à 314,73 $ (-58 cents). Celui janvier 27 a fermé à 308,00 $ (+8 cents).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index augmentait de 0,53 % à 328,80 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a tenu deux encans en ligne aux États-Unis.
- Séquence un : aucune des 1,540 têtes offertes n’a trouvé preneur. Les secteurs concernés étaient le TX/OK/NM, le KS et le CO. Les prix de réserve variaient entre 222,00 et 223,00 $, tandis que les offres maximales allaient de 0,00 à 221,00 $.
- Séquence deux : il a vendu 451 têtes (122 génisses et 329 bouvillons) parmi les 1,540 têtes présentées en ligne. Les prix de vente moyens étaient de 222,00 $ pour les génisses et de 222,10 $ pour les bouvillons. Les ventes concernaient le secteur TX/OK/NM. Les prix de réserve se situaient entre 222,00 et 223,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 222,50 $.
- Cet après-midi, les valeurs des découpes de bœuf américain évoluaient en ordre contrasté, avec un écart Ch/Se réduit à 20,30 $. La découpe « Choice » a reculé de 0,73 $ à 376,17 $, tandis que la « Select » gagnait 5,15 $ à 355,87 $.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 97,000 têtes (-6,000 par rapport à la semaine précédente; -22,302 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 526,000 têtes (-16,000 par rapport à la semaine précédente; + 32,170 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 82,30 $ (-1,15 $). Celui décembre 26 a fermé à 72,48 $ (-1,45 $). Celui février 27 a terminé à 75,23 $ (-1,38 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,23 $ à 91,08 $.
- Cet après-midi, la valeur moyenne des découpes augmentait de 1,74 $ à 92,86 $. Dans le détail : longe -0,46 $ (88,82 $); fesse + 0,40 $ (113,36 $); épaule + 3,91 $ (68,42 $); côte + 2,63 $ (162,64 $); jambon -2,60 $ (73,04 $); flanc + 12,51 $ (134,36 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 424,000 têtes (+23,000 par rapport à la semaine précédente; -47,491 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,315 millions de têtes (-62,000 par rapport à la semaine précédente ; -2,429 sur un an).

Dollar canadien



