Météo – États-Unis
- Globalement, les prévisions météorologiques indiquent peu de changements à court terme pour la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines. L’analyse des cartes GEFS ou GFS (World Ag Weather) sur trois jours révèle essentiellement un temps ensoleillé sur l’ensemble des territoires concernés. Toutefois, des précipitations plus ou moins abondantes pourraient avoir lieu entre le Wisconsin et le Dakota du Sud, en passant par le Minnesota (voir la carte pour demain ci-contre). Autrement, le temps sec pourrait persister.
Pour les températures, la chaleur excessive pourrait perdurer dans la plupart des régions des Grandes Plaines. Celle-ci pourrait même toucher plusieurs secteurs du Missouri et de l’Iowa, plus à l’est, comme le montre cette carte du 3e jour ci-contre. Dans ces régions, les différentes cultures pourraient subir un stress hydrique et thermique toujours plus important.
- De son côté, à partir d’aujourd’hui, la NOAA prévoyait des précipitations dans certaines parties de l’Ouest américain (Grand Bassin), jusque dans le nord des Grandes Plaines, de la fin de l’après-midi jusqu’en soirée. Les pluies pourraient se poursuivre demain. Ces averses liées à la mousson pourraient même s’accompagner d’orages. Ce système pourrait surtout se concentrer dans le sud-ouest des États-Unis, de la fin de la journée aujourd’hui jusqu’à demain soir. Des pluies sont également attendues dans la vallée du Mississippi et, plus au nord, dans le secteur des Grands Lacs.
En bref, hier soir…
- Paru tard hier soir, un article de CNBC indique que le président américain a menacé d’imposer des sanctions aux banques chinoises si la Chine ne collaborait pas à l’isolement économique de l’Iran. Il aurait fait cette annonce à Fox News. Donald Trump a également confirmé que le président chinois, Xi Jinping, viendra à Washington vers la fin du mois prochain.
CNBC explique que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait averti lundi que les banques chinoises pourraient être prises pour cible si elles servaient à convertir les revenus tirés du pétrole iranien en capitaux. De leur côté, les autorités chinoises demeurent plus réservées face à la menace de sanctions « secondaires » que leur pays pourrait subir s’il ne se conforme pas aux exigences de l’administration Trump concernant l’économie iranienne.
Pour l’instant, les Américains et les Chinois préparent la visite de Xi à Washington, notamment au moyen de pourparlers entre les deux parties. En fait, peu d’informations sur les sanctions économiques imposées par les Américains sont disponibles à ce jour. Les Chinois semblent plutôt considérer ces avertissements comme de simples exercices de communication.
- Dans un autre article paru hier soir, CNBC rapporte que les Iraniens ont conditionné la réouverture du détroit d’Ormuz à trois exigences : l’arrêt des hostilités à Gaza, le retrait d’Israël du Liban et la fin des attaques en Syrie. Toutefois, le président Donald Trump dit n’avoir aucune intention de revenir à l’accord conclu avec les Iraniens en juin dernier.
- De son côté, l’agence Reuters a annoncé hier soir que le président Donald Trump a rebaptisé le lac Ontario en « lac Amérique ». Il a fait cette déclaration alors que le conflit commercial avec le Canada est loin d’être terminé.
Comme l’explique Radio-Canada, il a pris cette décision en représailles aux contre-tarifs imposés par les autorités canadiennes. D’après la BBC, le décret signé par le président est officiel et entre en vigueur immédiatement. Il a donné au département de l’Intérieur 30 jours pour mettre à jour le nom du lac.
Pour sa part, le premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré en substance que le nom du lac est antérieur à la Déclaration d’indépendance des États-Unis et que l’appellation « lac Ontario » demeure valide aujourd’hui et le restera toujours.
- Selon la BBC, la France a temporairement assoupli les règles de fabrication de certains fromages en raison de la sécheresse et de la chaleur qui sévissent depuis un certain temps. Cette nouvelle politique devrait permettre aux éleveurs de nourrir leurs bêtes avec de l’herbe et du foin provenant de l’extérieur de leur région.
- Toujours hier soir, Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, indique que l’étude des coraux montre que le phénomène El Niño devrait s’intensifier avec le réchauffement de la planète.
C’est ce que révéleraient des analyses menées sur des squelettes de coraux vieux de 1,000 ans et publiées dans la revue Science. El Niño, provoqué par la chaleur dans le Pacifique, devrait atteindre un pic vers la fin de l’année 2026. Toutefois, les experts s’attendent à ce que l’année 2027 soit l’une des plus chaudes jamais enregistrées.
- Un article paru avant-hier sur Oilprice indique que les Saoudiens, par l’intermédiaire de leur compagnie pétrolière Aramco, ont pris les devants en effectuant des transbordements de navire à navire dans des zones plus sûres pour les bâtiments étrangers.
L’idée consiste à acheminer le pétrole dans les secteurs dangereux à bord de navires plus petits, sans traçage, afin d’améliorer leur sécurité. Une fois au large du détroit d’Ormuz, ils transfèrent leur cargaison à des pétroliers plus gros. L’article explique que deux grands pétroliers ont ainsi pu être chargés d’un total de 4 millions de barils à destination de la Chine.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 5,1200 $ (+ 1 ¾ cent). Celui décembre 26 a fermé à 5,3650 $ (+ 3 cents). Celui mars 27 a terminé à 5,5125 $ (+ 4 cents).
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire de FranceAgriMer sur la progression des cultures françaises (Céré’Obs). Dans le cas du maïs, dimanche dernier, la proportion des cultures classées dans les catégories « bon à excellent » est passée de 29 à 28 %, un fort contraste par rapport aux 62 % de 2025. La chaleur excessive et la sécheresse sont en cause. Il s’agit du plus bas niveau des 15 dernières années.
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire de la Commission canadienne des grains. Au cours de la semaine du 23 août dernier, les exportations de maïs canadien ont été de 0,0 t, soit un résultat stable par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières semaines. En ce qui concerne les stocks commerciaux, la Commission a estimé qu’à l’échelle du Canada, ils ont été de 163,300 t, soit une augmentation hebdomadaire de 6,1 %.
Par ailleurs, les stocks de maïs aux terminaux du Saint-Laurent ont été établis à 60,400 t, ce qui représentait une augmentation hebdomadaire de 2,6 %. Il est à noter que les terminaux du Saint-Laurent disposaient des stocks de maïs canadien les plus élevés au pays.
Analyse sommaire – Maïs
- Visiblement, la séance dans le maïs américain a été marquée essentiellement par des manœuvres techniques.
- La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour les spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- La fin du mois a également été un facteur à prendre en compte : les spéculateurs ont profité des dernières séances du mois pour ajuster leurs positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- L’approche de la période des récoltes américaines commence à se faire sentir sur le marché. Elle alimente les incertitudes.
- La météo globalement favorable dans plusieurs régions de la Corn Belt a quand même limité le potentiel de hausse des cours.
Soya
Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 12,7625 $ (+ 19 ¾ cents). Celui novembre 26 a fermé à 12,8800 $ (+ 20 cents). Celui janvier 27 a terminé à 13,0275 $ (+ 19 ¾ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 338,20 $ (+ 8,00 $). Celui octobre 26 a clôturé à 342,50 $ (+ 8,10 $). Celui décembre 26 a fermé à 348,90 $ (+ 8,00 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 70,59 $ (+ 259 points). Celui octobre 26 a fini à 70,82 $ (+ 259 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé plusieurs ventes privées à l’exportation, notamment : 182,000 t de soya américain (la Chine était la destination), 226,000 t de soya américain (les destinations étaient inconnues), 100,000 t de tourteau de soya américain (l’Allemagne était la destination) et 100,000 t de tourteau de soya américain (les Pays-Bas étaient la destination). Dans tous les cas, les livraisons sont prévues pour 2026/27.
- La semaine prochaine, le 2 septembre, en Chine, Sinograin devrait mettre aux enchères 68,000 t de soya importé.
- Dans le courant de la semaine, des informations circulaient à l’effet que l’EPA pourrait accorder davantage d’exemptions aux petites raffineries pour la production de biodiesel. Reuters a expliqué que, pour compenser le nombre d’exemptions, l’administration Trump étudierait la possibilité d’augmenter les quotas en 2027 d’environ 500 millions de gallons.
- Concernant le rapport de la Commission canadienne des grains, les exportations de soya ont été de 9,500 t, soit une augmentation notable par rapport à la semaine précédente et une hausse de 6,8 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines.
Pour les stocks commerciaux, ils ont été établis à 68,300 t, soit une baisse de 2,7 % par rapport à la semaine précédente. Du côté des terminaux du Saint-Laurent, les inventaires de soya ont été calculés à 10,700 t, ce qui représentait une augmentation hebdomadaire de 5,9 %. Il est à préciser que les inventaires étaient les plus élevés dans les régions des Baie et Lacs (Bay & Lakes), avec 31,900 t.
Analyse sommaire – Soya
- Visiblement, les annonces de ventes privées à l’exportation annoncées ce matin ont fortement attiré les acheteurs de contrats. Elles font suite au rapport d’hier sur les bonnes ventes à l’exportation de soya américain. Les spéculateurs sont d’avis que la demande pour le soya américain est solide, pour l’instant du moins.
- Les conditions météorologiques globalement favorables dans le Midwest ont quand même limité le potentiel de hausse des cours.
- L’approche de la période des récoltes américaines commence à se faire sentir sur le marché. Elle alimente les incertitudes.
- La fin de la semaine et le début du week-end ont également été l’occasion pour les spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- La fin du mois a également été un facteur à prendre en compte : les spéculateurs ont profité des dernières séances du mois pour ajuster leurs positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 7,6700 $ (+ 24 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 7,8400 $ (+ 23 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,9775 $ (+ 21 ¾ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 8,2775 $ (+ 24 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 8,4425 $ (+ 22 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 8,5675 $ (+ 22 cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,4525 $ (+ 12 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,6925 $ (+ 11 ½ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,8775 $ (+ 12 cents).
- En Russie, SovEcon a revu à la baisse son estimation des exportations de blé pour le mois d’août, de 300,000 t à 1,9 Mt, un contraste par rapport aux 4,5 Mt de l’an dernier à la même période. La moyenne des dernières années pour le mois est de 5 Mt. L’organisme explique qu’environ 95 % des capacités d’exportation par la mer d’Azov et la mer Noire sont à l’arrêt en raison des attaques de l’Ukraine.
En réalité, SovEcon explique que le gouvernement russe aimerait stimuler davantage les exportations de grains, notamment en éliminant les tarifs douaniers à l’exportation jusqu’à la fin de l’année. Il souhaite également augmenter les stocks étatiques, subventionner davantage le transport par train, prolonger les prêts aux producteurs et accroître l’usage du grain pour le bétail.
- En France, le gouvernement va mettre à la disposition des agriculteurs plusieurs centaines de millions d’euros à titre d’indemnisation pour les dommages causés par la chaleur excessive et la sécheresse persistante. Les détails de ce nouveau programme seront présentés la semaine prochaine.
- En Ukraine, le ministère de l’Agriculture s’attend à une superficie de cultures d’hiver inférieure à 11,61 millions d’acres.
- Selon plusieurs rapports, la Russie chercherait à augmenter ses frappes en Ukraine. La Russie et l’Ukraine représentent le quart des exportations mondiales de blé.
- Du côté de la Commission canadienne des grains, les exportations de blé canadien au cours de la semaine du 23 août dernier ont été de 511,500 t, ce qui représentait une augmentation de 18,4 % par rapport à la semaine précédente et de 17,2 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Quant aux stocks commerciaux de blé, ils ont été estimés à 2,183,700 t, soit une baisse de 8,3 % par rapport à la semaine précédente.
De plus, la Commission mentionne que, dans les terminaux du Saint-Laurent, les inventaires étaient de 384,800 t, ce qui représentait une augmentation de 3,5 % par rapport à la semaine précédente. En fait, les terminaux du Saint-Laurent disposaient des inventaires de blé les plus élevés au pays.
Analyse sommaire – Blé
- Des ajustements techniques ont eu lieu dans le secteur du blé au cours des différentes séances. Ils auraient été la principale cause de la forte augmentation des cours lors des dernières séances de blé américain.
- Toutefois, les problèmes liés au conflit armé en Ukraine, qui pénalise également la Russie, ont contribué à la hausse des cours observée aujourd’hui.
- La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour les spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- La fin du mois a été l’occasion pour les spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 211,73 $ (-1,20 $). Celui décembre 26 a fermé à 213,73 $ (-1,08 $). Celui février 27 a terminé à 215,53 $ (-1,30 $).
Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 320,90 $ (-1,55 $). Celui octobre 26 a clôturé à 316,53 $ (-1,55 $). Celui novembre 26 a fermé à 309,93 $ (-1,55 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,67 $ à 332,80 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 214 têtes (134 génisses et 80 têtes mixtes) des 1,842 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Le prix moyen des génisses était de 223,00 $. Celui des têtes mixtes était de 342,00 $. Les secteurs concernés par les ventes étaient : le TX/OK/NM, l’IA et des régions qui ne font habituellement pas partie des encans. Les prix de réserve variaient entre 223,00 et 345,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 à 342,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf américain évoluait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se resserré à 15,15 $. La découpe « Choice » a régressé de 5,13 $ à 376,23 $, tandis que la « Select » gagnait 1,89 $ à 361,08 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 103,000 têtes (+ 4,000 par rapport à la semaine précédente; + 93,650 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 542,000 têtes (+ 19,000 par rapport à la semaine précédente; -24,581 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 81,90 $ (+ 1,28 $). Celui décembre 26 a fermé à 72,30 $ (+ 1,10 $). Celui février 27 a terminé à 74,98 $ (+ 1,13 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index perdait 0,28 $ à 92,14 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 0,19 $ à 99,57 $. Quant au porc vivant, son prix moyen régressait de 0,62 $ à 66,47 $.
- La valeur moyenne des découpes augmentait de 2,26 $ à 96,06 $. Dans le détail : longe + 1,19 $ (89,37 $); fesse + 1,80 $ (115,22 $); épaule + 1,51 $ (62,81 $); côte + 1,05 $ (161,44 $); jambon + 2,27 $ (74,06 $); flanc + 6,30 $ (154,78 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 447,000 têtes (-7,000 par rapport à la semaine précédente; -12,591 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,377 millions de têtes (+ 11,000 par rapport à la semaine précédente; -9,985 sur un an).

Dollar canadien


