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Revue des marchés - 7 août 26

07 août 2026,

Météo – États-Unis

  • De façon générale, les prévisions météorologiques sont favorables dans une bonne partie des régions autour des Grands Lacs et même plus au sud, vers la vallée du Mississippi. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) pour les trois jours indique des possibilités de pluie, plus ou moins abondante, dans plusieurs régions au sud des Grands Lacs (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Dans ce secteur, les températures pourraient être relativement élevées, mais demeurer supportables pour la plupart des cultures.


  • Le principal problème concerne la plupart des régions des Grandes Plaines. Comme l’indique cette carte du 3e jour, les températures pourraient demeurer extrêmement élevées, entre 37 et 42 °C, dans plusieurs régions du centre des États-Unis et même plus au sud, vers le Texas. Dès lors, un stress hydrique et thermique pourrait persister dans ces secteurs. Ailleurs, plus à l’est, les températures pourraient être davantage supportables, entre 32 et 37 °C.

En bref, hier soir…

  • Dans la journée d’hier, la BBC rapportait que le président Donald Trump avait catégoriquement nié l’existence d’une pénurie de munitions au sein de l’armée américaine. Il a expliqué que les États-Unis possèdent d’importantes quantités de certains types de munitions et que de grands volumes sont fabriqués ou expédiés vers le pays. Malgré ces déclarations, l’état de l’arsenal américain suscite de plus en plus d’interrogations à l’endroit du président Trump et du département de la Défense.
  • Dans un article publié hier après la fermeture des marchés, Boursorama mentionnait que la Syrie est redevenue autosuffisante en blé après 15 ans de dépendance aux importations. Cette évolution s’expliquerait par la fin de la guerre civile, déclenchée en 2011 et terminée en 2024. La fin du conflit aurait permis de stabiliser le marché agricole. Auparavant, la Syrie importait du blé russe.
  • Toujours hier, BFM Business rapportait que la Suède allait remettre aux Ukrainiens un navire de la « flotte fantôme russe » qui transportait du blé volé.

Selon Wikipédia, cette flotte désigne un groupe de navires utilisés clandestinement par la Russie, principalement pour transporter du pétrole et contourner les sanctions internationales qui lui sont imposées.

Généralement âgés, ces navires présentent des risques accrus d’accident et de pollution en mer, d’autant plus que la plupart ne disposent d’aucune assurance en cas de marée noire. Il est également souvent difficile d’en identifier les propriétaires.

  • Hier soir, un article de CNBC indiquait que les prix du pétrole brut étaient repartis à la hausse, alors que l’Iran envisageait d’interdire la circulation des navires américains et israéliens dans le détroit d’Ormuz. Bien qu’il ne s’agisse pour l’instant que d’un projet de loi, une telle mesure pourrait restreindre l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
  • Un article publié hier après-midi sur Oilprice indiquait que les exportations américaines de diesel avaient atteint un niveau record la semaine dernière. Les problèmes d’approvisionnement au Moyen-Orient et les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes expliquent en grande partie cette hausse.

La semaine dernière seulement, les États-Unis ont exporté 1,9 million de barils de diesel dans plusieurs régions du monde, notamment dans le nord-ouest de l’Europe, fortement touché par la pénurie de diesel. Habituellement, les États-Unis exportent moins de 1,5 million de barils de diesel par jour.

  • Très tôt ce matin, vers 00h15, les prix du pétrole brut étaient en hausse : le Brent gagnait 1,20 % à 83,48 USD le baril, tandis que le WTI progressait de 1,06 % à 78,11 USD le baril. 
  • Dans un autre registre, CNBC rapportait très tôt ce matin que les exportations chinoises ont augmenté de 23 % le mois dernier, soutenues par la forte demande de produits technologiques liés à l’intelligence artificielle. Cette progression dépasse même les attentes des analystes. Les importations ont progressé de 27,5 % en juillet, un résultat inférieur aux estimations de Reuters

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,3900 $ (0,0). Celui décembre 26 a fermé à 4,6200 $ (0,0). Celui mars 27 a terminé à 4,7775 $ (+ ¼ cent).

  • Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 266,097 t de maïs américain à destination du Mexique. De ce volume, 29,808 t devraient être livrées en 2026/27 et le reste en 2027/28. 
  • En France, le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire (ministère de l’Agriculture) mentionne que la production de maïs pourrait baisser de 35 % à 9,0 Mt, ce qui représenterait le niveau le plus bas depuis 1980. La sécheresse et les vagues de chaleur survenues pendant la saison de croissance expliqueraient ce recul.
  • Au Brésil, l’Anec mentionne que 1,943 Mt de maïs ont été exportées le mois dernier. L’organisme anticipe, pour le mois en cours, des exportations de 4,08 Mt de maïs, ce qui représenterait une diminution de 3,26 Mt par rapport à la même période l’an passé. 
  • Aujourd’hui, la Commission canadienne des grains publiait son rapport hebdomadaire. Au 2 août dernier, les exportations de maïs canadien ont atteint 19,100 t, soit une hausse notable par rapport à la semaine précédente, mais une baisse de 12,73 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Quant aux stocks commerciaux, ils ont été établis à 182,100 t. De ce volume, 71,200 t se trouvaient dans les terminaux du Saint-Laurent.

Analyse sommaire – Maïs

  • Visiblement, la séance du maïs américain a surtout été marquée par des ajustements techniques, comme l’indiquent les faibles variations observées durant la journée.
  • L’annonce de ventes privées à l’exportation de maïs américain à destination du Mexique a néanmoins apporté un certain soutien aux différents contrats à terme.
  • Le facteur météorologique plutôt favorable dans une bonne partie du Midwest a limité le potentiel de hausse des cours.
  • La fin de la semaine et l’approche du week-end ont incité certains spéculateurs à ajuster ou à fermer leurs positions, soit en vendant, soit en achetant.

 

Soya

Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 11,5900 $ (- 1 cent). Celui novembre 26 a fermé à 11,7625 $ (- 1 ½ cent). Celui janvier 27 a terminé à 11,9125 $ (- 1 ½ cent).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 308,90 $/tonne (- 2,70 $/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 309,30 $/tonne (- 3,00 $/tonne). Celui décembre 26 a fermé à 313,40 $/tonne (- 3,20 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 68,24 $ (+ 50 points). Celui octobre 26 a fini à 68,05 $ (+ 51 points).

  • Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes privées à l’exportation de 238,000 t de soya américain à destination de la Chine. Les livraisons sont attendues en 2026/27.
  • En Chine, l’Administration générale des douanes estime que, sur une base annuelle, les importations de soya ont reculé de 1,6 % en juillet, à 11,48 Mt. Selon Reuters, les importations sont en baisse par rapport au volume élevé de l’an passé, alors qu'il n'y avait pas de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Au moment du conflit, les Chinois achetaient davantage de soya brésilien afin de répondre à leur demande intérieure. Toujours selon Reuters, la réduction actuelle s’explique également par la baisse du cheptel porcin chinois.
  • Toujours pour la Chine, Sinograin prévoit de vendre aux enchères 516,000 t de soya importé durant la journée du 12 août prochain.
  • L’Anec soutient que les exportations de soya brésilien avaient atteint 13,4 Mt au cours du mois dernier, ce qui représentait une hausse de 9,33 % par rapport au mois précédent, mais une baisse de 7,58 % comparativement à l’an passé. 
  • La Commission canadienne des grains a évalué que, dimanche dernier, les exportations de canola ont atteint 92,000 t, soit une baisse de 64,85 % par rapport à la semaine précédente et de 55,50 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.

Quant aux stocks commerciaux de canola, ils ont été établis à 969,500 t, soit une hausse de 8,75 % par rapport à la semaine précédente. L’organisme a également estimé que 400 t se trouvaient dans les terminaux du Saint-Laurent.

Du côté du soya canadien, la Commission est d’avis que, dimanche dernier, les exportations ont atteint 20,700 t, soit une baisse de 31,46 % par rapport à la semaine précédente, mais une hausse de 14,25 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.

Quant aux stocks commerciaux, ils auraient été de 88,700 t, en baisse de 2,63 % par rapport à la semaine précédente. Enfin, la Commission a noté que 11,600 t se trouvaient dans les terminaux du Saint-Laurent.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme pour le maïs américain, les cours du soya américain ont été marqués par des manœuvres techniques, surtout attribuables à la fin de la semaine et à l’approche du week-end : une occasion pour les spéculateurs d’ajuster ou de fermer leurs positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats. 
  • La météo américaine plutôt clémente dans la région des Grands Lacs et plus au sud a exercé une pression à la baisse sur les différents contrats.
  • Les ventes privées à l’exportation ont constitué un facteur positif et apporté un certain soutien aux différents cours du soya américain.

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,3975 $ (+ 8 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,5825 $ (+ 7 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 6,7475 $ (+ 7 ½ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,1400 $ (+ 14 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,3050 $ (+ 13 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,4300 $ (+ 12 ½ cents). 

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,7950 $ (+ 8 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,0225 $ (+ 8 cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,1875 $ (+ 7 ¾ cents).

  • Ce matin, le président Donald Trump a déclaré que les négociations entre Oman et l’Iran « progressent », malgré le souhait de plusieurs dirigeants iraniens d’interdire l’accès au détroit d’Ormuz aux navires américains et israéliens. Le projet de loi, qui devra être approuvé par le parlement iranien, prévoit des indemnisations de la part des pays « hostiles » ainsi que des tarifs couvrant les assurances et les coûts environnementaux.

Toutefois, plusieurs médiateurs arabes sont d’avis qu’il y a de fortes chances que les Iraniens ne puissent garantir leurs engagements. Pour l’instant, l’approbation du Guide suprême, Mojtaba Khamenei, demeure incertaine, mais elle est nécessaire pour la suite des événements. 

  • World Weather mentionne que des conditions trop humides affectent actuellement les Nouvelles Terres de la Russie, ce qui laisse craindre que des maladies liées à l’excès d’humidité touchent plusieurs cultures de ces régions. Ailleurs, dans le sud de la Russie et même en Ukraine, les conditions météo sont propices à l’accélération de la récolte de blé d’hiver.
  • En Ukraine, le ministère de l’Agriculture mentionne que les exportations de blé pourraient passer de 64,4 Mt à 29,6 Mt en 2026/27 en raison de problèmes opérationnels et d’accessibilité aux ports ukrainiens.
  • En France, le ministère de l’Agriculture a estimé la production de blé tendre à 31,9 Mt, soit une baisse de 100,000 t par rapport au mois dernier.
  • En ce qui concerne la Commission canadienne des grains, les exportations de blé canadien au cours de la semaine du 2 août dernier ont atteint 283,500 t, soit une baisse de 34,84 % par rapport à la semaine précédente et de 27 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.

Du côté des stocks commerciaux, ceux de blé ont été établis à 2,731,200 t, soit une hausse de 9,95 % par rapport à la semaine précédente. Enfin, la Commission note que 283,000 t se trouvaient dans les terminaux du Saint-Laurent.

Analyse sommaire – Blé

  • Selon toute vraisemblance, les séances de blé américain ont surtout été marquées par des achats techniques, généralement stimulés par l’incertitude au Moyen-Orient, un facteur qui a également soutenu les prix du pétrole brut.
  • La fin de la semaine et l’approche du week-end ont incité les spéculateurs à ajuster ou à fermer leurs positions en vendant ou en achetant des contrats.
  • Le facteur météorologique a été plus complexe pour le blé américain. Bien que les conditions météorologiques soient difficiles dans la plupart des régions des Grandes Plaines, celles du Midwest compensent en partie cette situation. La chaleur extrême et la sécheresse concernent surtout le centre des États-Unis, un secteur généralement consacré au blé d’hiver, dont la récolte est terminée.

Le blé de printemps, dont la croissance est en cours, est normalement cultivé dans le nord des Plaines et même plus à l’ouest. Pour l’instant, ces régions bénéficient d’une météo acceptable.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 225,28 $ (+35 cents). Celui décembre 26 a fermé à 224,15 $ (-23 cents). Celui février 27 a terminé à 224,50 $ (- 8 cents).

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 345,23 $ (+ 3,65 $). Celui octobre 26 a clôturé à 324,93 $ (+ 2,98 $). Celui novembre 26 a fermé à 326,63 $ (+ 2,28 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index avait progressé de 4,43 $ pour s’établir à 357,36 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 150 têtes (70 bouvillons et 80 mixtes) sur les 734 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les prix moyens des ventes étaient de 235,50 $ pour les bouvillons et de 235,00 $ pour les mixtes. Le secteur concerné par les ventes était le KS. Les prix de réserve variaient entre 235,00 $ et 370,00 $. Les offres maximales se situaient entre 0,00 $ et 235,00 $.
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf était en progression, avec un écart Ch/Se rétréci à 11,99 $. La découpe « Choice » a gagné 0,50 $ à 364,36 $, tandis que la « Select » a progressé de 2,59 $ à 352,37 $.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 95,000 têtes (-3,000 par rapport à la semaine précédente; + 8,303 sur un an).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 509,000 têtes (-3,000 par rapport à la semaine précédente; -27,811 sur un an).

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 82,23 $ (+ 50 cents). Celui décembre 26 a fermé à 73,58 $ (+ 35 cents). Celui février 27 a terminé à 77,13 $ (+ 15 cents).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index était en baisse de 0,29 $ à 96,66 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse régressait de 0,63 $ à 97,67 $.
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 2,24 $ à 101,50 $. Dans le détail : longe + 0,23 $ (92,61 $); fesse + 4,46 $ (116,42 $); épaule + 6,19 $ (71,47 $); côte + 2,43 $ (160,38 $); jambon + 3,06 $ (82,81 $); flanc + 0,94 $ (165,28 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 395,000 têtes (-17,000 par rapport à la semaine précédente; -74,854 sur un an).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,281 millions de têtes (+ 9,000 par rapport à la semaine précédente; -76,577 sur un an).


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