Météo – États-Unis
- Dans l’ensemble, les conditions météorologiques à court terme sont à « surveiller » dans les Plaines américaines. L’analyse des cartes GEFS ou GFS (World Ag Weather) pour les trois prochains jours indique des possibilités de pluie dans le sud des Grands Lacs. Ces précipitations, d’intensité variable, pourraient surtout toucher le Wisconsin, l’Illinois, l’Indiana et l’ouest de l’Ohio. Comme l’illustre la carte ci-contre pour demain, le système, qui se déplace vers l’est, pourrait aussi atteindre la vallée du Mississippi et les secteurs environnants.
Le principal problème demeure l’absence de pluie dans la majeure partie des Plaines américaines. La plupart de ces secteurs auraient besoin de précipitations soutenues pour compenser les effets de la chaleur extrême qui persiste à court terme, comme l’indique la carte ci-contre du 3e jour.
- De son côté, la NOAA indique que des pluies bénéfiques sont tombées hier soir dans le nord-est des États-Unis ainsi que dans plusieurs secteurs du Minnesota, du Dakota du Nord et du Dakota du Sud. Au cours des prochains jours, l’organisme prévoit des précipitations au Wisconsin, en Iowa, au Missouri, en Illinois, en Indiana et en Ohio.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier après-midi, l’agence Reuters rapportait qu’une récente frappe de drones dans le canal de Suez avait endommagé deux méthaniers naviguant dans les eaux égyptiennes. L’attaque a suscité des inquiétudes quant à la sécurité des navires présents dans le secteur. La situation est d’autant plus préoccupante que des pipelines appartenant à l’Arabie saoudite passent à proximité.
- Selon la BBC, un missile russe aurait franchi hier la frontière polonaise avant de s’écraser dans un champ, près de l’Ukraine. L’incident n’a fait aucun blessé, mais les autorités polonaises prennent la situation très au sérieux. L’OTAN affirme maintenir un contact constant avec le gouvernement polonais et se dit prête à réagir à toute menace visant l’un de ses pays membres.
De leur côté, les autorités ukrainiennes ont confirmé qu’il s’agissait vraisemblablement d’un missile de croisière russe qui devait frapper l’intérieur du territoire ukrainien. Il faisait partie d’une attaque massive menée par la Russie.
- Toujours d’après la BBC, l’agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, la CISA, a déclaré que des pirates informatiques avaient ciblé des installations d’aqueduc au Minnesota. Cette annonce faisait suite à des attaques coordonnées contre des automates programmables industriels (API), utilisés dans la gestion de l’eau potable. Selon certains médias américains, les enquêteurs cherchent à déterminer s’il existe un lien avec l’Iran.
Pour l’instant, cette piste demeure toutefois hypothétique. Les autorités américaines cherchent à recueillir de nouvelles données. La BBC souligne néanmoins que le moment où ces attaques se sont produites soulève des questions, puisqu’elles ont coïncidé avec la visite à Washington du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
- Hier après-midi, Radio-Canada mentionnait que de nombreux agriculteurs ont eu recours à la pulvérisation aérienne de fongicides pour traiter leurs champs. Les conditions météorologiques excessivement humides empêcheraient la machinerie conventionnelle d’y circuler sans endommager les cultures.
Par ailleurs, le média d’État mentionne que, malgré un été très humide et des dommages accentués par la chaleur, certains agriculteurs demeurent optimistes quant aux rendements possibles à la récolte.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,4075 $ (- 5 cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,6400 $ (- 4 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,7975 $ (- 4 ¾ cents).
- En France, FranceAgriMer (Céré’Obs) mentionne que, lundi dernier, 34 % des cultures de maïs se situaient dans les catégories « bon à excellent », en baisse de 4 points sur une semaine.
- Dans son bilan mensuel, la Commission européenne a abaissé sa prévision de production de maïs dans l’UE, de 59,9 Mt à 51,9 Mt. Cette révision s’explique largement par la sécheresse observée dans plusieurs pays. L’organisme estime également que la production de tous les grains de l’UE pourrait reculer de 9,4 %, tandis que les importations pourraient augmenter de 5 Mt par rapport à l’an passé.
- Selon Desjardins, 100,000 emplois pourraient avoir été créés en juillet sur le territoire américain.
- Aujourd’hui, la Commission canadienne des grains publiait son rapport pour la semaine du 26 juillet. Les exportations canadiennes de maïs s’élevaient à 0,00 t, un niveau stable par rapport à la semaine précédente, mais nettement inférieur à la moyenne des quatre dernières semaines. Les stocks commerciaux atteignaient 178,700 Mt ou -0,62% par rapport à la semaine précédente. L’organisme estimait également les inventaires des terminaux du Saint-Laurent à 74,900 t.
Analyse sommaire – Maïs
- À l’instar des secteurs américains du soya et du blé, celui du maïs a été marqué par les manœuvres techniques habituelles de fin de mois et de semaine, à l’approche du week-end.
Le facteur météorologique a également favorisé les vendeurs de contrats à terme. Les pluies prévues dans le Midwest, sauf dans les Plaines américaines, laissent croire que les cultures pourront profiter d’une amélioration nécessaire et bénéfique des réserves d’humidité. Dans les Plaines, toutefois, la situation pourrait demeurer difficile, alors que la chaleur extrême pourrait persister avec un temps sec.

Soya
Le contrat de soya américain août 26 a clôturé à 11,7200 $ (- 6 ¼ cents). Celui septembre 26 a fermé à 11,7075 $ (- 1 ½ cent). Celui novembre 26 a terminé à 11,8750 $ (- 1 ¼ cent).
Quant au tourteau de soya, le contrat août 26 a fini à 312,20 $/tonne (- 1,90 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 314,90 $/tonne (- 2,60 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 316,60 $/tonne (- 1,70 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 67,12 $ (- 123 points). Celui septembre 26 a fini à 67,26 $ (- 96 points).
- Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes privées à l’exportation de 252,000 t de soya américain. Les destinations étaient inconnues, et les livraisons sont prévues en 2026/27.
- En Chine, Sinograin n’a vendu que la moitié des 504,000 t de soya offertes. Reuters explique que les prix demandés pour le soya importé n’étaient pas particulièrement attrayants. Les spéculateurs américains estiment néanmoins que ces ventes étaient suffisantes pour ouvrir la voie à l’arrivée de soya américain.
- Lundi prochain, l’USDA devrait publier son rapport mensuel Fats & Oils. Les analystes estiment que 217,9 millions de boisseaux de soya américain pourraient avoir été triturés en juin, contre 196,9 millions de boisseaux à la même période l’an passé. Leurs projections se situent dans une fourchette de 216,5 à 219,3 millions de boisseaux. Les stocks d’huile sont attendus à 2,025 milliards de livres ou pourraient augmenter de 11,5 % par rapport à l’an passé.
- Selon la Commission canadienne des grains, les exportations canadiennes de canola ont atteint 261,700 t au cours de la semaine du 26 juillet dernier, en hausse de 55,68 % par rapport à la semaine précédente et de 32,94 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines.
Du côté du soya canadien, les exportations ont atteint 30,200 t, une hausse notable par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières semaines.
Les stocks commerciaux de canola canadien se sont établis à 1,054,300 t, en hausse de 19,52 % par rapport à la semaine précédente. Ceux de soya canadien ont été estimés à 91,100 t, en baisse de 6,56 % sur une semaine.
Les stocks de canola dans les terminaux du Saint-Laurent atteignaient 2,700 t, tandis que ceux de soya s’élevaient à 40,300 t.
Analyse sommaire – Soya
- Des manœuvres techniques ont dominé la séance dans le secteur du soya américain et de ses produits dérivés. La fin du mois a incité certains spéculateurs à fermer des positions.
- La fin de la semaine et l’approche du week-end les auraient également incités à ajuster ou à fermer des positions, en vendant ou en achetant des contrats à terme.
- L’amélioration des conditions météorologiques dans le Midwest, notamment autour des Grands Lacs et plus au sud, aurait encouragé les vendeurs de contrats à terme.

Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,3975 $ (- 24 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,5750 $ (- 24 cents). Celui mars 27 a terminé à 6,7425 $ (- 23 ¼ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,0750 $ (- 23 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,2375 $ (- 23 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,3600 $ (- 22 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,8975 $ (- 21 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,1450 $ (- 21 cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,3100 $ (- 21 cents).
- Apparemment, ni les Américains ni les Iraniens n’ont signalé d’attaque au cours de la nuit. Cela laisse croire que les frappes américaines de mercredi dernier ont probablement pris fin, du moins temporairement. Du côté iranien, la chaîne de télévision publique IRIB a rapporté que le Corps des gardiens de la révolution islamique avait ciblé une base militaire koweïtienne pendant la nuit, une information que les autorités du Koweït n’ont pas confirmée.
- Par ailleurs, CNN a rapporté que le ministère saoudien de la Défense avait déclaré hier que 14 pays soutenaient la proposition de créer une alliance de défense maritime. Celle-ci viserait à protéger les routes maritimes internationales et à préserver la sécurité du commerce mondial.
- World Weather indique que le manque de pluie et les chaleurs excessives dans le nord des Plaines américaines et le sud du Canada maintiennent les cultures sous un stress hydrique et thermique constant. Or, les météorologues ne prévoient ni averses ni atténuation significative de la chaleur au cours des prochains jours.
- Reuters rapporte qu’en Russie, le principal groupe de pression (lobby) affirme que les récentes attaques ukrainiennes contre les ports et les navires ont interrompu les exportations de grain russe depuis la mer Noire. Les dommages sont si importants que le groupe ne prévoit aucune amélioration notable à court terme. Toujours selon Reuters, le syndicat russe des producteurs et exportateurs de grain évalue entre 25 et 30 Mt le déficit de blé destiné à l’exportation, soit environ 15 % du blé russe.
- En Ukraine, l’Association des producteurs de grain (UGA) a relevé de 5,3 % son estimation de la récolte de blé, à 23,7 Mt.
- FranceAgriMer (Céré’Obs) estime que 65 % du blé tendre français se situait dans les catégories « bon à excellent ». La récolte est toutefois considérée comme terminée.
- La Commission européenne a abaissé son estimation des stocks de fin d’année de blé tendre d’hiver, de 13,8 Mt le mois dernier à 12,9 Mt ce mois-ci.
- Selon la Commission canadienne des grains, vers la fin de la semaine du 26 juillet dernier, les exportations de blé canadien se sont établies à 435,100 t, en hausse de 12,05 % par rapport à la semaine précédente, mais en recul de 3,14 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Les stocks commerciaux ont diminué de 1,93 % sur une semaine, à 2,484 Mt. Ils atteignaient 303,300 t dans les terminaux du Saint-Laurent.
Analyse sommaire – Blé
- Comme pour le maïs et le soya américains, les séances du blé américain ont été dominées par les manœuvres propres aux fins de mois. Les spéculateurs auraient profité de l’occasion pour fermer des positions.
- La fin de la semaine et l’approche du week-end ont également motivé les vendeurs, qui ont profité des séances pour fermer ou ajuster des positions, en vendant ou en achetant des contrats à terme.
- Dans le secteur du blé américain, le facteur météorologique était plus complexe. Malgré les averses tombées hier dans le nord-ouest du Midwest, il en faudra davantage pour atténuer les effets d’une sécheresse persistante. La chaleur excessive dans de nombreuses régions des Plaines devait également être prise en compte. En somme, la météo n’a joué qu’un rôle plus limité dans l’évolution des contrats à terme du blé américain.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 231,75 $ (+ 53 cents). Celui octobre 26 a fermé à 227,25 $ (- 20 cents). Celui décembre 26 a terminé à 226,95 $ (+ 23 cents).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 348,03 $ (+ 1,55 $). Celui septembre 26 a clôturé à 343,78 $ (+ 1,33 $). Celui octobre 26 a fermé à 335,35 $ (+ 1,33 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,22 $ à 347,69 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf progressait, tandis que l’écart Ch/Se se resserrait à 15,15 $. La découpe « Choice » gagnait 0,88 $ à 361,38 $, tandis que la « Select » avançait de 4,90 $ à 346,23 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 98,000 têtes (-5,000 par rapport à la semaine précédente; +5,105 par rapport à l’an passé).
- L’organisme a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 505,000 têtes (-9,000 par rapport à la semaine précédente; -31,099 par rapport à l’an dernier).

Porc
Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 98,85 $ (+ 43 cents). Celui octobre 26 a fermé à 84,85 $ (+ 1,50 $). Celui décembre 26 a terminé à 75,68 $ (+ 1,15 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,01 $ à 98,44 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse baissait de 0,64 $ à 100,41 $. Celui du porc vivant reculait de 0,89 $ à 72,09 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 1,63 $ à 100,01 $. Dans le détail : longe +2,19 $ (92,77 $); fesse +2,58 $ (116,03 $); épaule -3,46 $ (70,66 $); côte +4,01 $ (162,19 $); jambon -7,23 $ (81,75 $); flanc -1,93 $ (156,87 $).
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 424,000 têtes (+36,000 par rapport à la semaine précédente; -20,126 par rapport à l’an passé).
- L’organisme a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,252 millions de têtes (+5,000 par rapport à la semaine précédente; +60,937 par rapport à l’an dernier).


