Météo – États-Unis
- De façon générale, les prévisions météorologiques semblent s’améliorer quelque peu dans une bonne partie du Midwest et du reste des Grandes Plaines. L’analyse des cartes GEFS ou GFS (World Ag Weather) pour les trois prochains jours indique des possibilités de précipitations relativement abondantes dans la plupart des régions du Midwest et du reste des Plaines américaines. Comme l’illustre cette carte prévue pour demain, de fortes probabilités de pluie sont attendues dans plusieurs secteurs du Dakota du Sud, du Nebraska, du Minnesota, de l’Iowa et du Missouri. En outre, le système semble se déplacer vers l’est des États-Unis, de sorte que des averses sont possibles dans le reste de la région des Grands Lacs et plus au sud. Seul le Texas risque de demeurer aux prises avec une sécheresse persistante.
Toutefois, les températures élevées prévues au cours de cette période pourraient poser problème dans le nord et le sud des Grandes Plaines, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre. Par conséquent, les cultures du nord et, dans certains cas, celles du sud des Plaines pourraient subir un stress hydrique et thermique. Ailleurs, les températures pourraient toutefois diminuer et devenir plus supportables.
Pour sa part, la NOAA prévoit des précipitations bénéfiques au cours de la semaine prochaine dans la plupart des régions de production, à l’exception de l’ouest du Midwest et du sud des Grandes Plaines. Cette évolution météorologique pourrait s’accompagner d’un recul des températures vers des niveaux plus acceptables.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier soir, CNBC rapportait que l’armée américaine avait repris ses frappes en Iran à 20h00, heure de Washington, mettant ainsi fin à une trêve de plusieurs jours. Selon le Centcom, cette opération constitue une réponse ferme aux tirs de missiles lancés hier par le Corps des gardiens de la révolution islamique en direction d’une base américaine située en Jordanie.
Selon des experts, l’armée américaine pourrait de nouveau cibler des infrastructures vitales, notamment les réseaux électriques, les usines de dessalement et les installations énergétiques liées au pétrole.
CNBC explique que, tôt hier matin, le président Donald Trump a déclaré à Fox News, à propos des Iraniens : « Nous allons les frapper fort; ils vont prendre une raclée. » Malheureusement, le conflit s’est étendu à d’autres régions du Moyen-Orient.
Avant-hier, les forces américaines et saoudiennes avaient bombardé conjointement des installations appartenant à des milices « terroristes » pro-iraniennes dans l’est de l’Irak. Dans la mer Rouge, les Houthis du Yémen auraient saboté hier des infrastructures de pipelines saoudiens.
De plus, selon Reuters, des attaques de drones auraient également ciblé le port égyptien de Damiette et menacé un méthanier qui naviguait à proximité. Toutefois, les autorités égyptiennes n’ont pas encore accusé formellement l’Iran d’être à l’origine de ces incidents.
D’après CNBC, cette intensification des hostilités au Moyen-Orient ne serait vraisemblablement pas étrangère à la visite du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington. Les discussions entre ce dernier et le président américain auraient notamment porté sur l’Iran.
Vers minuit, les prix du pétrole brut reculaient après avoir progressé tout au long de la séance précédente. Le Brent aurait cédé 1,26 % pour s’établir à 89,60 USD le baril, tandis que le WTI aurait perdu 0,88 % à 83,72 USD le baril.
- Sur un autre sujet, CNBC indiquait que la Chine menaçait les États-Unis de représailles à la suite de la décision, publiée avant-hier, de la Commission fédérale américaine des communications (FCC) d’interdire l’importation de certains dispositifs technologiques, notamment des robots humanoïdes, pour des raisons de cybersécurité. Pékin estime que cette mesure nuit à la stabilité économique sino-américaine. Le ministère chinois du Commerce a exigé le retrait de cette décision.
- Selon l’agence Reuters, la Pologne a dû déployer très tôt ce matin des avions de chasse afin de sécuriser son espace aérien, après que des frappes russes ont touché Lviv, ville ukrainienne située près de la frontière polonaise.
- Selon plusieurs médias, la décision de la Réserve fédérale américaine de maintenir ses taux directeurs inchangés et, surtout, son refus de fournir des indications sur la suite ont laissé les économistes et les spéculateurs perplexes.
Rappelons que le président de la Fed, Kevin Warsh, avait déjà exposé cette position aux journalistes lors de sa nomination. Toutefois, certains experts remettent déjà en doute sa crédibilité à la tête de la Fed, surtout après que les membres du FOMC ont voté à 9 contre 3 en faveur du maintien des taux. Des questions se poseraient notamment au sujet des trois opposants à la décision.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,4575 $ (- 3 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,6850 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,8450 $ (- 2 ¾ cents).
- Aux États-Unis, le Bureau of Economic Analysis indique que les dépenses de consommation personnelle, ou PCE, ont progressé de 0,3 % en juin, ce qui représente un ralentissement par rapport au mois précédent. Cette modération est attribuable à une diminution des dépenses en carburant. Le PCE est un indicateur utilisé par la Fed pour mesurer l’inflation.
- Durant la semaine se terminant le 23 juillet, les ventes nettes à l’exportation de maïs américain pour 2025/26 ont totalisé 362,900 t, en hausse de 9 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 25 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. La Colombie et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Selon le sondage de Reuters, les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 300,000 et 600,000 t.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 1,062,400 t. Les destinations inconnues et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 500,000 t et 1,0 Mt.
- Hier, des importateurs sud-coréens auraient acheté 65,000 t de maïs fourrager lors d’un appel d’offres. Le Brésil et l’Argentine auraient vraisemblablement présenté les offres les plus avantageuses.
- Dans une lettre, Desjardins soutient que, sur une base annualisée, le PIB réel des États-Unis aurait progressé de 1,5 % au deuxième trimestre. La banque québécoise rappelle toutefois qu’au premier trimestre, la croissance annualisée avait atteint 2,1 %. Elle estime néanmoins que l’économie américaine demeure résiliente et que la demande intérieure reste ferme, notamment grâce à d’importants investissements des entreprises. Cette situation devrait contribuer à accroître la production et à réduire les prix à la consommation.
- Le rapport hebdomadaire de l’US Drought Monitor, daté du 28 juillet, paraissait aujourd’hui. Dans le cas du maïs américain, 29 % des superficies cultivées étaient en zone de sécheresse, soit une hausse de 10 points par rapport à la semaine précédente et de 22 points comparativement à la même période l’an dernier.
Analyse sommaire – Maïs
- L’amélioration des conditions météorologiques, surtout dans le Midwest, a visiblement exercé une pression à la baisse sur les contrats à terme du maïs américain.
- Les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été bien accueillies par les spéculateurs; elles ont soutenu les différents cours.

Soya
Le contrat de soya américain août 26 a clôturé à 11,7725 $ (- ¾ cent). Celui septembre 26 a fermé à 11,7225 $ (- 3 ¾ cents). Celui novembre 26 a terminé à 11,8875 $ (- 4 cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 314,10 $/tonne (- 1,20 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 317,50 $/tonne (- 40 cents/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 318,30 $/tonne (- 50 cents/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 68,35 $ (- 82 points). Celui septembre 26 a fini à 68,22 $ (- 44 points).
- Interrogé au sujet des missiles chinois qui auraient été vendus à l’Iran, le président Donald Trump a indiqué que le président chinois Xi Jinping lui avait assuré que Pékin ne vendait pas d’armes aux Iraniens. Il a ajouté qu’il serait très déçu si tel était le cas et s’est dit préoccupé par cette question. Le président Xi devrait se rendre à Washington le 24 septembre prochain. Toutefois, selon certaines informations, la Chine aurait vendu 400 missiles à l’Iran.
- Pour 2025/26, les ventes nettes à l’exportation de soya américain ont totalisé 302,300 t, soit une hausse notable par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Égypte et le Japon ont été les principaux acheteurs. Les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 200,000 et 300,000 t.
Pour 2026/27, l’USDA indique que les ventes ont atteint 1,333,200 t. La Chine et les destinations inconnues ont été les principales acheteuses. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 700,000 t et 1,0 Mt.
- Quant au tourteau de soya américain, les ventes nettes à l’exportation pour 2025/26 ont totalisé 63,300 t, un creux pour l’année commerciale. Elles ont reculé de 66 % par rapport à la semaine précédente et de 67 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Les Philippines et Taïwan ont été les principales acheteuses.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont totalisé 51,400 t. Le Canada et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les analystes anticipaient des ventes comprises entre 200,000 et 550,000 t.
- Du côté de l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation pour 2025/26 ont totalisé 1,100 t. L’Arabie saoudite et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 0 et 10,000 t.
- Aux États-Unis, les dirigeants d’Archer-Daniels-Midland (ADM) ont annoncé que l’entreprise augmentera ses investissements dans ses usines de trituration de soya situées en Amérique du Nord. La forte demande de biocarburants aurait motivé cette décision. Les installations de l’Indiana, du Missouri, du Nebraska et du Dakota du Nord devraient être modernisées ou agrandies. Les travaux pourraient être achevés en 2028 ou au début de 2029.
- Selon l’US Drought Monitor, 26 % des superficies consacrées à la culture du soya américain étaient en zone de sécheresse, soit une hausse de 8 points par rapport à la semaine précédente et de 21 points comparativement à l’an dernier.
Analyse sommaire – Soya
- Comme le maïs, le marché du soya américain et de ses produits dérivés a subi une correction en raison de l’amélioration météorologique dans plusieurs régions de production, particulièrement dans le Midwest.
- Les résultats du rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation ont été excellents uniquement pour le soya américain. Les données concernant le tourteau et l’huile ont été décevantes. Les données n'ont pas fourni de direction claire au marché.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,6350 $ (+ 2 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,8150 $ (+ 3 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 6,9750 $ (+ 4 ½ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,3075 $ (+ 5 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,4675 $ (+ 6 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,5825 $ (+ 6 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,1150 $ (+ 6 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,3550 $ (+ 7 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,5200 $ (+ 7 ½ cents).
- Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation de blé américain ont totalisé 285,200 t, soit une baisse de 2 % par rapport à la semaine précédente et un niveau stable comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Indonésie et les Philippines ont été les principales acheteuses. Toujours selon le sondage de Reuters, les analystes prévoyaient des ventes comprises entre 200,000 et 500,000 t.
- Reuters rapporte qu’une attaque de drones ukrainiens aurait fortement endommagé un terminal russe d’exportation de grains dans le port de Taman, situé dans le détroit de Kertch, une région stratégique reliant la mer d’Azov à la mer Noire.
- Hier, des producteurs français estimaient que les rendements du blé tendre reculeraient à 7,0 t par hectare, ce qui représenterait une baisse de 3 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
- LSEG a abaissé son estimation de la production de blé américain de 41,8 à 40,9 Mt. En revanche, la firme a relevé de 1,3 % son estimation de la production de blé canadien, à 34,9 Mt.
- Selon l’US Drought Monitor, 42 % des superficies consacrées à la culture du blé de printemps étaient en zone de sécheresse, soit une hausse de 18 points par rapport à la semaine précédente et de 4 points comparativement à la même période l’an dernier.
Analyse sommaire – Blé
- L’intensification des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en mer Noire soutient les prix du blé américain.
- La chaleur excessive possible dans le nord des Plaines américaines au cours des prochains jours a également soutenu les contrats de blé de printemps.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 231,23 $ (+ 3,33 $). Celui octobre 26 a fermé à 227,45 $ (+ 3,48 $). Celui décembre 26 a terminé à 226,73 $ (+ 3,40 $).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 346,48 $ (+ 2,20 $). Celui septembre 26 a clôturé à 342,45 $ (+ 3,80 $). Celui octobre 26 a fermé à 334,03 $ (+ 4,40 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,22 $ à 347,69 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,054 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative étaient le TX/OK/NM et le KS. Les prix de réserve variaient entre 232,00 et 234,00 $. Les offres maximales se situaient entre 0,00 et 228,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait, tandis que l’écart Ch/Se se rétrécissait à 19,17 $. La découpe « Choice » a perdu 2,93 $ à 360,50 $, tandis que la « Select » a reculé de 1,08 $ à 341,33 $.
- Pour 2026, l’USDA a évalué les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain à 15,100 t, soit une hausse de 61 % par rapport à la semaine précédente et de 39 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et le Japon ont été les principaux acheteurs.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 102,000 têtes (-6,000 par rapport à la semaine précédente; -5,458 comparativement à l’an passé).
- L’USDA a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 407,000 têtes (-4,000 par rapport à la semaine précédente; -36,144 comparativement à l’an dernier).
Porc
Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 94,43 $ (- 2,25 $). Celui octobre 26 a fermé à 83,35 $ (- 2,35 $). Celui décembre 26 a terminé à 74,53 $ (- 2,68 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,10 $ à 98,45 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 0,74 $ à 101,05 $. Quant au prix du porc vivant, il baissait de 1,22 $ à 72,98 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,14 $ à 101,64 $. Dans le détail : longe + 0,48 $ (90,58 $); fesse + 1,49 $ (113,45 $); épaule + 1,77 $ (74,12 $); côte - 2,96 $ (158,18 $); jambon - 5,60 $ (88,98 $); flanc + 5,85 $ (158,80 $).
- Concernant le porc américain, l’USDA a estimé les ventes nettes à l’exportation pour 2026 à 35,300 t, soit une hausse de 23 % par rapport à la semaine précédente et de 34 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et la Chine ont été les principaux acheteurs.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 485,000 têtes (+ 6,000 par rapport à la semaine précédente; + 16,074 comparativement à l’an passé).
- L’USDA a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,838 million de têtes (-21,000 par rapport à la semaine précédente; -10,811 comparativement à l’an dernier).


