Météo – États-Unis
- De manière générale, les conditions météorologiques sont satisfaisantes à court terme dans la plupart des régions du Midwest et du reste des Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Weather) sur trois jours indique toutefois des risques de pluie, parfois forte, dans plusieurs régions du centre des États-Unis.
Comme l’indique la carte ci-contre pour le 2e jour, des précipitations pourraient toucher une bonne partie des Plaines, à l’exception de l’extrême nord et de l’extrême sud. Ce système d’averses pourrait également s’étendre plus à l’est, vers le Missouri, l’Iowa et plusieurs États autour des Grands Lacs.
Ces précipitations généralement temporaires pourraient ralentir les récoltes à plusieurs endroits. Dans l’ensemble, elles ne devraient toutefois pas causer de problèmes majeurs. Dans le sud des Plaines, elles pourraient même demeurer bénéfiques à la levée des semis de blé d’hiver.
En bref, hier soir…
- Dans un article paru hier soir, CNBC indique que la croissance mondiale pourrait ralentir moins que prévu en 2026. Selon le FMI, les effets de la guerre au Moyen-Orient pourraient être compensés par l’essor des investissements dans l’intelligence artificielle.
D’après l’organisme, la croissance mondiale pourrait atteindre 3,1 % en 2026, en baisse par rapport aux 3,5 % de 2025. L’inflation mondiale pourrait toutefois grimper à 4,7 % en 2026, puis reculer à 4,1 % en 2027. Les coûts de l’énergie expliqueraient cette hausse de l’inflation.
CNBC rapporte également que le FMI estime que le détroit d’Ormuz rouvrira vers mars 2027 et que les conditions reviendront à leur niveau d’avant-guerre au plus tard en octobre 2027.
- Toujours selon CNBC, le président Donald Trump défend l’accord sur le diesel qu’il a conclu avec les Russes, malgré les critiques des deux partis politiques américains. Il a déclaré : « J’ai fait le bon choix. »
D’après Oilprice, qui cite RFE/RL, des républicains de la Chambre des représentants tentent toutefois de bloquer l’accord de Trump sur le diesel russe. Des parlementaires américains des deux partis rappellent que cet accord compromet les sanctions imposées à la Russie.
L’article précise que les Européens s’opposent également à ces assouplissements qui, selon Trump, seront temporaires. Les analystes se demandent par ailleurs si le diesel russe suffira à faire baisser les prix du carburant dans leur ensemble.
Selon Reuters, qui cite des responsables américains, l’accord sur le diesel russe aurait pour objectif de ramener les Russes à la table des négociations avec les Ukrainiens.
- Dans un autre article publié très tôt ce matin par l’Agence France-Presse, citée par Boursorama, les autorités russes soutiennent que la Russie a fourni à l’Europe, depuis 2022, des hydrocarbures d’une valeur de 320 milliards de dollars américains, soit près de 286 milliards d’euros.
Ces livraisons auraient été effectuées malgré les sanctions imposées depuis le début de la guerre en Ukraine. Selon le vice-premier ministre russe, pour les seuls neuf premiers mois de 2026, la Russie aurait livré des hydrocarbures d’une valeur de 21,3 milliards de dollars américains, soit l’équivalent de 19 milliards d’euros.
- Par ailleurs, Reuters rapporte que Kyiv confirme que les Russes atteignent toujours leurs objectifs énergétiques, malgré l’annonce du cessez-le-feu énergétique faite par Donald Trump.
- D’après un article paru sur CNBC hier après-midi, la présidente de la Réserve fédérale de Cleveland, aux États-Unis, Beth Hammack, estime nécessaire de relever les taux directeurs par des ajustements modestes et relativement rapides. Cette mesure devrait, selon elle, empêcher qu’une mentalité inflationniste ne s’installe.
- Oilprice souligne qu’un gaz extrêmement rare, l’hélium-3, pourrait devenir un atout majeur pour le Canada, qui en est le principal producteur mondial. Ce type d’hélium non radioactif peut être utilisé dans divers domaines scientifiques. Il pourrait renforcer la position du pays dans les négociations avec les États-Unis, notamment en matière d’informatique quantique.
- Sur un autre sujet, Oilprice rapportait hier après-midi que, ces derniers mois, les coûts d’assurance du transport maritime en mer Noire sont passés de 200,000 à 2,5 millions de dollars américains. Cette hausse exerce une pression constante sur les prix du carburant.
L’article explique que le marché londonien de l’assurance maritime avait déjà renforcé ses exigences pour la navigation en mer Noire en septembre dernier. Ces exigences s’appliqueraient à plusieurs pays limitrophes. Liées à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, elles alourdissent considérablement les coûts de transport pour les expéditions de sept jours.
- Dans un article paru hier après-midi, Oilprice, qui citait Bloomberg, rapportait que le ministre de l’Énergie de l’Arabie saoudite, le prince Abdulaziz bin Salman, a tenu à rassurer sur la résilience énergétique du pays malgré les attaques des Houthis. Il a fait ces déclarations lors du Congrès mondial de l’énergie, tenu à Riyad.
- Dans une dépêche diffusée hier soir à Radio-Canada, il a été question d’une première neige en Alberta. Celle-ci aurait toutefois aussitôt fondu. Le média rappelle que le phénomène météorologique El Niño pourrait entraîner un hiver plus chaud dans l’Ouest canadien.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 4,8275 $ (- ¼ cent). Celui mars 27 a fermé à 4,9650 $ (- ¾ cent). Celui mai 27 a terminé à 5,0400 $ (- ½ cent).
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur les inspections à l’exportation pour la semaine du 8 octobre dernier. Celles de maïs ont totalisé 1,301,956 t, en baisse de 7,2 % par rapport à la semaine précédente et en hausse de 7,6 % sur un an. Le cumul annuel atteignait 8,447,216 t, soit 5,3 % de plus que l’an dernier. Les attentes des analystes se situaient entre 1,1 et 1,4 Mt.
- Dans son texte hebdomadaire, Michael Cordonnier (Soybean & Corn Advisor) ne cache pas son scepticisme quant au rendement du maïs américain estimé par l’USDA en octobre.
Il rappelle que le département a relevé son estimation du rendement du maïs américain de 2,7 bpa, à 181,2 bpa, alors que l’état des cultures se détériorait. Il pense que les estimations de production pourraient être révisées au cours des prochains mois. Il a donc ajusté sa propre estimation du rendement à 180,0 bpa.
- Au Brésil, AgRural mentionne que jeudi dernier, la première récolte de maïs était terminée à 44 % dans le centre-sud du pays (Mato Grosso).
- Selon l’UAC, le syndicat des agriculteurs ukrainiens, les exportations de maïs pour 2026/27 pourraient se situer entre 18 et 19 Mt, en baisse par rapport aux 22 Mt de 2025/26.
- En France, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire s’attend à ce que la récolte de maïs passe de 8,1 à 7,3 Mt, ce qui en ferait la plus faible production de la décennie.
- En Chine, le directeur de la recherche sur le marché à terme des grains de COFCO, Zhang Dalong, estime que les importations chinoises de maïs pour 2026/27 devraient atteindre 3,5 Mt, en baisse de 170,000 t par rapport à l’année dernière.
- En Russie, IKAR a abaissé sa prévision de production de maïs de 16,5 à 16,2 Mt.
- Lors d’appels d’offres, des importateurs sud-coréens auraient acquis 261,000 t de maïs.
- Le rapport hebdomadaire sur la progression des cultures américaines a été présenté cet après-midi, après la fermeture des marchés. L’USDA estime que dimanche dernier, 91 % des plants de maïs américain étaient matures, soit une hausse de 8 points par rapport à la semaine précédente et un niveau égal à la moyenne des quatre dernières années.
Par ailleurs, le département estime que la récolte était terminée à 33 %, soit une progression de 10 points par rapport à la semaine précédente et un retard de 6 points sur la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, l’USDA indique que la proportion des cultures classées « bon à excellent » est passée de 54 à 56 %.
Analyse sommaire – Maïs
- Les faibles variations observées aujourd’hui sur le marché du maïs américain indiquent que la séance a été essentiellement consacrée à des manœuvres techniques.
- Le rapport sur les inspections à l’exportation a été plutôt favorable et a apporté un certain soutien aux différents contrats.
- La contraction possible de la demande chinoise de maïs pour 2026/27, décrite par un responsable de COFCO en Chine, a freiné la hausse des cours.
- Les récoltes en cours ont également limité la hausse des cours en augmentant les quantités de grain immédiatement disponibles.
Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 12,8375 $ (- 4 cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,0000 $ (- 4 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 13,0850 $ (- 6 cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat décembre 26 a fini à 363,20 $ (- 5,50 $). Celui janvier 27 a clôturé à 360,80 $ (- 4,80 $). Celui mars 27 a fermé à 358,70 $ (- 3,60 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat décembre 26 a terminé à 67,67 $ (- 63 points). Celui janvier 27 a fini à 68,27 $ (- 56 points).
- Les inspections à l’exportation de soya américain ont totalisé 1,096,555 t, en baisse de 8,6 % par rapport à la semaine précédente et en hausse de 7,2 % sur un an. Le cumul annuel atteignait 5,144,834 t, soit 26,6 % de plus que l’an dernier. Les prévisions des analystes se situaient entre 1,2 et 1,5 Mt.
- Michael Cordonnier juge raisonnable le rendement de 53,1 bpa estimé par l’USDA pour le soya américain de 2026/27.
Cordonnier prévoit également une production de soya brésilien de 180,0 Mt et conserve un biais neutre pour l’avenir.
Par ailleurs, il anticipe une production de soya argentin de 54 Mt et maintient un biais neutre pour l’avenir. Mais les semis de soya en Argentine n’ont pas encore commencé.
- Selon les autorités brésiliennes, les semis de soya progressent rapidement et atteignent 19,7 %, contre une moyenne de 11,5 % pour les cinq dernières années. Ils sont terminés à 33,2 % au Mato Grosso et à 36 % au Paraná. Les averses se poursuivent dans le sud du Brésil sans causer de problèmes majeurs.
- En Chine, la société d’État Sinograin aurait vendu 209,904 t de soya sur le marché local, soit seulement 40,5 % du volume offert.
- Dans son rapport hebdomadaire sur la progression des cultures, l’USDA estime qu’hier, 92 % des plants de soya américain avaient atteint le stade de la chute des feuilles. Il s’agissait d’une progression de 7 points par rapport à la semaine précédente et d’un retard de 2 points sur la moyenne des quatre dernières années.
Le département a également signalé que la récolte de soya américain était terminée à 46 %, soit une progression de 21 points par rapport à la semaine précédente et un retard de 4 points sur la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, l’USDA indique que la proportion des cultures classées « bon à excellent » est demeurée stable par rapport à la semaine précédente, à 57 %.
Analyse sommaire – Soya
- À l’instar du maïs et du blé, le marché du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des manœuvres essentiellement techniques.
- Le rapport sur les inspections à l’exportation a été satisfaisant, d’autant plus que le cumul annuel est supérieur à celui de l’an passé. Ses données ont apporté un certain soutien aux différents contrats.
- Toutefois, les ventes décevantes de Sinograin en Chine laissent penser que la demande intérieure pourrait encore diminuer au cours des prochaines semaines.
- La récolte de soya américain en cours freine la hausse des contrats.
Blé
À Chicago, le contrat décembre 26 a clôturé à 6,6925 $ (- 3 cents). Celui mars 27 a fermé à 6,8325 $ (- 2 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 6,8975 $ (- 2 ½ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 7,1225 $ (- 3 cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,2500 $ (- 3 cents). Celui mai 27 a fermé à 7,3075 $ (- 2 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 6,9400 $ (- 2 ¼ cents). Celui mars 27 a fini à 7,1150 $ (- 2 ¼ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,2275 $ (- 2 ¼ cents).
- Les inspections à l’exportation de blé américain ont totalisé 304,660 t, en hausse de 0,7 % par rapport à la semaine précédente et en baisse de 31,9 % sur un an. Le cumul annuel atteignait 6,976,666 t, soit 34,9 % de moins que l’an dernier. Les prévisions des analystes se situaient entre 250,000 et 450,000 t.
- En Ukraine, l’UAC mentionne que les exportations de blé pour 2026/27 ne devraient pas dépasser 11 Mt, soit une baisse de 3 Mt par rapport à l’année commerciale précédente.
- En mer Noire, les hostilités ont repris après que la Russie a rejeté le dernier cessez-le-feu. En Ukraine, un deuxième navire à destination de la Bulgarie a été coulé par des drones russes dans le port de Mykolaiv.
- Le ministère français de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire estime la récolte de blé français de 2026 à 31,5 Mt, en baisse de 200,000 t par rapport à sa prévision du mois dernier.
- En Australie, des pluies bénéfiques sont tombées dans plusieurs secteurs. Toutefois, la production de blé devrait reculer de 13,3 % par rapport à l’an passé, moment où la récolte avait été abondante.
- Dans son rapport hebdomadaire sur la progression des cultures américaines, l’USDA mentionne qu’hier, les semis de blé d’hiver étaient terminés à 51 %, soit une progression de 15 points par rapport à la semaine précédente et un retard de 7 points sur la moyenne des quatre dernières années.
De plus, le département a estimé que 27 % des plants de blé d’hiver américain avaient levé, soit une progression de 11 points par rapport à la semaine précédente et un retard de 5 points sur la moyenne des quatre dernières années.
Du côté de l’humidité des sols, l’USDA indique que la proportion classée dans les catégories « adéquate à excédentaire » est passée de 56 % à 57 %.
Analyse sommaire – Blé
- Des manœuvres essentiellement techniques ont marqué le marché du blé américain, comme ceux du maïs et du soya.
- Les données du rapport sur les inspections à l’exportation ont été décevantes, même si elles se situaient dans la fourchette des attentes des analystes. Le cumul annuel demeure inférieur à celui de l’an passé.
- Les conflits persistants au Moyen-Orient et en mer Noire continuent de soutenir les différents contrats.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain décembre 26 a clôturé à 226,38 $ (- 23 cents). Celui février 27 a fermé à 228,58 $ (- 1,00 $). Celui avril 27 a terminé à 229,93 $ (- 1,00 $).
Quant au veau américain, le contrat novembre 26 a fini à 341,03 $ (- 8 cents). Celui janvier 27 a clôturé à 335,85 $ (+ 10 cents). Celui mars 27 a fermé à 331,30 $ (- 20 cents).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index augmentait de 2,85 $ à 341,47 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 21,48 $. La découpe « Choice » a perdu 0,41 $, à 375,15 $, et la découpe « Select » a régressé de 0,46 $, à 353,67 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 110,000 têtes (stables par rapport à la semaine précédente; -13,055 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 216,000 têtes (+ 4,000 par rapport à la semaine précédente; -10,636 sur un an).
Porc
Le contrat de porc américain décembre 26 a clôturé à 68,03 $ (- 35 cents). Celui février 27 a fermé à 69,60 $ (- 70 cents). Celui avril 27 a terminé à 74,15 $ (- 93 cents).
- À la fermeture, le CME Lean Hogs Index perdait 1,10 $ à 76,51 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse régressait de 0,76 $ à 70,26 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 2,29 $ à 80,68 $. Dans le détail : longe -2,66 $ (81,05 $); fesse -4,23 $ (106,30 $); épaule -1,63 $ (63,94 $); côte + 0,26 $ (150,30 $); jambon -6,99 $ (65,63 $); flanc + 3,47 $ (94,80 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 496,000 têtes (+ 2,000 par rapport à la semaine précédente; + 3,572 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 981,000 têtes (-6,000 par rapport à la semaine précédente; + 8,602 sur un an).
