Bonjour, jeudi 16 avril 2026
- S&P 500 franchi le cap des 7 000 points!
- Record historique … comme si de rien n’était
- Pétrole encore ferme malgré la guerre
- Le marché ne mise clairement pas sur le scénario catastrophe
Un chiffre : 7 000. La plus haute fermeture du SP500 de l’histoire.
Le S&P 500 vient de franchir ce cap symbolique malgré la guerre, malgré le pétrole plus élevé, malgré tout le bruit géopolitique autour d’Hormuz. Incroyable? Oui et non. Si les investisseurs croyaient réellement à un scénario de rupture, c’est-à-dire le détroit durablement paralysé, l’inflation qui repart, le choc économique plus large… on ne serait pas ici. On parlerait d’un S&P à 6 000, pas à 7 000. Le marché envoie donc un signal assez limpide comme quoi tout ce chaos est encore perçu comme temporaire. Le bruit est réel, le risque aussi, mais Wall Street continue de miser sur la capacité du système économique à absorber le choc et à passer au prochain trimestre sans trop de dommages. C’est presque fascinant : le pétrole monte, les manchettes de guerre défilent, et pourtant les indices restent à un souffle de nouveaux records. Comme si le marché connaissait déjà la fin du film.
Oui, l’économie américaine aide. Les résultats des banques, la consommation, les profits attendus… tout ça continue de soutenir le plancher fondamental. Parfois je me demande si les investisseurs ne montrent pas des signes d’insouciance ou d’invincibilité. À voir. J’me dis que les investisseurs ne sont pas aveugles, ils sont possiblement juste devenus beaucoup plus difficiles à ébranler.
Au fond, le S&P 500 à plus de 7 000 malgré la guerre et un pétrole encore ferme s’explique à mon avis par trois forces qui se superposent.
- D’abord, le marché ne croit tout simplement pas au scénario catastrophe : si Wall Street pensait réellement à une fermeture durable d’Hormuz, à un baril coincé entre 100 et 110$ et à un vrai choc inflationniste, on ne serait jamais sur un sommet historique à 7 022,95. Le message implicite est que la guerre est traitée comme un bruit temporaire, pas comme une rupture structurelle, et les investisseurs anticipent déjà une forme de normalisation avant même qu’elle soit officielle.
- Ensuite, il y a la résilience fondamentale de l’économie américaine. Les résultats des banques cette semaine continuent de montrer un consommateur qui tient encore, des pipelines de transactions et d’IPO qui repartent, et des profits S&P toujours attendus en hausse. Même avec un pétrole plus élevé, le marché semble conclure que la machine économique absorbe encore le choc, ce qui est très différent d’un marché qui se préparerait à une récession imminente.
- Enfin, la liquidité aide à stabiliser le tout, sans qu’on puisse parler de QE déguisé. La légère remontée des opérations repo et de la standing repo facility suggère effectivement un peu plus de graisse dans les rouages monétaires, mais davantage pour gérer les frictions de financement, les besoins de collatéral et la plomberie du système que pour relancer volontairement les actions. La Fed n’alimente pas directement le rallye, elle s’assure surtout que rien ne casse dans le tuyau — et pour Wall Street, c’est souvent largement suffisant.


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