Calendrier économique // semaine écourtée du 26 mai
- Semaine écourtée après le congé du Memorial Day aux États-Unis
- Jeudi sera LA grosse journée macro avec PIB US, inflation PCE et dépenses des consommateurs
- Grande semaine pour les banques canadiennes — excellent baromètre du crédit et des ménages
On entre dans une semaine plus courte et un peu plus calme après le congé américain de lundi, mais le menu économique reste quand même très intéressant, surtout à partir de demain et jeudi. Comme souvent ces temps-ci, le marché continue de jongler avec les mêmes grandes questions : inflation, taux d’intérêt, ralentissement économique… et résilience du consommateur.
Côté corporatif, les banques canadiennes voleront la vedette cette semaine. Après plusieurs mois de taux élevés et de pression sur les ménages, leurs résultats agiront pratiquement comme un miroir de l’économie canadienne actuelle. Et jusqu’à maintenant, les résultats du secteur bancaire demeurent franchement solides. Les revenus d’intérêt restent élevés, les marchés financiers ont fortement rebondi et les actifs sous gestion continuent généralement de progresser. Les baisses de taux des dernier (quelques) trimestres semblent aussi tranquillement redonner un peu d’oxygène au système financier et au marché immobilier.
Le marché voudra maintenant voir si cette résilience peut durer, particulièrement du côté des pertes sur prêts, du crédit et de la santé financière des ménages canadiens.
MARDI, les marchés reprendront tranquillement leur rythme avec plusieurs données liées à l’immobilier américain et à la confiance des consommateurs. Les prix des maisons restent fascinants à surveiller dans un monde où les taux hypothécaires demeurent élevés, mais où l’offre immobilière reste relativement serrée. Le Consumer Confidence sera aussi très observé : malgré les taux élevés et le coût de la vie, le consommateur américain continue encore de soutenir une bonne partie de l’économie.
MERCREDI, l’ADP donnera un premier aperçu du marché de l’emploi avant les gros chiffres du début juin. Les marchés surveilleront aussi les stocks de pétrole API et les commentaires de plusieurs membres de la Fed, alors que le marché obligataire tente encore de comprendre si la banque centrale est réellement proche d’un pivot… ou non. Côté entreprises, BMO, Banque Scotia et Banque Nationale publieront leurs résultats. Les investisseurs surveilleront surtout l’évolution des pertes sur prêts, des marges d’intérêt et de la pression financière sur les ménages.
JEUDIsera clairement la journée la plus importante de la semaine. On aura pratiquement un condensé complet de l’économie américaine en une seule matinée : PIB, inflation PCE, revenus personnels, dépenses des consommateurs, commandes de biens durables et demandes de chômage. Le PCE restera évidemment au centre de l’attention puisqu’il s’agit de la mesure d’inflation préférée de la Réserve fédérale. Si les dépenses demeurent solides pendant que l’inflation reste collante, les marchés pourraient recommencer à craindre des taux élevés pour plus longtemps. Le rapport de stabilité financière de la Banque du Canada sera aussi intéressant dans un contexte où les ménages canadiens demeurent fortement endettés et très sensibles aux coûts d’emprunt. Jeudi sera aussi extrêmement chargé côté corporatif au Canada avec les résultats de RBC, TD et CIBC. Encore une fois, ces résultats agiront pratiquement comme un thermomètre de l’économie canadienne : consommation, crédit, immobilier, provisions pour pertes et santé des ménages… tout y passe.
VENDREDI, toute l’attention canadienne ira vers le PIB. Après plusieurs données mitigées récemment, ce chiffre pourrait devenir très important pour les attentes entourant les prochaines décisions de la Banque du Canada. Une économie plus faible ouvrirait davantage la porte à des baisses de taux… mais une croissance qui résiste compliquerait encore le travail des banques centrales. La Banque Laurentienne viendra compléter la semaine bancaire vendredi. Plus petite, mais souvent très révélatrice de certaines dynamiques plus régionales et du marché québécois.
Bref, même dans une semaine écourtée, le marché risque encore de revenir à la même question : est-ce qu’on assiste réellement à un ralentissement économique… ou simplement à une économie qui continue de survivre sous des taux élevés et un environnement géopolitique de plus en plus instable?
Bourse canadienne en territoire RECORD (TSX)

Simon Briere | Stratège Principal
Office: +1 514-218-6888
R.J. O'Brien & Associates Canada Inc | sbriere@rjobrien.com
1250 Boul René Lévesque Ouest | Bureau 4120 | Montréal | Québec H3B 4W8
Avertissement :
Le contenu et les opinions exprimés dans le présent commentaire sont uniquement ceux de l'auteur(s) et ne sont pas nécessairement partagés par R.J. O'Brien & Associés Canada Inc. Les données et observations présentées ici ne sont fournies qu'à titre informatif et ne doivent pas être interprétées comme une indication ou garantie de rendement futur des marchés concernés. Le risque de perte dans les contrats à terme ou les options sur marchandises peut être important et ne convient pas à tous les investisseurs. Contactez votre représentant de compte pour plus d'informations sur ces risques. Les informations et les opinions contenues dans le présent document proviennent de sources jugées fiables, mais ne sont pas garanties quant à leur exactitude ou leur exhaustivité. Veuillez examiner soigneusement votre situation financière avant de prendre des décisions de transaction. R.J. O'Brien & Associés Canada Inc. est membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI).
