Météo – États-Unis
- Dans l’ensemble, aucun changement ne se profile à court terme dans le Midwest et le reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours laisse entrevoir du temps sec dans le Midwest et le reste des Plaines (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Ces conditions demeurent propices à l’accélération des travaux aux champs, c’est-à-dire à la récolte et aux semis.
- De son côté, World Weather prévoit des averses au cours du week-end dans plusieurs régions productrices de blé d’hiver américain, ce qui devrait favoriser les semis. L’organisme précise toutefois que des précipitations supplémentaires pourraient être nécessaires.
- La NOAA, pour sa part, anticipe des températures supérieures aux normales saisonnières au cours des deux prochaines semaines. Elle indique également que des précipitations normales ou supérieures à la normale pourraient survenir dans l’ouest de la Corn Belt à plus ou moins long terme. Pour l’instant, l’organisme prévoit toutefois très peu de pluie dans ce secteur, ce qui devrait permettre d’accélérer les récoltes.
En bref, hier soir…
- Dans un article paru hier après-midi, CNBC rapportait que le président Donald Trump avait annoncé qu’il rencontrerait les présidents Poutine et Xi. Il a même critiqué le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, pour ses propos concernant Starlink (Starshield) et sur la décision de lever les sanctions imposées à la Russie.
De son côté, la BBC a interrogé Serhii Beskrestnov, un conseiller de Zelenskyy. Ce conseiller estime que plusieurs Ukrainiens sont morts parce que Kyiv ne reçoit toujours pas d’avertissements fiables de Starlink concernant les missiles russes. Il soutient également que les restrictions touchant le réseau Internet dont les militaires ont besoin restent en vigueur.
Par ailleurs, selon Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, a accusé hier Washington de retarder les livraisons de missiles intercepteurs à l’Ukraine.
- La BBC mentionnait hier soir que les bureaux de scrutin albertains restaient ouverts un peu plus longtemps en raison de retards à l’ouverture. Le média a également indiqué qu’un million de personnes avaient déjà voté par anticipation, soit 43 % des électeurs admissibles. Pendant le dépouillement, Reuters s’attendait à une défaite du mouvement séparatiste albertain.
Un article de BFM Business publié avant-hier expliquait que le PIB par habitant de l’Alberta dépassait de 50 % celui de la France. Cette province canadienne, riche en ressources naturelles, notamment en pétrole — le Western Canadian Select (WCS) —, serait convoitée par Trump.
Le média rappelle que le référendum vise à déterminer si l’Alberta devrait demeurer au sein du Canada ou amorcer un processus menant à l’indépendance. Selon les sondages qu’il cite, moins de 25 % des Albertains souhaiteraient la souveraineté de leur province.
Or, selon Le Journal de Montréal, vers la fin du dépouillement des votes hier, il était apparu que 76 % des électeurs avaient rejeté la possibilité d'un autre référendum pourtant sur la sécession de l'Alberta.
- Un article d’Oilprice publié hier expliquait pourquoi le pétrole canadien est souvent moins cher que le WTI (West Texas Intermediate). Le WCS est d’abord plus coûteux à produire parce qu’il est lourd, acide et riche en soufre, tandis que le WTI est plus léger et plus pur.
De plus, le pétrole canadien doit être acheminé vers des raffineries éloignées. Son transport serait aussi plus complexe en raison de sa lourdeur. Les producteurs canadiens sont donc contraints de le vendre à moindre prix pour attirer les acheteurs, qui se trouvent le plus souvent aux États-Unis.
Très tôt ce matin, vers 0 h 20, les cours du pétrole brut augmentaient. Le Brent gagnait 0,10 % pour atteindre 109,66 $ US le baril, tandis que le WTI progressait de 0,18 % pour s’établir à 103,85 $ US le baril. Ces hausses s’expliqueraient par les frappes des Houthis du Yémen, qui ont endommagé des aéroports saoudiens et des installations d’Aramco, la société pétrolière saoudienne.
- Dans un reportage que la BBC présentait hier sur les incendies de forêt en Indonésie, un journaliste sur place mentionnait que l’air sentait la terre brûlée. Ces feux provoquent toujours un brouillard de pollution qui touche également la Malaisie et Singapour.
- Un article de Radio-Canada publié hier indique que l’inflation canadienne a légèrement augmenté pour atteindre 3,1 % le mois dernier. Cette progression s’explique principalement par la hausse des prix du carburant, elle-même provoquée par les conflits au Moyen-Orient.
Statistique Canada aurait constaté que les prix de l’essence avaient augmenté de 27,8 % en septembre dernier. Selon Radio-Canada, l’indice canadien des prix à la consommation (IPC), hors essence, a augmenté de 2,2 % par rapport à l’an dernier et de 2,4 % par rapport au mois d’août.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 4,6200 $ (- 5 cents). Celui mars 27 a fermé à 4,7600 $ (- 4 ½ cents). Celui mai 27 a terminé à 4,8400 $ (- 4 ½ cents).
- De passage au Kansas dans le cadre des élections de mi-mandat, le président Donald Trump a promis une aide de 8 milliards de dollars aux agriculteurs confrontés à la hausse des prix du diesel. Dans un communiqué, l’USDA a confirmé qu’il puiserait dans les fonds de la Commodity Credit Corporation pour financer ce programme d’aide au carburant utilisé pour les récoltes (Harvest Fuel Relief Program).
Le communiqué précise que ce programme apporterait aux producteurs une aide proportionnelle qui devrait couvrir une partie des pertes subies durant la campagne agricole de 2026. Le montant dépendra notamment des superficies déclarées auprès de la FSA ainsi que des données de l’Economic Research Service et du WASDE sur les rendements et les prix.
- Michael Cordonnier, de Soybean & Corn Advisor, a relevé de 2 Mt son estimation de la production de maïs brésilien pour 2026-2027, la portant à 140 Mt, tout en conservant une perspective neutre pour l’avenir. Selon lui, les superficies consacrées au maïs brésilien sont en hausse et le début de la première récolte est encourageant dans le sud du pays.
- En France, l’Association générale des producteurs de maïs estime que la production pourrait diminuer de moitié cette année pour atteindre 7 Mt. Les superficies ensemencées seraient en baisse. La chaleur extrême et la sécheresse record qui affectent les rendements expliqueraient aussi une bonne partie de ce recul. Il s’agirait de la plus faible production depuis 1976.
Analyse sommaire – Maïs
- La journée sur le marché du maïs américain a été marquée par des ajustements techniques, le plus souvent à la baisse.
- Le rapport d’hier sur la progression des cultures était décevant, car il faisait état d’un retard par rapport à l’an passé. Les conditions de culture étaient également peu satisfaisantes, avec 56 % des cultures classées dans les catégories « bon à excellent », une proportion stable par rapport à la semaine précédente. Ce sont toutefois surtout les retards de récolte qui ont soutenu les différents contrats.
- La météo plutôt favorable dans le Midwest a montré qu’une accélération des récoltes est possible au cours des prochains jours.
- La possibilité que la production de maïs brésilien soit plus élevée cette année, comme le suggère Michael Cordonnier, a exercé une pression à la baisse sur le marché du maïs américain.
- En revanche, la production catastrophique de maïs français a tout de même soutenu les cours.

Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 12,4825 $ (- 5 ¼ cents). Celui janvier 27 a fermé à 12,6350 $ (- 5 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 12,7325 $ (- 4 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat décembre 26 a fini à 348,70 $ (- 6,10 $). Celui janvier 27 a clôturé à 347,50 $ (- 5,40 $). Celui mars 27 a fermé à 346,70 $ (- 4,10 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat décembre 26 a terminé à 66,73 $ (+ 4 points). Celui janvier 27 a fini à 66,91 $ (+ 8 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 612 000 t de soya américain à destination de la Chine, dont les livraisons sont prévues en 2026-2027.
- Michael Cordonnier a relevé de 2 Mt son estimation de la récolte de soya brésilien pour 2026-2027, la portant à 182 Mt. Il maintient toutefois une perspective neutre pour l’avenir et estime que le début de la saison est « satisfaisant ».
Cordonnier explique que les superficies consacrées au soya brésilien sont légèrement supérieures aux attentes. Selon lui, la hausse des prix observée au cours des derniers mois aurait favorisé cette expansion. Les superficies ensemencées devraient couvrir 49,3 millions d’hectares, contre 49,2 millions selon l’estimation précédente.
- Selon un média chinois, la Chine et les États-Unis mènent des négociations actives pour conclure des accords d’investissement avant la rencontre des présidents Donald Trump et Xi Jinping, qui aura lieu le mois prochain au sommet de l’APEC. Rappelons que les deux présidents avaient convenu de prolonger la trêve commerciale jusqu’au 10 janvier prochain.
Par ailleurs, Reuters rapporte que, selon les données des douanes chinoises, la Chine n’a importé que 11,88 Mt de soya en septembre dernier, ce qui représenterait une baisse de 7,7 % par rapport à l’an passé. Sur ce volume, 360 878 t provenaient des États-Unis.
Toutefois, de janvier à septembre dernier, les importations de soya américain ont chuté de 34 % par rapport à l’an dernier pour s’établir à 11,06 Mt. En revanche, les importations de soya brésilien auraient augmenté de 3,4 %, à 65,84 Mt.
Analyse sommaire – Soya
- Des ajustements techniques ont eu lieu sur le marché du soya américain et de ses produits dérivés.
- La perspective que les importations chinoises de soya puissent profiter davantage aux Brésiliens qu’aux Américains a pesé sur le marché du soya américain. Les spéculateurs ont donc ignoré les bonnes ventes privées à l’exportation annoncées ce matin.
- La récolte en cours dans le Midwest pèse toujours sur les cours des différents contrats, d’autant que la météo reste favorable à l’accélération des travaux aux champs.
- La récolte progresse à un bon rythme, comme l’indiquait le rapport d’hier sur la progression des cultures. Le retard n’était que d’un point par rapport à la moyenne des quatre dernières années.
- La possibilité d’une augmentation de la production de soya brésilien, évoquée par Michael Cordonnier, a freiné la hausse des cours.
Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 6,4325 $ (- 12 cents). Celui mars 27 a fermé à 6,5850 $ (- 11 ½ cents). Celui mai 27 a terminé à 6,6675 $ (- 10 cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 6,9100 $ (- 8 ½ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,0300 $ (- 8 ½ cents). Celui mai 27 a fermé à 7,0900 $ (- 7 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 6,6175 $ (- 8 ½ cents). Celui mars 27 a fini à 6,7900 $ (- 8 ¼ cents). Celui mai 27 a clôturé à 6,9150 $ (- 8 cents).
- Ce matin, les prix du pétrole brut étaient en hausse en raison d’un incident survenu dans le détroit d’Ormuz : des pétroliers auraient heurté des mines marines.
- En Russie, le syndicat des producteurs de grains soutient que, durant la première moitié d’octobre, seuls sept ports auraient reçu ou exporté du grain, comparativement à 35 habituellement. Le gouvernement russe a également annoncé une aide aux agriculteurs du pays. Les frappes ukrainiennes auraient largement contribué à cette situation.
- Selon la Commission européenne, les exportations de blé de l’Union européenne auraient atteint 8,5 Mt entre le 1er juillet et le 18 octobre dernier, soit un rythme identique à celui de l’an passé.
Analyse sommaire – Blé
- Des ajustements techniques ont eu lieu sur le marché du blé américain tout au long des séances d’aujourd’hui.
- La météo favorable dans la plupart des régions productrices de blé d’hiver américain laisse entrevoir une accélération possible des semis au cours des prochains jours.
- Les retards dans les semis de blé d’hiver américain, décrits dans le rapport d’hier sur la progression des cultures, ont tout de même soutenu les différents contrats.
- La possibilité que les exportations de blé de l’Union européenne progressent au même rythme que l’an passé a freiné la hausse des cours.
- Les tensions au Moyen-Orient, en Russie et en Ukraine soutiennent toujours les différents contrats de blé américain.
- L’augmentation des prix du pétrole brut exerce toujours une pression à la hausse sur les cours des matières premières, y compris ceux des grains, dont le blé.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain décembre 26 a clôturé à 230,18 $ (+ 2,15 $). Celui février 27 a fermé à 233,10 $ (+ 2,18 $). Celui avril 27 a terminé à 234,40 $ (+ 1,88 $).
Quant au veau américain, le contrat novembre 26 a fini à 346,30 $ (+ 2,38 $). Celui janvier 27 a clôturé à 342,63 $ (+ 2,70 $). Celui mars 27 a fermé à 338,75 $ (+ 3,03 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index perdait 1,29 $ pour s’établir à 342,16 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf était en hausse, l’écart Ch/Se s’élargissant à 11,76 $. La découpe « Choice » a gagné 1,72 $, à 373,30 $, tandis que la découpe « Select » a progressé de 1,63 $, à 361,54 $.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 112 000 têtes (+2 000 par rapport à la semaine précédente; -4 864 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 217 000 têtes (+1 000 par rapport à la semaine précédente; +9 862 sur un an).
Porc
Le contrat de porc américain décembre 26 a clôturé à 67,15 $ (+ 80 cents). Celui février 27 a fermé à 69,18 $ (+ 53 cents). Celui avril 27 a terminé à 73,85 $ (0,0).
- À la clôture, le CME Lean Hogs Index reculait de 0,79 $, à 73,40 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse baissait de 3,66 $, à 65,94 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,86 $, à 78,53 $. Dans le détail : longe -2,53 $ (79,82 $); fesse -2,56 $ (103,08 $); épaule +0,72 $ (64,68 $); côte -3,73 $ (144,31 $); jambon -1,58 $ (63,69 $); flanc +2,74 $ (89,67 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 493 000 têtes (-3 000 par rapport à la semaine précédente; +10 851 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 969 000 têtes (-12 000 par rapport à la semaine précédente; -829 sur un an).
