Bonjour, Bonsoir ---
Breaking news : le marché efface rapidement une bonne partie de la prime de guerre après l’annonce surprise (bof, peut-être pas tant surprise après tout?) de Trump d’une suspension de deux semaines des frappes contre l’Iran, conditionnelle à l’ouverture immédiate et sécuritaire du détroit d’Hormuz.

La réaction est violente et sans équivoque : le pétrole s’effondre, les indices boursiers rebondissent fortement et la volatilité retombe. Le message du marché est simple : on retire le scénario du pire à très court terme. On ne parle pas encore de paix, mais clairement d’une fenêtre de négociation qui redonne de l’air aux actifs risqués et réduit le risque immédiat de choc inflationniste via l’énergie.

La structure du pétrole jusqu’en décembre est particulièrement révélatrice. La chute est massive sur le brut de mai (-16.8 %), encore très forte sur juin (-13.6 %), puis elle s’estompe progressivement jusqu’à environ -3.5 % sur décembre. En clair, le marché enlève la prime de risque des prochaines semaines, mais conserve encore une réserve de prudence sur le second semestre. Le front de courbe traite la trêve; l’arrière de courbe attend des preuves.
Et c’est probablement le point le plus important pour l’environnement macro-économique : un pétrole autour de 75 $ pour la deuxième moitié de l’année n’est pas particulièrement inquiétant sur le plan inflationniste. Oui, cela maintient une certaine pression sur l’essence, le diesel et certains intrants comme les fertilisants, mais on est loin d’un choc durable compatible avec un baril à 100 $ et plus sur plusieurs mois. En fait, la courbe nous dit que le marché n’a jamais réellement cru à un scénario de 100 $+ à long terme. La possibilité existait, bien sûr, surtout avec Hormuz comme point de friction, mais la prime conservée sur l’arrière de courbe suggère plutôt que ce risque était vu comme possible, mais de probabilité relativement faible. Le front de mois a traité la peur; la deuxième moitié de l’année, elle, est restée ancrée dans un régime de prix beaucoup plus gérable pour l’inflation globale.


La suite se jouera rapidement… peut-être, qui sait…. Dans deux semaines, soit la trêve est prolongée et la courbe peut encore se détendre, soit le risque remonte aussi vite qu’il a disparu aujourd’hui. Les prochains signaux à surveiller seront très concrets : circulation réelle des tankers dans Hormuz, évolution des coûts d’assurance maritime, ton diplomatique entre Washington et Téhéran, et surtout présence ou non d’incidents sur le terrain.
En résumé oui, le marché retire la prime d’apocalypse sur le court terme, mais garde une assurance sur la fin d’année tant que la diplomatie n’est pas validée par la logistique.
Bonne soirée
GO HABS GO…. 50e de COLE CAUFIELD ???!!!!!
Allez Allez Allez!

Simon Briere | Stratège Principal
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