Nouvelle

Revue des marchés 6 août 26

06 août 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les prévisions météorologiques sont favorables uniquement dans la région des Grands Lacs et plus au sud. Un déficit de précipitations demeure possible dans les Grandes Plaines, d’autant plus que la chaleur extrême pourrait persister dans ce secteur. L’analyse des cartes GEFS et GFS (World Ag Weather) sur trois jours indique des précipitations possibles autour des Grands Lacs et plus au sud (voir la carte du 3e jour ci-contre). Un déficit de précipitations, combiné à une chaleur extrême, persiste toutefois dans les Grandes Plaines et même plus à l’est. Ces conditions devraient maintenir un stress hydrique et thermique sur les cultures de la région (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).

 

En bref, hier soir…

  • Dans un article publié hier soir, Reuters rapporte qu’un projet d’accord entre l’Iran et Oman permettrait aux autorités iraniennes de contrôler le trafic entrant. Il s’agirait de la concession la plus importante accordée à l’Iran depuis le début des conflits au Moyen-Orient. Toutefois, d’après Boursorama, la décision finale dépendra de Washington. CNBC rappelle, pour sa part, que l’Iran affirme ne pas être en pourparlers avec les États-Unis, contrairement aux déclarations du président Trump.
  • Très tôt ce matin, vers 00 h 10, les prix du pétrole brut étaient en baisse : le Brent aurait reculé de 0,14 % à 79,34 USD le baril, tandis que le WTI aurait perdu 0,43 % à 74,90 USD le baril. Les espoirs d’un accord de paix expliqueraient en grande partie ce recul. Toutefois, l’évolution de la situation entretient une forte incertitude.
  • Toujours selon une dépêche de Reuters reprise par Boursorama, les autorités américaines ont étendu à 15 États leur enquête sur la cyclosporose. Des responsables de la FDA et du CDC en ont fait l’annonce. La maladie serait liée à de la laitue iceberg provenant du centre du Mexique. Celle-ci aurait été servie dans des établissements de restauration rapide, notamment chez Salad & Go, une chaîne ayant déclaré faillite mardi en invoquant l’épidémie parmi les causes de cette décision. Environ 6,500 cas auraient été signalés aux États-Unis depuis le début de l’épidémie.
  • De son côté, CNBC rapporte, dans un article publié très tôt ce matin, que le CDC et la FDA enquêtent activement sur une épidémie de salmonellose liée à des piments jalapeños contaminés, qui toucherait 27 États américains.
  • D’après Reuters, Beyond Meat, spécialisée dans les substituts de viande, aurait dépassé les attentes des analystes concernant son chiffre d’affaires du troisième trimestre. L’entreprise américaine aurait indiqué que celui-ci pourrait s’établir entre 60 et 65 millions d’USD, tandis que la prévision moyenne des analystes atteint 62,2 millions d’USD, selon LSEG. Beyond Meat explique que ses nouveaux produits à base de plantes et l’essor de ses ventes sur les marchés internationaux ont contribué à ces résultats.
  • Dans un article paru hier soir, l’Agence France-Presse, dont la dépêche a été reprise par Boursorama, rapportait que la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, avait diffusé un communiqué présentant un « plan global d’accompagnement canicule, sécheresse et incendie », afin qu’aucun agriculteur ne soit laissé seul face à ces difficultés.

Toutefois, bien qu’elle ait précisé que son gouvernement avait bel et bien entendu les plaintes des agriculteurs français, la mise en œuvre des aides gouvernementales nécessaires devra attendre les évaluations. Ces aides comprendront notamment des mesures d’urgence. 

  • Dans un article publié hier soir, CNBC avance que le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a évoqué la possibilité de réduire le nombre de réunions de politique monétaire, habituellement fixé à huit. Cette proposition s’inscrit dans sa volonté de diminuer les communications de la banque centrale américaine. Cependant, plusieurs analystes s’inquiètent : une telle décision pourrait accroître la volatilité sur les marchés.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,3900 $ (+ 2 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,6200 $ (+ 2 cents). Celui mars 27 a terminé à 4,7750 $ (+ 1 ¾ cent).

  • Pour la semaine terminée le 30 juillet, les ventes nettes à l’exportation de maïs américain 2025/26 se sont établies à 116,700 t, leur plus faible niveau de l’année commerciale. Elles ont reculé de 68 % par rapport à la semaine précédente et de 70 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et la Colombie ont été les principales acheteuses. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 200,000 et 600,000 t. 

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation se sont établies à 1,026,900 t. Les destinations inconnues et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 700,000 t et 1,2 Mt.

  • Pour 2025/26, Expana estime que la production de maïs de l’Union européenne pourrait passer de 53,7 Mt le mois dernier à 49,1 Mt ce mois-ci. La firme a également réduit de 4,6 Mt sa prévision de production de maïs 2026/27 de l’Union européenne, à 44,5 Mt. Ce volume représente une baisse de 14 % sur un an et de 19 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
  • Mosaic estime que la production mondiale de phosphate pourrait reculer de 30 % cette année par rapport à l’an dernier, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz, qui bloque les approvisionnements.

Analyse sommaire – Maïs

  • Les faibles variations observées aujourd’hui dans les prix du maïs américain s’expliquent en partie par des manœuvres techniques.
  • Les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été décevantes. Elles ont suscité peu d’enthousiasme et n’ont donc pas donné de direction claire au marché.
  • La perspective d’une réduction de la production européenne a néanmoins procuré un certain soutien aux contrats à terme de maïs.
  • Les conditions météorologiques favorables dans le Midwest, mais défavorables dans les Grandes Plaines, comme l’indique le rapport de l’US Drought Monitor publié aujourd’hui, auront procuré un certain soutien aux différents cours du maïs américain.

 

Soya

Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 11,6000 $ (+ 3 ½ cents). Celui novembre 26 a fermé à 11,7775 $ (+ 3 cents). Celui janvier 27 a terminé à 11,9275 $ (+ 3 cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 311,60 $/tonne (+ 1,40 $/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 312,30 $/tonne (+ 1,10 $/tonne). Celui décembre 26 a fermé à 316,60 $/tonne (+ 1,00 $/tonne). 

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 67,74 $ (+ 2 points). Celui octobre 26 a fermé à 67,54 $ (+ 12 points).

  • Selon l’USDA, les ventes nettes à l’exportation de soya américain 2025/26 se sont établies à 32,200 t, leur plus faible niveau de l’année commerciale. Elles ont reculé de 89 % par rapport à la semaine précédente et de 79 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Indonésie et les Pays-Bas ont été les principaux acheteurs. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 100,000 et 400,000 t.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation se sont établies à 903,900 t. Les volumes ont principalement été destinés à des acheteurs inconnus et à la Chine. Les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 900,000 t et 1,55 Mt. 

  • Quant au tourteau de soya américain, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 se sont établies à 101,400 t, en hausse de 60 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 31 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Équateur et la Colombie ont été les principaux acheteurs.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 146,700 t. Les volumes ont principalement été destinés à des acheteurs incunnus et au Mexique. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 200,000 et 500,000 t. 

  • Du côté de l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 se sont établies à 3,900 t. Les principales destinations ont été le Canada, le Mexique et l’Arabie saoudite. Les analystes prévoyaient des ventes comprises entre -10,000 et 10,000 t.
  • Selon l’US Drought Monitor, 26 % des superficies consacrées au soya américain se trouvaient en zone de sécheresse. Ce niveau était stable par rapport à la semaine précédente, mais supérieur de 23 points à celui de l’an dernier. 
  • Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 122,000 t de soya américain. La Chine en était la destination, et les livraisons sont prévues en 2026/27.

Analyse sommaire – Soya

  • Des manœuvres techniques ont influencé le marché du soya américain et de ses produits dérivés.
  • La présence d’acheteurs chinois sur le marché du soya américain a stimulé les achats de contrats à terme.
  • Les conditions météorologiques « convenables » pour le soya, comme le suggère l’US Drought Monitor, ont procuré un certain soutien aux différents cours.

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,3125 $ (- 11 cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,5050 $ (- 10 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 6,6725 $ (- 10 ½ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 6,9975 $ (- 13 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,1750 $ (- 13 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,3050 $ (- 13 cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,7100 $ (- 12 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 6,9425 $ (- 13 ¾ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,1100 $ (- 12 ¾ cents).

  • Les ventes nettes à l’exportation de blé américain 2026/27 se sont établies à 296,400 t, en hausse de 4 % par rapport à la semaine précédente et de 6 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Les Philippines et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 250,000 et 450,000 t.
  • Selon l’US Drought Monitor, 58 % des superficies consacrées au blé de printemps américain se trouvaient en zone de sécheresse, soit une hausse de 16 points par rapport à la semaine précédente et de 23 points sur un an. 
  • La nuit dernière, les Ukrainiens ont frappé deux raffineries russes : celles de Yaroslavl et de Bashneft. Bloomberg rapporte que, depuis quelque temps, l’Ukraine a intensifié ses attaques contre les raffineries de pétrole russes. Pour leur part, les Russes ont attaqué des navires céréaliers dans le port ukrainien d’Odesa, ce qui oblige toujours l’Ukraine à chercher d’autres options pour ses exportations de grains. Ces possibilités demeurent toutefois limitées.

Dans les faits, les perturbations des exportations ne seraient pas aussi importantes, puisque l’Ukraine serait parvenue à exporter 53 % de son blé. Pour la Russie, cette proportion serait de 45 %.

  • Expana a réduit de 1,5 Mt sa prévision de production de blé tendre de l’Union européenne pour 2026/27, à 126,8 Mt. Ce volume représente une baisse de 7,2 % par rapport à l’année commerciale précédente.
  • Des analystes rappellent que l’Australie occidentale pourrait être touchée par une sécheresse au cours du mois d’août. Cette possibilité serait attribuable au phénomène météorologique El Niño.
  • Aujourd’hui, un importateur sud-coréen aurait acheté 36,800 t de blé meunier américain.

Analyse sommaire – Blé

  • À l’instar du maïs et du soya américains, les cours du blé américain ont subi l’effet de manœuvres techniques, principalement des ventes et des prises de profits.
  • Le contexte météorologique difficile dans les Plaines américaines, comme le montre le rapport de l’US Drought Monitor, aura néanmoins procuré un certain soutien aux différents cours. 
  • Le rapport sur les ventes à l’exportation a été convenable; les données affichaient au moins une progression. 
  • Les problèmes de chaleur et de sécheresse en Europe continuent de soutenir les différents cours du blé américain.

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 224,93 $ (- 4,55 $). Celui décembre 26 a fermé à 224,38 $ (- 4,30 $). Celui février 27 a terminé à 224,58 $ (- 3,95 $). 

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 341,58 $ (- 6,80 $). Celui octobre 26 a clôturé à 331,95 $ (- 7,48 $). Celui novembre 26 a fermé à 324,35 $ (- 7,58 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index augmentait de 4,28 $ à 352,93 $. 
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf a évolué de façon contrastée, tandis que l’écart Ch/Se s’est resserré à 14,08 $. La découpe « Choice » a reculé de 4,11 $ à 366,86 $, alors que la « Select » a gagné 1,72 $ à 349,78 $.
  • Les ventes nettes à l’exportation de bœuf en 2026 se sont établies à 19,800 t, en hausse de 31 % par rapport à la semaine précédente et de 71 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 107,000 têtes (+ 5,000 par rapport à la semaine précédente; -9,752 sur un an). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 413,000 têtes (+ 6,000 par rapport à la semaine précédente; -36,284 sur un an).

 

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 81,73 $ (- 1,30 $). Celui décembre 26 a fermé à 73,23 $ (- 1,43 $). Celui février 27 a terminé à 76,98 $ (- 1,30 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,22 $ à 96,95 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant des carcasses reculait de 0,71 $ à 98,30 $. Celui des porcs vivants s’établissait à 72,06 $.
  • Cet après-midi, la valeur moyenne des découpes reculait de 1,79 $ à 99,26 $. Dans le détail : longe + 0,27 $ (92,38 $); fesse -2,13 $ (111,96 $); épaule -3,78 $ (65,28 $); côte -0,54 $ (157,95 $); jambon -4,48 $ (79,75 $); flanc + 1,58 $ (164,34 $).
  • Les ventes nettes à l’exportation de porc américain en 2026 se sont établies à 27,300 t, en baisse de 23 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 6 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 482,000 têtes (+ 7,000 par rapport à la semaine précédente; + 22,477 sur un an). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,862 million de têtes (+ 34,000 par rapport à la semaine précédente; + 25,831 sur un an).

 


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