Météo – États-Unis
- Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques évoluent quelque peu à court terme dans le Midwest et le reste des Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur 3 jours indique que des pluies ne sont possibles que dans les régions des Grands Lacs, soit du Michigan au Wisconsin et un peu plus à l’ouest (voir notamment la carte de demain ci-contre). Ailleurs, un temps ensoleillé pourrait persister dans plusieurs secteurs du Midwest et du reste des Plaines américaines.
Un problème subsiste toutefois : des températures extrêmes sont prévues dans une grande partie du centre et de l’est des États-Unis. La chaleur pourrait être très intense dans la plupart des régions des Plaines américaines, et même plus à l’est, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre. Le thermomètre pourrait osciller entre 32 et 42 °C. Par conséquent, un stress hydrique et thermique pourrait persister dans plusieurs secteurs.
- Pour sa part, la NOAA indiquait que des orages et des pluies plus ou moins abondantes pouvaient survenir aujourd’hui dans le nord du Midwest et des Plaines américaines. L’organisme prévoyait également des précipitations et de violents orages plus tard cette semaine dans la région du fleuve Mississippi et ses alentours.
En bref, hier soir
- Dans un article diffusé hier après-midi par CNBC, le premier ministre canadien, Mark Carney, a vivement critiqué l’administration Trump pour ses moqueries et ses attaques personnelles dans le contexte du conflit commercial entre le Canada et les États-Unis. Il a rappelé que des responsables américains s’étaient moqués de l’armée canadienne et du lac Ontario, rebaptisé « lac América » par les Américains.
Le premier ministre a déclaré qu’il était toujours possible de conclure avec les États-Unis un accord commercial mutuellement avantageux qui respecte la souveraineté canadienne, notamment en faisant la promotion de la culture québécoise et de la langue française. Il a précisé que des négociations commerciales pourraient avoir lieu lorsque les Américains cesseraient leurs moqueries ou leurs menaces et prendraient les discussions au sérieux.
- Dans un autre article paru hier soir, CNBC indiquait que la croissance économique de l’Australie s’était établie à 2,1 % au deuxième trimestre, dépassant les attentes des analystes. Selon le média, qui cite Reuters, les économistes interrogés tablaient sur une croissance de 1,8 %. Ils ont toutefois rappelé que l’économie australienne avait progressé de 2,5 % au premier trimestre.
En raison du conflit au Moyen-Orient, le Bureau australien des statistiques explique que les ménages accordent davantage d’attention à leurs dépenses de carburant et auraient réduit leurs déplacements à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’étranger. Les chiffres du PIB indiquent que l’économie australienne n’a progressé que de 0,4 % au deuxième trimestre, dépassant néanmoins les attentes des économistes, qui tablaient sur 0,3 %. Cette croissance permettra à la Banque de réserve d’Australie de resserrer sa politique monétaire afin de contrôler l’inflation.
- Il y a quelque temps, les États-Unis et le Venezuela ont signé des ententes portant sur l’exploitation pétrolière vénézuélienne. Selon la BBC, ces accords concernaient 65 milliards de barils de pétrole brut, une annonce qui a surpris des analystes et attisé la colère de plusieurs Vénézuéliens, lesquels qualifient ce geste de colonialisme.
- Toujours selon la BBC, Apple a renommé hier soir le lac Ontario « lac America ». L’entreprise a pris cette décision pour se conformer au décret présidentiel, emboîtant ainsi le pas à son rival Google, qui avait fait de même dans Google Maps. Reuters a toutefois noté que la majorité des Américains s’opposent à la nouvelle politique tarifaire concernant le Canada, tout comme à l’appellation « lac America » donnée au lac Ontario.
- Dans une dépêche publiée tard hier soir, Reuters a indiqué que les coûts d’emprunt des gouvernements avaient de nouveau augmenté, accentuant la pression sur les législateurs à l’échelle mondiale. L’agence explique que plusieurs économistes craignent une hausse de l’inflation mondiale en raison du gonflement des dettes publiques. Ils soulignent que la pression continue de s’accentuer sur les consommateurs et les entreprises de plusieurs pays.
- Selon un article publié hier sur ABCBourse, l’inflation a atteint 3,3 % dans la zone euro, ce qui signifie que la Banque centrale européenne pourrait devoir relever ses taux directeurs dès la semaine prochaine.
- Un article publié sur Boursorama, qui s’appuie sur celui de l’Agence France-Presse, explique que les Américains ont soutenu jusqu’au bout la présence des Russes à la rencontre du G20 tenue en Caroline du Nord. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré : « Malgré la réticence de certains Européens, il est nécessaire de discuter avec tout le monde pour mettre fin à cet horrible conflit entre la Russie et l’Ukraine. »
- Un article paru hier sur Oilprice avance que les Ukrainiens et les Américains préparent la visite d’une délégation américaine à Kiev. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a été informé par des envoyés spéciaux de l’administration Trump de l’envoi d’émissaires américains sur le terrain. Oilprice indique que la diplomatie ukrainienne demeure active.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,4350 $ (-2 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 5,5825 $ (-2 cents). Celui mai 27 a terminé à 5,6525 $ (-1 ½ cent).
- Reuters rapporte que la secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, a déclaré au Farm Progress Show 2026 que son département collaborait avec la NASA afin de moderniser l’imagerie satellite utilisée pour estimer les rendements potentiels et les superficies cultivées.
- Bloomberg mentionne que les prix du diesel américain avaient atteint un sommet en avril dernier, durant la première phase de la guerre en Iran. Le média soutient que l’inflation exerce une pression toujours plus forte sur les prix du carburant aux États-Unis.
- En Allemagne, la production de tous les types de grains devrait reculer de 7,3 % en 2026. C’est du moins ce qu’indique le ministère de l’Agriculture. La chaleur extrême et la sécheresse observées tout au long de l’été seraient en cause. L’Allemagne est le deuxième producteur de grain de l’Union européenne après la France.
- Selon les autorités ukrainiennes, les exportations de produits alimentaires ont reculé de 41,5 % depuis juillet dernier.
- Un sondage mené par Allendale indique que les agriculteurs américains estiment le rendement du maïs à 178,7 bu/acre et la production à 15,833 milliards de boisseaux.
- Le rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain a été publié aujourd’hui. La production moyenne se serait établie à 1,110 barils par jour, en baisse de 0,2 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 3,3 % par rapport à l’an passé.
Quant aux stocks d’éthanol américain, ils se seraient établis à 25,035 millions de barils, en baisse de 0,7 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 11 % comparativement à l’an dernier.
Les exportations se seraient établies à 104,000 barils par jour, en baisse de 36 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 16,9 % comparativement à la même période l’an passé.
Enfin, l’EIA indique que l’apport d’éthanol américain dans l’essence s’est accru de 1,8 % par rapport à la semaine précédente, à 940,000 barils par jour. Il s’agissait également d’une hausse de 2,7 % comparativement à l’an dernier.
- Pour demain, les analystes interrogés par Reuters anticipent des ventes à l’exportation de maïs américain de l’ancienne récolte comprises entre -200,000 et 200,000 t. Pour la nouvelle récolte, les attentes se situent entre 500,000 t et 1,6 Mt.
Analyse sommaire – Maïs
- Des manœuvres essentiellement techniques ont dominé les échanges dans le secteur du maïs américain tout au long de la séance.
- Les conditions météorologiques plus difficiles à court terme dans une grande partie du Midwest et du reste des Plaines américaines continuent de soutenir les différents cours.
- Le rapport sur l’éthanol américain a été correct, sans plus : il n’a pas donné de direction claire au marché.

Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 13,1025 $ (-7 ½ cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,2500 $ (-7 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 13,3050 $ (-6 ¾ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 26 a fini à 342,90 $ (-2,80 $). Celui décembre 26 a clôturé à 349,60 $ (-3,00 $). Celui janvier 27 a fermé à 352,20 $ (-2,60 $).
Du côté de l’huile de soya, le contrat octobre 26 a terminé à 70,64 $ (-181 points). Celui décembre 26 a fini à 70,96 $ (-167 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 202,000 t de soya américain. La Chine en était la destination et les livraisons sont prévues en 2026/27.
- Pour demain, les analystes interrogés par Reuters prévoient des ventes à l’exportation de soya américain de la récolte 2025/26 comprises entre -200,000 et 200,000 t. Pour 2026/27, les attentes se situent entre 1,4 et 2,5 Mt. Ils estiment également que les ventes à l’exportation de tourteau de soya pourraient se situer entre 110,000 et 125,000 t. Enfin, celles d’huile de soya américaine devraient se situer entre 0 et 10,000 t.
- Le sondage d’Allendale indique que les producteurs prévoient, pour la récolte de 2026, un rendement de 52,6 bu/acre et une production de 4,515 milliards de boisseaux.
Analyse sommaire – Soya
- Dans l’ensemble, la séance dans le soya américain et ses produits dérivés a été dominée par des manœuvres techniques et des prises de profit.
- Les conditions météorologiques, toujours plus difficiles à court terme dans le Midwest et le reste des Grandes Plaines, ont soutenu les différents cours.
- La demande de soya américain demeure solide, comme le montrent les ventes privées à l’exportation annoncées ce matin. Cet élément a également soutenu les différents cours.
- Publiées hier, les données du rapport mensuel Fats & Oils ont été bien accueillies, puisqu’elles ont dépassé les attentes. La trituration était plus élevée que l’an passé, alors que les analystes en prévoyaient une moins importante. Les stocks d’huile se sont aussi révélés inférieurs aux prévisions (voir la revue des marchés d’hier sur Grainwiz).
Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,7400 $ (-8 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,9075 $ (-6 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,9875 $ (-4 ½ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 8,3425 $ (-11 cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,4775 $ (-10 ¾ cents). Celui mai 27 a fermé à 8,5325 $ (-8 ¾ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,8200 $ (+5 ¼ cents). Celui mars 27 a fini à 7,9950 $ (+5 ¼ cents). Celui mai 27 a clôturé à 8,0925 $ (+5 ¼ cents).
- Bloomberg rapporte que les hostilités dans le détroit d’Ormuz se poursuivent entre les Américains et les Iraniens. Ces derniers accusent les Américains d’avoir bombardé des civils dans un secteur résidentiel. Pour leur part, les Américains indiquent, par l’intermédiaire du Centcom, avoir visé des stations radar et des installations de pose de mines sur la côte sud.
- D’après le syndicat des producteurs agricoles ukrainiens, les ports en eau profonde du pays devraient rester fermés jusqu’à la période de décembre/janvier.
- Les autorités russes ont interdit les exportations de grains jusqu’à la fin de 2026.
- Concernant les ventes à l’exportation, les analystes interrogés par Reuters indiquent que celles de blé américain pour 2026/27 pourraient se situer entre 350,000 et 600,000 t.
Analyse sommaire – Blé
- À l’instar de ceux du maïs et du soya américains, les marchés du blé américain ont été dominés par des manœuvres essentiellement techniques.
- Les tensions géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine, qui réduisent l’offre en provenance de la mer Noire, continuent de soutenir les différents cours.
- Les conditions météorologiques difficiles en Europe, marquées par la chaleur et la sécheresse durant une bonne partie de l’été, soutiennent la hausse des cours du blé.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 2026 a clôturé à 210,18 $ (-1,90 $). Celui décembre 26 a fermé à 212,03 $ (-1,35 $). Celui février 27 a terminé à 214,00 $ (-93 cents).
Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 314,38 $ (-1,03 $). Celui novembre 26 a clôturé à 308,35 $ (-18 cents). Celui janvier 27 a fermé à 301,03 $ (+ 23 cents).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index progressait de 0,04 $ à 329,18 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,700 têtes proposées en ligne aux États-Unis. Les secteurs visés par cette tentative étaient le TX/OK/NM, le KS, l’IA et le CO. Les prix de réserve variaient de 222,00 à 345,00 $, tandis que les offres maximales allaient de 0,00 à 340,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf américain reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 25,20 $. La découpe « Choice » a perdu 0,97 $ à 378,78 $, tandis que la découpe « Select » a régressé de 6,87 $ à 353,58 $.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 100,000 têtes (-5,000 par rapport à la semaine précédente; -22,000 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 307,000 têtes (-3,000 par rapport à la semaine précédente; -60,443 sur un an).

Porc
Le contrat porc octobre 26 a clôturé à 83,78 $ (+13 cents). Celui décembre 26 a fermé à 74,33 $ (+33 cents). Celui février 27 a terminé à 76,88 $ (+60 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index perdait 0,28 $ à 90,58 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 2,11 $ à 89,52 $. Quant au prix du porc vivant, il s’affichait à 65,74 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 2,28 $ à 95,62 $. Dans le détail : longe +0,49 $ (89,51 $); fesse -1,82 $ (115,22 $); épaule -1,76 $ (64,61 $); côte -2,80 $ (163,19 $); jambon -3,02 $ (70,85 $); flanc -7,57 $ (153,98 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 476,000 têtes (stables par rapport à la semaine précédente; -13,514 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,416 million de têtes (+1,000 par rapport à la semaine précédente; +440,754 sur un an).

Dollar canadien



