Les marchés se réveillent avec un regain de tensions géopolitiques.
Au sommet de l'OTAN en Turquie, Donald Trump a multiplié les déclarations qui ravivent l'incertitude. Les faits marquants :
- Les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de frappes contre plus de 80 cibles militaires iraniennes, notamment des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des missiles antinavires et des dizaines d'embarcations des Gardiens de la Révolution. Washington affirme vouloir réduire la capacité de l'Iran à perturber la navigation dans le détroit d'Ormuz. Ces frappes interviennent après des attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, que les États-Unis attribuent à l'Iran. Cet incident remet en cause le fragile cessez-le-feu conclu il y a quelques semaines.
- En parallèle, Washington a révoqué la licence qui permettait temporairement à l'Iran d'exporter son pétrole, une importante concession accordée lors des négociations. Cette décision augmente la pression économique sur Téhéran.
- Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu était « terminé », tout en laissant entendre que des discussions diplomatiques pourraient éventuellement reprendre.
- L'Iran promet une « réponse écrasante » et accuse Washington d'agression. Des explosions ont également été signalées près de plusieurs installations stratégiques iraniennes, dont la région de Bandar Abbas et les environs de l'île de Kharg, principal terminal d'exportation pétrolière du pays.
- Trump s'en est également pris à plusieurs alliés de l'OTAN, notamment l'Espagne, qu'il accuse de ne pas soutenir suffisamment les opérations américaines et de ne pas respecter ses engagements militaires. Il est même allé jusqu'à demander l'arrêt des échanges commerciaux avec Madrid.
- Enfin, il a relancé son souhait de voir les États-Unis prendre le contrôle du Groenland, ajoutant une nouvelle source de friction avec les alliés européens.
Sur les marchés, la réaction est immédiate : le pétrole remonte fortement et une prime de risque géopolitique réapparaît. Pour l'instant, les investisseurs ne misent pas nécessairement sur une interruption majeure des approvisionnements (quoique…?), mais plutôt sur un retour de la volatilité, où chaque déclaration politique ou événement militaire peut rapidement faire varier les prix des matières premières.


Simon Briere | Stratège Principal
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