Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques évoluent peu à court terme dans la plupart des régions du Midwest et du reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours indique des possibilités de pluie dans certaines régions des Grands Lacs, comme le montre la carte ci-contre pour demain. Le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota pourraient être les plus touchés. Ailleurs, les averses pourraient être beaucoup plus limitées.
Le principal problème demeure les températures maximales dans l’ensemble du Midwest et du reste des Plaines américaines. Une chaleur excessive, comprise entre 32 et 42 °C, pourrait toucher la plupart des régions, notamment le centre des États-Unis.
Des États comme le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Missouri, l’Iowa et le Minnesota, entre autres, pourraient être particulièrement exposés à cette chaleur extrême, comme le montre la carte pour demain. En d’autres termes, un stress hydrique et thermique pourrait perturber les cultures de plusieurs régions concernées.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier soir, CNBC indiquait que le président Donald Trump avait déclaré que la reprise des hostilités dans le détroit d’Ormuz ne devrait pas durer très longtemps. Toujours selon le média, qui cite l’agence Reuters, des conseillers de la Maison-Blanche exercent des pressions afin d’éviter une escalade du conflit avant les élections de mi-mandat. Entre-temps, l’armée koweïtienne aurait subi des attaques de drones et de missiles en provenance de l’Iran.
Dans une dépêche, Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, explique que les Iraniens ont mené hier une riposte d’envergure contre des pays voisins. Téhéran a même juré de « briser » l’ennemi américain après les attaques meurtrières menées par les États-Unis en territoire iranien.
Par ailleurs, dans un autre article, CNBC mentionnait hier soir que le président Trump souhaite donner son nom au détroit d’Ormuz. De plus, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a affirmé que les exportations transitant par le détroit d’Ormuz avaient atteint un record en temps de guerre de 17 millions de barils de pétrole par jour.
Tard hier soir, vers 23 h 50, le prix du Brent reculait de 0,17 % à 95,47 USD le baril, tandis que celui du WTI perdait 0,01 % à 91,00 USD le baril.
- Dans un article publié hier, la BBC rapportait que la banque centrale néerlandaise (DNB) avait confirmé le retrait d’Amérique du Nord de réserves d’or valant des milliards d’USD afin de les confier à la Banque d’Angleterre. La DNB aurait transféré 86 t d’or en raison des tensions géopolitiques entre le Canada et les États-Unis.
Selon le président de la DNB, cette mesure était nécessaire pour renforcer la résilience du pays et sa préparation face à ce contexte commercial difficile. Les opérations de transfert se seraient déroulées entre mars et août derniers et auraient porté sur 27 t de lingots d’or.
- Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, a rapporté hier que le Venezuela a signé avec des multinationales des accords énergétiques qui devraient contribuer au redressement de l’économie vénézuélienne. Des sociétés comme Chevron (USA) et Eni (Italie) devraient étendre leurs activités dans le pays, tandis que GE Vernova (USA) participerait à la relance du secteur électrique vénézuélien.
Le secrétaire américain à l’Énergie, de passage à Caracas pour l’occasion, a souhaité paix et prospérité aux Vénézuéliens.
- Dans un article paru hier, l’agence Reuters mentionne qu’en Inde, les services de contrôle alimentaire enquêtent depuis quelques jours sur des produits destinés à l’exportation dont la date de péremption aurait été effacée. Des marchandises d’une valeur de 80,000 USD auraient été saisies. Toutefois, des militants réclamant des mesures gouvernementales plus strictes affirment que de nombreux produits échapperont malgré tout aux contrôles de qualité.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,4075 $ (- 2 ¾ cents). Celui mars 27 a fermé à 5,5600 $ (- 2 ¼ cents). Celui mai 27 a terminé à 5,6325 $ (- 2 cents).
- Durant la semaine du 27 août dernier, les ventes nettes à l’exportation de maïs américain 2025/26 ont été de -829,600 t. La Corée du Sud et l’Espagne ont été les principales acheteuses. Les projections des analystes se situaient entre -200,000 et 200,000 t.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation de maïs américain ont atteint 1,986,400 t. Le Mexique et le Japon ont été les plus grands acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 500,000 t et 1,6 Mt.
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire de l’US Drought Monitor. Au 1er septembre dernier, 28 % des secteurs consacrés à la culture du maïs se trouvaient en zone de sécheresse, soit une hausse d’un point par rapport à la semaine précédente et de 19 points sur un an.
- Dans une entrevue accordée à Bloomberg, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a mentionné que l’Union européenne cherche des solutions pour soutenir les exportations de grain ukrainien. Elle chercherait également à atténuer les répercussions financières que les conditions extrêmement chaudes et sèches persistantes imposent aux agriculteurs.
- Selon une firme privée, les agriculteurs américains auraient déjà vendu 29 % de leur récolte de maïs, comparativement à 15 % l’an passé.
- Argus prévoit que la récolte de maïs safrinha au Brésil pourrait reculer de 7,5 % en raison des facteurs météorologiques liés à El Niño. Au Mato Grosso seulement, l’IMEA abonde dans le même sens : l’organisme associé à cet État brésilien estime que la production de maïs safrinha pourrait diminuer de 8,1 %. Au Brésil, El Niño se traduit par une sécheresse persistante dans le nord et le centre, ainsi que par des précipitations excessives dans le sud.
- En Europe, les fournisseurs de grain fourrager ont indiqué hier avoir augmenté leurs importations de 37 % en raison de l’offre insuffisante de l’Union européenne. La sécheresse et les températures extrêmement élevées qui ont touché l’Europe seraient en cause.
- Les données mensuelles du Census Bureau ont été publiées aujourd’hui. Elles indiquent que 7,48 Mt de maïs américain ont été exportées en juillet dernier, un record pour ce mois. Ce volume représente une hausse de 22,6 % par rapport à la même période l’an passé, mais une baisse de 5,7 % comparativement à juin dernier.
Analyse sommaire – Maïs
- Des manœuvres essentiellement techniques ont eu lieu tout au long de la journée dans le secteur du maïs américain.
- Les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été satisfaisantes : elles ont apporté un certain soutien aux différents cours.
- Les conditions météorologiques toujours plus difficiles dans le centre des États-Unis, et même plus à l’est, ont continué de soutenir les cours du maïs américain.

Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 13,1625 $ (+ 6 cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,3150 $ (+ 6 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 13,3675 $ (+ 6 ¼ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 26 a fini à 348,60 $ (+ 5,70 $). Celui décembre 26 a clôturé à 355,50 $ (+ 5,90 $). Celui janvier 27 a fermé à 358,10 $ (+ 5,90 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat octobre 26 a terminé à 69,63 $ (- 101 points). Celui décembre 26 a fini à 70,04 $ (- 92 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 192,000 t de soya américain à destination de la Chine, pour livraison en 2026/27.
- Pour 2025/26, les ventes nettes à l’exportation de soya américain ont été de -94,200 t. L’Espagne et le Panama ont été les principaux acheteurs. Les prévisions des analystes se situaient entre -200,000 et 200,000 t. Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 1,948,400 t. La Chine et les destinations inconnues ont été les plus grandes acheteuses. Les anticipations des analystes se situaient entre 1,4 et 2,5 Mt.
Dans le cas du tourteau de soya américain 2025/26, les ventes nettes à l’exportation ont été de 29,400 t, un creux pour l’année commerciale. Elles ont reculé de 72 % par rapport à la semaine précédente et de 68 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. La Colombie et le Guatemala ont été les principales acheteuses.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 701,900 t. Les destinations inconnues et les Pays-Bas ont été les plus grands acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 110,000 et 125,000 t.
En ce qui concerne l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 ont été de 1,300 t. Le Canada et le Mexique ont été les acheteurs. Pour 2026/27, elles ont atteint 4,000 t, entièrement achetées par le Canada. Les projections des analystes se situaient entre 0 et 10,000 t.
- Selon l’US Drought Monitor, 30 % des régions consacrées à la culture du soya américain se trouvaient en zone de sécheresse, soit une hausse de deux points par rapport à la semaine précédente et de 14 points sur un an.
- À la suite de la rencontre du G20 en Caroline du Nord, qui s’est terminée mardi dernier, un désaccord opposait les Américains et les Chinois sur la nécessité d’une non-intervention gouvernementale dans les affaires commerciales. Les Chinois ont rejeté cette résolution, affirmant que de telles mesures nuiraient au bon fonctionnement des entreprises d’État.
- Aux États-Unis, le Census Bureau indique que 1,89 Mt de soya américain ont été exportées en juillet dernier, un sommet des quatre dernières années pour ce mois. Ce volume représente une hausse de 6,3 % sur un an, mais une baisse de 1,3 % comparativement à juin dernier.
Analyse sommaire – Soya
- Comme le maïs, le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des manœuvres techniques tout au long de la séance.
- La demande de soya américain demeure visiblement forte, comme en témoignent le rapport sur les ventes à l’exportation et l’annonce de ventes privées à l’exportation. La présence des acheteurs chinois rassure les spéculateurs actifs dans le soya américain.
- Les conditions météorologiques toujours difficiles dans le centre des États-Unis, et un peu plus à l’est, ont également fourni un solide soutien aux différents cours.

Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,5425 $ (- 19 ¾ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,7000 $ (- 20 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,7775 $ (- 21 cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,9850 $ (- 16 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 8,1550 $ (- 18 ¾ cents). Celui mars 27 a fermé à 8,2825 $ (- 19 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,6550 $ (- 16 ½ cents). Celui mars 27 a fini à 7,8300 $ (- 16 ½ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,9275 $ (- 16 ½ cents).
- Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation de blé américain ont atteint 313,500 t, en baisse de 22 % par rapport à la semaine précédente et de 7 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et les Philippines ont été les principaux acheteurs. Les anticipations des analystes se situaient entre 350,000 et 600,000 t.
- Selon l’US Drought Monitor, 82 % des secteurs consacrés à la culture du blé de printemps se trouvaient en zone de sécheresse, soit une hausse de deux points par rapport à la semaine précédente et de 69 points sur un an.
Dans le cas du blé d’hiver, 59 % des superficies se trouvaient en zone de sécheresse, soit une hausse de trois points par rapport à la semaine précédente et de 25 points sur un an.
- Apparemment, le président russe, Vladimir Poutine, a évoqué la possibilité d’une paix avec l’Ukraine, tout en soulignant que les négociations deviennent toujours plus difficiles après les attaques contre les navires commerciaux. Dans l’immédiat, aucune négociation n’est prévue entre les Russes et les Ukrainiens. Par contre, Poutine a salué la volonté des États-Unis et de la Chine, entre autres, de soutenir un règlement entre les deux parties.
- Des importateurs asiatiques se sont tournés vers les marchés australien et argentin pour s’approvisionner en blé. Les acheteurs cherchaient à remplacer les marchés de la mer Noire, devenus trop dangereux pour la navigation des navires céréaliers. De plus, plusieurs infrastructures portuaires sont inutilisables, ayant été détruites à la suite d’attaques russes ou ukrainiennes.
- En Australie, des experts du blé s’attendent à ce que la sécheresse s’installe sous l’effet de l’intensification d’El Niño.
- Dans le cadre d’un appel d’offres, l’Arabie saoudite recherche 535,000 t de blé. L’appel prendra fin vendredi.
- Les données du Census Bureau montrent que 1,65 Mt de blé américain ont été exportées en juillet dernier, soit une baisse de 27,5 % sur un an. Ce volume représente également un creux par rapport à la moyenne des quatre dernières années.
Analyse sommaire – Blé
- La forte baisse observée dans les différentes séances de blé américain s’explique surtout par la déclaration du président Poutine, qui soutient qu’une paix avec l’Ukraine demeure possible.
- Les résultats du rapport sur les ventes à l’exportation ont été mauvais pour le blé américain : ils ont encouragé les vendeurs de contrats.
- Le fort pourcentage des secteurs consacrés à la culture du blé de printemps américain qui se trouvent en zone de sécheresse apporte un soutien constant aux différents cours.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 214,30 $ (+ 4,13 $). Celui décembre 26 a fermé à 216,13 $ (+ 4,10 $). Celui février 27 a terminé à 217,73 $ (+ 3,73 $).
Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 321,10 $ (+ 6,73 $). Celui novembre 26 a clôturé à 315,30 $ (+ 6,95 $). Celui janvier 27 a fermé à 307,93 $ (+ 6,90 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,91 $ pour s’établir à 328,27 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 80 têtes (mixtes) parmi les 1,700 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Le prix moyen des transactions s’est établi à 343,00 $. Le secteur concerné par cette vente était l'IA. Les prix de réserve variaient entre 222,00 et 345,00 $. Les offres maximales se situaient entre 0,00 et 343,00 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf américain reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 26,18 $. La découpe « Choice » a perdu 1,88 $ pour s’établir à 376,90 $, tandis que la « Select » a baissé de 2,86 $ à 350,72 $.
- Pour 2026, les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain ont été de 12,900 t, en hausse de 41 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 2 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et Hong Kong ont été les principales acheteuses.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 105,000 têtes (stable par rapport à la semaine précédente; -16,477 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 412,000 têtes (-3,000 par rapport à la semaine précédente; + 43,966 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 83,45 $ (- 33 cents). Celui décembre 26 a fermé à 73,93 $ (- 40 cents). Celui février 27 a terminé à 76,60 $ (- 28 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index a gagné 0,27 $ pour s’établir à 90,85 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 1,49 $ pour s’établir à 88,03 $. Celui du porc vivant perdait 0,09 $ à 65,65 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 4,50 $ pour s’établir à 91,12 $. Dans le détail : longe -0,23 $ à 89,28 $; fesse -2,26 $ à 112,96 $; épaule -0,10 $ à 64,51 $; côte -3,18 $ à 160,01 $; jambon + 4,79 $ à 75,64 $; flanc -32,13 $ à 121,85 $.
- Pour 2026, les ventes nettes à l’exportation de porc américain auraient atteint 35,000 t, soit une baisse de 10 % par rapport à la semaine précédente, mais une hausse de 8 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et la Chine ont été les principaux acheteurs.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 467,000 têtes (-19,000 par rapport à la semaine précédente; -20,551 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,883 million de têtes (-18,000 par rapport à la semaine précédente; + 420,203 sur un an).

Dollar canadien


