Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques restent « favorables » à court terme pour une bonne partie des régions situées au sud des Grands Lacs, voire un peu plus à l’ouest. L’analyse des cartes (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour révèle des possibilités de pluie, plus ou moins abondantes, dans les États situés au sud des Grands Lacs, c’est-à-dire l’Illinois, l’Indiana, le Kentucky et l’Ohio. Des précipitations pourraient également toucher des secteurs plus à l’ouest, comme l’Iowa, les Dakota du Nord et du Sud ainsi que le Nebraska (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
Côté températures, celles-ci pourraient baisser dans le nord du Midwest et devenir plus supportables. Néanmoins, comme l’indique cette carte du 3e jour, elles risquent d’être particulièrement élevées dans le centre-sud des États-Unis, du Kansas vers le sud, jusqu’à l’Oklahoma et au Texas, ainsi que plus à l’est, notamment au Missouri, en Arkansas, en Louisiane et au Mississippi.
- Dans l’ensemble, les conditions météorologiques s’améliorent quelque peu dans la plupart des régions du Midwest, où des averses et une baisse des températures sont prévues à plusieurs endroits. La chaleur excessive pourrait surtout se concentrer dans le centre des États-Unis. Dans cette région, les cultures pourraient subir un stress hydrique et thermique.
En bref, hier soir…
- Dans des articles parus hier soir, des médias CNBC rapportaient que le président Donald Trump a affirmé que la marine américaine avait complètement déminé le détroit d’Ormuz et que les États-Unis avaient désormais le contrôle total de ce passage stratégique. Il a également exigé de Téhéran des réparations ou des indemnisations pour les soldats ou les civils américains morts ou blessés depuis les 50 dernières années lors des différents conflits avec l'Iran..
Le président Trump a insisté sur le fait que le détroit est maintenant ouvert. De leur côté, les Iraniens estiment que, malgré ce qu’en pensent les Américains, le détroit demeure fermé à la circulation maritime. Les négociateurs iraniens soutiennent plutôt que les États-Unis devront accepter toutes les demandes de Téhéran, faute de quoi le détroit restera fermé.
Autrement dit, la situation dans le secteur est loin d’être réglée et les tensions demeurent vives. Selon Yahoo Finance, le président américain a déclaré hier que les États-Unis et l’Iran n’en sont qu’à des « semi-négociations ».
- Dans un autre article paru hier avant-midi, CNBC mentionnait que Taylor Farms, une entreprise active sur le marché des fruits et légumes aux États-Unis et ailleurs, a dû procéder au rappel de salsa et de guacamole soupçonnés d’avoir provoqué une épidémie de salmonellose.
- Hier après-midi, lors d’une entrevue présentée par Yahoo Finance, la présidente de la Réserve fédérale de Cleveland a indiqué qu’une hausse de 25 points de base du taux directeur ne sera probablement pas suffisante pour maîtriser efficacement l’inflation qui touche les États-Unis. Elle a expliqué que plusieurs hausses seront possiblement nécessaires.
- Dans un article paru très tôt ce matin, l’agence Reuters rapporte que la ville de Pékin recevra le tiers de ses précipitations annuelles au cours des 24 prochaines heures. Ces pluies seraient provoquées par le typhon Dolphin.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,3675 $ (-1 ½ cent). Celui décembre 26 a fermé à 4,6050 $ (-1 ¼ cent). Celui mars 27 a terminé à 4,7600 $ (-1 ¼ cent).
- Michael Cordonnier de Soybean & Corn Advisor a maintenu inchangée sa prévision du rendement du maïs américain à 181,0 bu/acre et conserve une tendance neutre pour l’avenir. Il estime que, la semaine dernière ainsi que durant le week-end, les conditions météo étaient généralement favorables à la croissance des différentes cultures américaines.
- CNBC rapporte que l’administration Trump a prolongé de 90 jours l’exemption accordée par le Jones Act, qui stipule que le transport des marchandises entre les ports des États-Unis doit être effectué uniquement par des navires de propriété américaine. Toutefois, la nouvelle décision du président Trump se limite au transport de produits énergétiques, comme le pétrole, le carburant et le gaz naturel. L’objectif est de contenir la hausse des prix intérieurs de l’énergie causée par les conflits au Moyen-Orient, particulièrement en Iran.
- Demain paraîtra le rapport mensuel d’offre et de demande pour le mois d’août. Pour le maïs américain, les analystes interrogés par l’agence Reuters s’attendent à un rendement moyen de 182,4 bu/acre, en baisse par rapport aux 183,0 bu/acre du mois de juillet dernier. Ils prévoient également une production américaine de 15,934 milliards de boisseaux. En fait, les superficies récoltées pourraient être réduites de 76,000 acres.
Par ailleurs, les analystes sont d’avis que les stocks de fin d’année de l’ancienne récolte pourraient atteindre 1,999 milliard de boisseaux, soit une baisse de 21 millions de boisseaux par rapport au mois dernier. Pour la nouvelle récolte, les stocks de fin d’année sont projetés à 1,725 milliard de boisseaux, en baisse de 65 millions de boisseaux.
- Au Brésil, l’Anec prévoit, pour le mois d’août, des exportations de maïs à 5,17 Mt, ce qui représenterait une hausse par rapport à la projection de la semaine dernière, établie à 4,08 Mt.
- Des analystes s’attendent à ce que la production de maïs de l’UE baisse considérablement en raison de la sécheresse persistante, qui a notamment réduit les niveaux d’eau du Rhin et du Danube.
- Aux États-Unis, l’EIA mentionne que, la semaine dernière, les réserves stratégiques américaines de pétrole ont diminué de 6,1 millions de barils pour s’établir à 298,7 millions de barils, soit leur plus bas niveau depuis 1983.
Analyse sommaire – Maïs
- Comme dans les autres secteurs du grain américain, la séance du maïs américain a été consacrée à des ajustements de position avant la parution du rapport WASDE. Les faibles variations des prix du maïs en témoignent.
- Le facteur météorologique plutôt favorable dans le Midwest a motivé les vendeurs de contrats et a ainsi freiné la hausse des cours.
- Les difficultés météorologiques qui affligent l’Europe, c’est-à-dire la chaleur excessive et la sécheresse, ont apporté un soutien aux différents cours.
- Les données sur la progression des cultures présentées hier montraient que le maïs américain demeure résilient face aux aléas météorologiques. À 61 % dans les catégories « bon à excellent », les conditions sont demeurées stables par rapport à la semaine précédente (voir notamment la revue des marchés d’hier sur Grainwiz).
Soya
Le contrat de soya septembre 26 a clôturé à 11,5150 $ (-10 ¼ cents). Celui novembre 26 a fermé à 11,6875 $ (-10 ¾ cents). Celui janvier 27 a terminé à 11,8425 $ (-10 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 305,00 $/tonne (-50 cents/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 306,60 $ (-60 cents/tonne). Celui décembre 26 a fermé à 310,90 $/tonne (-70 cents/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 68,57 $ (-96 points). Celui octobre 26 a fini à 68,30 $ (-100 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 136,000 t de soya américain. La destination était la Chine et les livraisons sont prévues en 2026/27. Il a également annoncé des ventes privées à l’exportation de 180,000 t de tourteau de soya américain. Les Philippines étaient la destination et les livraisons sont prévues en 2026/27.
- Michael Cordonnier maintient sa projection du rendement du soya américain à 52,0 bu/acre, avec une tendance neutre pour l’avenir. Depuis le début du mois d’août, il estime que les cultures de soya américain ont généralement bénéficié de conditions favorables à leur croissance.
- Pour le rapport WASDE, qui sera rendu public demain, les analystes interrogés par Reuters prévoient un rendement potentiel du soya à 52,9 bu/acre. La superficie récoltée pourrait dépasser les attentes du mois dernier pour atteindre 84,564 millions d’acres. Ils estiment également la production à 4,4172 milliards de boisseaux.
Concernant les stocks américains de fin d’année, les analystes pensent que ceux de l’ancienne récolte pourraient avoisiner 321 millions de boisseaux, ce qui représenterait une baisse de 9 millions de boisseaux. Pour 2026/27, les stocks de fin d’année sont prévus à 304 millions de boisseaux, en baisse de 6 millions de boisseaux.
Toutefois, sur cette question, d'autres analystes estiment qu’il y a de fortes chances que les stocks de fin d’année augmentent plutôt qu’ils ne diminuent, surtout si les superficies allouées au soya américain ont augmenté. Pour l’instant, certains anticipent plutôt une baisse des stocks, de 310 à 306 millions de boisseaux.
Analyse sommaire – Soya
- La tournure de la séance du soya américain et de ses produits dérivés s’expliquait en grande partie par les ajustements de position avant la parution du rapport d’offre et de demande prévue pour demain.
- Le facteur météorologique généralement favorable dans une bonne partie du Midwest exerçait des pressions à la baisse sur les cours.
- La possibilité que les Chinois augmentent leurs achats de soya américain 2026/27 motive toujours les acheteurs de contrats à terme. Toutefois, l’incertitude avant la parution du rapport d’offre et de demande les rend toujours nerveux.
- La légère baisse des conditions de culture présentée hier (de 63 à 62 % dans les catégories « bon à excellent ») montrait que, dans l’ensemble, le soya américain demeure plutôt en bon état malgré les difficultés météorologiques. Le rapport a néanmoins freiné la hausse des cours.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,3025 $ (-10 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,4825 $ (-11 cents). Celui mars 27 a terminé à 6,6550 $ (-10 ¾ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 6,9925 $ (-14 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,1600 $ (-15 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,2975 $ (-14 ¾ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,5925 $ (-10 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 6,8450 $ (-10 ½ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,0200 $ (-10 ¼ cents).
- En Russie, IKAR a réduit sa prévision des exportations de blé 2026/27 de 45 à 44,5 Mt. Apparemment, la faiblesse des prix du blé russe et les difficultés d’exportation à partir de la mer Noire seraient en cause. L’organisme prévoit également une production de blé à 90 Mt, soit une baisse de 500,000 t par rapport à sa prévision du mois dernier.
De son côté, SovEcon projette, pour le mois d’août, des exportations de blé russe comprises entre 3 et 3,4 Mt. L’an passé, à la même période, les exportations avaient atteint 4,5 Mt.
- La Commission européenne estime que, du 1er juillet au 9 août dernier, l’UE a exporté 1,01 Mt de blé tendre, contre 2,36 Mt l’an dernier.
- Concernant le rapport mensuel d’offre et de demande, les analystes interrogés par l’agence Reuters prévoient une production de blé américain à 1,525 milliard de boisseaux, soit une baisse de 11 millions de boisseaux par rapport au chiffre du mois dernier. Ils voient également la production de blé d’hiver réduite de 9 millions de boisseaux, à 981 millions de boisseaux.
En ce qui concerne le blé de printemps, les attentes sont en baisse de 7 millions de boisseaux, à 468 millions de boisseaux.
Enfin, toujours sur une base mensuelle, les stocks de fin d’année de blé américain pourraient reculer de 7 millions de boisseaux, à 715 millions de boisseaux.
Analyse sommaire – Blé
- Tout au long des séances du blé américain, les spéculateurs ont profité de la veille de la parution du rapport d’offre et de demande pour effectuer des ajustements de position aussi prudents que possible. La baisse des prix observée aujourd’hui montre qu’ils sont particulièrement nerveux.
- Les résultats du rapport sur la progression des cultures présentés hier ont eu une influence plutôt limitée sur les marchés d’aujourd’hui. En effet, les récoltes de blé d’hiver et de printemps sont en cours, ce qui signifie que la saison de croissance est pratiquement terminée.
Il est vrai, toutefois, que les conditions du blé de printemps américain sont passées de 55 à 51 % dans les catégories « bon à excellent », ce qui laisse croire que les rendements pourraient reculer. Ce facteur a apporté un certain soutien aux différents cours du blé de printemps américain.
- La chaleur excessive et la sécheresse qui affligent actuellement l’Europe continuent d’apporter un certain soutien aux différents cours du blé américain.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 226,33 $ (-53 cents). Celui décembre 26 a fermé à 225,70 $ (-25 cents). Celui février 27 a terminé à 226,13 $ (+10 cents).
Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 345,25 $ (+68 cents). Celui octobre 26 a clôturé à 336,70 $ (+83 cents). Celui novembre 26 a fermé à 329,23 $ (+1,08 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en baisse de 1,76 $ à 354,22 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf américain reculait, avec un écart Ch/Se élargi à 21,51 $. La découpe « Choice » a perdu 0,11 $ à 371,31 $, tandis que la « Select » a régressé de 1,04 $ à 349,80 $.
- Aux États-Unis, RFD TV relate dans un article que la réouverture progressive des frontières aux importations de bœuf mexicain, prévue pour le 24 août prochain, devrait aider les États du Sud à regarnir leurs inventaires de bovins. Toutefois, un manque à gagner persistera.
Avant la crise provoquée par la lucilie bouchère (myiase cutanée), les États du Sud, c’est-à-dire l’Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas, importaient environ 1,2 million de têtes par année. Ce sont surtout le Texas et l’Arizona qui pourraient recevoir les premiers bovins, puisque leurs stocks sont les plus bas. Chaque animal devra être inspecté minutieusement avant son entrée aux États-Unis.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 108,000 têtes (-2,000 par rapport à la semaine précédente; -7,729 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 204,000 têtes (+ 4,000 par rapport à la semaine précédente; -14,052 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 83,33 $ (-35 cents). Celui décembre 26 a fermé à 74,13 $ (-1,00 $). Celui février 27 a terminé à 77,28 $ (-1,20 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,21 $ à 96,09 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse était en baisse de 0,36 $ à 96,32 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,33 $ à 101,48 $. Dans le détail : longe -0,12 $ (94,02 $); fesse + 0,23 $ (114,18 $); épaule -4,70 $ (68,46 $); côte -0,93 $ (155,30 $); jambon + 1,17 $ (84,22 $); flanc -0,20 $ (165,67 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 479,000 têtes (+ 1,000 par rapport à la semaine précédente; -2,577 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 944,000 têtes (+ 48,000 par rapport à la semaine précédente; -19,214 sur un an).


