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Revue des marchés - 5 août 26

05 août 2026,

Météo – États-Unis

De manière générale, les prévisions météorologiques à court terme pour le Midwest et le reste des Plaines américaines méritent une attention particulière. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours fait état de précipitations variables, surtout dans le sud des Grands Lacs. Un déficit de pluie pourrait toutefois toucher l’ouest des Grands Lacs, du Minnesota jusqu’au Texas, en passant par le Dakota du Nord.

En fait, la plupart des régions des Grandes Plaines pourraient ne recevoir aucune des précipitations pourtant nécessaires (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Le problème pourrait être aggravé par les températures extrêmement élevées attendues à court terme, comme l’illustre également cette carte du 3e jour ci-contre. Au final, les cultures de cette région, et même celles situées un peu plus à l’est, pourraient subir un stress hydrique et thermique persistant.

 

  • Il convient toutefois de préciser que la NOAA prévoyait, pour la journée, des précipitations abondantes et même des orages dans la région des Grands Lacs. Le système pouvait également s’étendre jusque dans la vallée du Mississippi et le centre des Plaines. À court terme, l’organisme anticipe aussi des averses dans le nord des Plaines. 

En bref, hier soir…

  • Dans un article publié hier soir, Reuters rapportait que les États-Unis avaient utilisé la quasi-totalité de leurs missiles ATACMS et de leurs missiles de frappe de précision dans le conflit qui les oppose à l’Iran. Dans un autre article paru un peu plus tôt, l’agence ajoutait que des entreprises américaines du secteur de la défense avaient passé des commandes d’urgence auprès des industries de l’automobile et de la fracturation hydraulique afin d’accélérer la production de missiles.
  • Pour sa part, la BBC rapportait qu’hier, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, et le secrétaire d’État, Marco Rubio, avaient tous deux annoncé que les négociations entre les États-Unis et l’Iran avaient suffisamment progressé pour laisser croire que les livraisons de pétrole pourraient reprendre la semaine prochaine dans le détroit d’Ormuz. Toutefois, même si les prix du pétrole brut poursuivent leur repli, la BBC rappelle que plusieurs négociations ont échoué par le passé. La situation dans la région demeure donc incertaine et propice à la spéculation. 
  • Dans un article publié hier, la BBC indique que British Petroleum, ou BP, a réalisé des bénéfices de 5,73 milliards d’USD entre avril et juin derniers. Il s’agit de son bénéfice trimestriel le plus élevé depuis 2022. Les dirigeants de la compagnie précisent qu’au cours de cette période, le prix moyen du Brent, référence mondiale du pétrole, s’est établi à 103,85 USD le baril, contre 67,88 USD à la même période l’an dernier. La hausse des prix du pétrole brut, provoquée par le conflit en Iran, a fait grimper les prix de l’essence et du diesel partout dans le monde.
  • Mais la flambée des prix du pétrole brut a profité plutôt à l’ensemble des compagnies pétrolières. La BBC rappelle que, lundi, le président Donald Trump avait critiqué ExxonMobil et Chevron. Il leur avait demandé de restituer une partie de leurs profits aux consommateurs américains, estimant que les compagnies « gagnaient trop d’argent ». Oilprice précise que le chiffre d’affaires trimestriel combiné des deux entreprises a atteint 26,5 milliards d’USD.
  • De son côté, ABCbourse annonçait hier que les résultats financiers d’Aramco, compagnie pétrolière saoudienne et première entreprise exportatrice et productrice de pétrole au monde, étaient également en hausse. Malgré les perturbations dans le détroit d’Ormuz, l’entreprise a dégagé un bénéfice net de 32,69 milliards d’USD au deuxième trimestre, en hausse de 44 % sur un an.
  • Oilprice explique que les marges de raffinage demeurent élevées depuis le début des conflits au Moyen-Orient, surtout depuis que les restrictions à l’exportation et le recul du raffinage en Asie compliquent les approvisionnements. Ces facteurs auraient contribué à resserrer les marchés du diesel, de l’essence et du kérosène.
  • Très tôt ce matin, vers 00 h 15, les prix du pétrole brut étaient toujours en baisse : le Brent reculait de 1,26 %, à 78,36 USD le baril, tandis que le WTI cédait 1,52 %, à 74,62 USD le baril.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,3675 $ (- 5 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,6000 $ (- 5 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,7575 $ (- 5 ¾ cents).

  • Durant la semaine terminée le 31 juillet, la production moyenne d’éthanol américain s’est établie à 1,107 million de barils par jour, en baisse de 2,3 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 2,4 % sur un an.
  • Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 120,000 t de maïs américain à destination du Mexique. De ce volume, 30,000 t devraient être livrées en 2026/2027 et le reste, en 2027/2028.
  • Durant la semaine terminée le 31 juillet, la production moyenne d’éthanol américain s’est établie à 1,107 million de barils, en baisse de 2,3 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 2,4 % sur un an.

Les stocks ont, pour leur part, reculé de 0,8 % par rapport à la semaine précédente, à 24,524 millions de barils, mais ont augmenté de 3,2 % sur un an.

Les exportations d’éthanol américain se sont établies à 200,000 barils par jour, en hausse de 46 % par rapport à la semaine précédente.

Par ailleurs, l’apport hebdomadaire d’éthanol dans l’essence américaine a reculé de 0,3 %, à 936,000 barils par jour. 

Un analyste de la Renewable Fuels Association souligne également que les ventes d’essence contenant de l’éthanol ont augmenté de 11,29 % en mai dernier, un record, alors que les prix du pétrole brut progressaient en raison de la guerre en Iran.

  • StoneX anticipe un rendement du maïs américain de 184,8 bpa, supérieur aux 183,0 bpa estimés par l’USDA. La firme prévoit ainsi une production de 16,16 milliards de boisseaux. 
  • Argus Media indique que la production française de maïs est en forte baisse, à 6,9 Mt, son plus faible niveau en 50 ans. En temps normal, la France produit entre 15 et 16 Mt de maïs par année. L’organisme estime également que la production de maïs de l’Union européenne recule de 20 % sur un an, à 48 Mt, alors qu’elle avoisine habituellement 60 Mt.
  • Selon des analystes de l’ONU, les problèmes alimentaires et la pollution s’ajoutent aux difficultés qui entravent les exportations depuis la mer Noire. 
  • Pour demain, les analystes interrogés par Reuters s’attendent à des ventes à l’exportation de maïs 2025/2026 comprises entre 200,000 et 600,000 t. Pour 2026/2027, ils prévoient des ventes entre 700,000 et 1,2 Mt.

Analyse sommaire – Maïs

  • Des manœuvres essentiellement techniques, principalement des ventes, ont dominé le secteur du maïs américain.
  • Les conditions météorologiques généralement favorables dans la plupart des régions du Midwest, à l’exception des Grandes Plaines, ont motivé les vendeurs de contrats à terme.
  • Le rapport sur l’éthanol américain était « correct » : la production et les stocks ont reculé, sans toutefois fournir une orientation claire au marché.

 

Soya

Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 11,5650 $ (- 2 ¼ cents). Celui novembre 26 a fermé à 11,7475 $ (- 3 cents). Celui janvier 27 a terminé à 11,8975 $ (- 3 ½ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 310,20 $/tonne (-2,50 $/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 311,20 $/tonne (-2,60 $/tonne). Celui décembre 26 a fermé à 315,60 $/tonne (- 2,80 $/tonne). 

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 67,72 $ (-48 points). Celui octobre 26 a fini à 67,42 $ (-40 points).

  • En Chine, Sinograin aurait vendu aux enchères locales 67 % des 501,000 t de soya importé offertes. Les spéculateurs interrogés par Reuters s’attendent à ce que l’organisme d’État poursuive ses ventes au cours des prochaines semaines. 
  • StoneX projette un rendement du soya américain de 53 bpa en 2026, pour une production de 4,47 milliards de boisseaux.
  • Pour demain, les analystes anticipent des ventes à l’exportation de soya américain 2025/2026 comprises entre 100,000 et 400,000 t. Pour 2026/2027, leurs prévisions se situent entre 900,000 et 1,55 Mt. Quant au tourteau de soya, les attentes varient entre 200,000 et 500,000 t. Pour l’huile de soya, elles se situent entre -10,000 et 10,000 t.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme le maïs américain, le soya et ses produits dérivés ont été marqués par des manœuvres techniques, qui se sont principalement traduites par des ventes de contrats à terme.
  • Les conditions météorologiques essentiellement favorables dans le Midwest ont attiré les vendeurs de contrats à terme.

 

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,4225 $ (+ 3 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,6125 $ (+ 4 cents). Celui mars 27 a terminé à 6,7775 $ (+ 4 ¼ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,1350 $ (+ 6 ½ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,3100 $ (+ 6 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,4350 $ (+ 7 cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,8350 $ (- 1 cent). Celui décembre 26 a fini à 7,0800 $ (- 1 ¼ cent). Celui mars 27 a clôturé à 7,2550 $ (- ¾ cent).

  • En Amérique du Sud, les semis de blé progressent assez bien en Argentine. Au Brésil, ils sont déjà terminés, rapporte World Weather. 
  • Reuters rapporte qu’au Royaume-Uni, la récolte de grains est la plus mauvaise depuis 1984. Depuis le printemps, les différentes cultures ont souffert de la chaleur et de la sécheresse.
  • Pour demain, les analystes interrogés par Reuters prévoient des ventes à l’exportation de blé 2026/2027 comprises entre 250,000 et 450,000 t. 
  • Cette nuit, l’Algérie a acheté, à la suite d’un appel d’offres, entre 300,000 et 720,000 t de blé.

Analyse sommaire – Blé

  • Des manœuvres essentiellement techniques ont dominé le blé américain tout au long des séances.
  • La possibilité de temps très chaud et sec dans la plupart des Grandes Plaines a motivé les acheteurs de contrats de blé.
  • Les conflits au Moyen-Orient et dans la région de la mer Noire entretiennent toujours l’incertitude sur les prix du pétrole brut et du blé. Ils ont ainsi soutenu les différents contrats à terme de blé américain.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 229,48 $ (+ 1,58 $). Celui décembre 26 a fermé à 228,68 $ (+ 1,40 $). Celui février 27 a terminé à 228,53 $ (+ 1,13 $).

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 348,38 $ (+ 2,23 $). Celui octobre 26 a clôturé à 239,43 $ (+ 2,28 $). Celui novembre 26 a fermé à 331,93 $ (+ 2,25 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,48 $, à 348,65 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 734 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les régions visées étaient le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve se situaient entre 235,00 et 370,00 $, tandis que les offres maximales variaient entre 0,00 et 365,00 $.
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf a évolué de façon contrastée, tandis que l’écart Ch/Se s’est resserré à 19,91 $. La découpe « Choice » a reculé de 1,68 $, à 367,97 $, alors que la « Select » a augmenté de 1,56 $, à 348,06 $.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 106,000 têtes (-1,000 par rapport à la semaine précédente; -8,847 sur un an). 
  • L’USDA a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 306,000 têtes (+ 1,000 par rapport à la semaine précédente; -26,532 sur un an).

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 83,03 $ (-1,33 $). Celui décembre 26 a fermé à 74,65 $ (-1,13 $). Celui février 27 a terminé à 78,28 $ (-1,10 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,51 $, à 97,17 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 0,64 $, à 99,01 $.
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 1,22 $, à 101,05 $. Dans le détail : longe +1,87 $ (92,11 $); fesse + 0,54 $ (114,09 $); épaule -2,58 $ (69,06 $); côte -1,92 $ (158,49 $); jambon + 2,92 $ (84,23 $); flanc + 1,28 $ (162,76 $). 
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 484,000 têtes (+ 13,000 par rapport à la semaine précédente; + 16,003 sur un an).
  • L’USDA a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,380 million de têtes (+ 27,000 par rapport à la semaine précédente; + 3,354 sur un an).

 


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