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Revue des marchés - 24 juillet 26

24 juillet 2026,

Météo – États-Unis

  • De façon générale, les prévisions météorologiques à court terme doivent être surveillées dans la plupart des régions du Midwest et du reste des Grandes Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour laisse entrevoir des pluies faibles et insuffisantes dans la plupart des régions des Grands Lacs, ainsi que plus à l’est (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Le problème le plus préoccupant concerne toutefois les températures maximales, qui pourraient demeurer élevées dans la majeure partie des Grandes Plaines, plus à l’est, ainsi que dans des secteurs plus au sud, notamment au Missouri et en Arkansas (voir également la carte du 3e jour ci-contre).

 

  • En définitive, les conditions météorologiques devraient être difficiles dans la plupart des régions de production. Les averses prévues dans les secteurs des Grands Lacs, ailleurs dans le Midwest et dans le reste des Grandes Plaines risquent d’être faibles et nettement insuffisantes pour prévenir un stress hydrique et thermique, principalement attribuable à la chaleur extrême qui pourrait persister dans les Grandes Plaines et même plus à l’est.

En bref, hier soir…

  • Hier soir, après la fermeture des marchés boursiers, CNBC indiquait que le président Donald Trump avait décidé d’imposer de nouveaux droits de douane à 60 pays partenaires commerciaux. Ces mesures devaient entrer en vigueur très tôt ce matin, à 0 h 01. Le nouveau régime tarifaire s’appliquera à l’Union européenne à l’expiration des droits de douane temporaires, ce qui signifie que des tarifs de 10 à 12,5 % pourraient alors être imposés.

Donald Trump a expliqué que ces mesures sont nécessaires pour lutter contre le travail forcé. Cette décision touche 99,4 % des échanges commerciaux des États-Unis. Un responsable de l’administration Trump a toutefois soutenu que ces droits de douane ne s’ajouteront pas à ceux déjà imposés sur l’acier et l’aluminium, deux métaux jugés critiques par les Américains. 

CNBC précise que le président Trump soutient depuis longtemps que les droits de douane constituent un moyen efficace d’accroître les recettes gouvernementales et l’influence des États-Unis auprès de leurs partenaires commerciaux. Il rejette également les critiques selon lesquelles ces mesures taxent les importateurs américains tout en pénalisant les consommateurs par une hausse des prix.

De son côté, la BBC rapporte que le premier ministre canadien, Mark Carney, affirme que toutes les options sont sur la table concernant les droits de douane imposés par les États-Unis, mais que la suite dépendra de l’évolution des négociations. Il compte d’ailleurs intensifier les discussions avant le 19 août prochain, date à laquelle des tarifs de 50 % sur des produits comme les voitures, les produits laitiers, le ciment et l’alcool entreront en vigueur.

Pour ce qui est du Brésil, auquel les États-Unis ont imposé des droits de douane de 25 % sur plusieurs produits, dont l’éthanol et la machinerie agricole, BFM Business a rapporté les propos du président Luiz Inácio Lula da Silva, qui a déclaré vouloir trouver d’autres débouchés pour son pays. 

Il a également indiqué que son gouvernement fournirait de l’aide aux entreprises touchées et mettrait en place un programme de soutien financier. Pour sa part, Xinhua, l’agence de presse chinoise, ajoute que le gouvernement brésilien entend déposer une plainte auprès de l’OMC. L’administration Trump accuse le Brésil de pratiques commerciales déloyales.

  • Par ailleurs, CNBC mentionne, dans un autre article publié hier soir, que l’inflation japonaise s’est établie à 1,7 % en juin, comparativement à 1,5 % le mois précédent. Toutefois, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie, aurait reculé à 1,7 % en juin, son plus bas niveau depuis août 2022. Autrement dit, la hausse des coûts de l’énergie a principalement contribué à l’augmentation de l’inflation japonaise.
  • Concernant le Moyen-Orient, l’agence Reuters rapporte que Téhéran a envoyé au Yémen des commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique ainsi que du matériel lié aux missiles afin d’aider les Houthis. La BBC ajoute que les attaques des Houthis font craindre un conflit plus vaste au Moyen-Orient. 
  • De fait, les prix du pétrole brut ont augmenté hier au cours de la journée ; le Brent a même dépassé la barre de 100 USD le baril. Très tôt ce matin, vers 0 h 45, il reculait de 0,41 % à 100,28 USD le baril, tandis que le WTI perdait 0,60 % à 91,67 USD le baril.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,6425 $ (+ ¼ cent). Celui décembre 26 a fermé à 4,8750 $ (0,00). Celui mars 27 a terminé à 5,0300 $ (0,00).

  • Dans un article paru ce matin, Axios rapportait que le président Donald Trump avait signalé qu’il envisageait une « attaque massive » contre l’Iran afin de forcer les autorités iraniennes à négocier un accord de paix. Dans une entrevue accordée à Bloomberg, il a précisé que les Iraniens n’avaient pas suffisamment souffert.
  • Au Brésil, le Federal Prosecution Service, ou MPF, poursuit le gouvernement fédéral au sujet de sa décision hâtive de relever le taux d’incorporation d’éthanol de E30 à E32. L’organisme explique que cette décision a été prise sans analyse scientifique préalable.
  • FranceAgriMer (Céré’Obs) indique que, lundi dernier, la proportion des cultures de maïs français classées dans les catégories « bon à excellent » est passée de 40 % à 38 %. L’an dernier, 69 % des cultures se trouvaient dans ces mêmes catégories.
  • Dans son rapport hebdomadaire, la Commission canadienne des grains mentionne que, dimanche dernier, les exportations canadiennes de maïs 2025/26 ont totalisé 0,0 t, soit une baisse de 100 % par rapport à la semaine précédente et une hausse de 25,88 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. 

Quant aux stocks commerciaux de maïs 2025/26, ils ont été établis à 177,600 t, soit une baisse de 1,07 % par rapport à la semaine précédente.

Analyse sommaire – Maïs

  • La faible variation observée aujourd’hui dans les prix du maïs américain s’explique en grande partie par des manœuvres techniques. 
  • Les conditions météorologiques préoccupantes dans le Midwest et le reste des Plaines américaines ont tout de même soutenu les différents cours.
  • Les conflits au Moyen-Orient, et plus encore en mer Noire, restreignent l’offre mondiale en compliquant l’acheminement du grain vers différentes destinations.
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour les spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Soya

Le contrat de soya américain août 26 a clôturé à 12,4800 $ (+ 10 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 12,4025 $ (+ 9 ¼ cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,5350 $ (+ 9 ¾ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 331,30 $/tonne (+ 1,40 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 330,80 $/tonne (+ 2,00 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 330,30 $/tonne (+ 2,70 $/tonne). 

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 74,33 $ (- 126 points). Celui de septembre 26 a fini à 73,47 $ (- 122 points).

  • En Chine, la Banque populaire de Chine devrait injecter des capitaux dans l’économie nationale afin de stimuler la croissance. Pour le seul mois de juillet, elle prévoit de mettre 500 milliards de yuans à la disposition des banques locales.
  • La Commission canadienne des grains mentionne que, le 19 juillet dernier, les exportations de canola 2025/26 ont totalisé 168,100 t, soit une baisse de 44,90 % par rapport à la semaine précédente et de 14,16 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.

Dans le cas du soya canadien, la Commission estime que les exportations 2025/26 ont atteint 3,200 t, soit une hausse de 10,34 % par rapport à la semaine précédente et de 10,34 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines. 

Quant aux stocks commerciaux, ceux du canola 2025/26 ont atteint 1,260,100 t, soit une réduction de 8,49 % comparativement à la semaine précédente. Dans le cas du soya 2025/26, ils se sont établis à 97,500 t, soit une baisse de 11,76 % par rapport à la semaine précédente.

Analyse sommaire – Soya

  • La présence des importateurs chinois dans le rapport sur les ventes à l’exportation publié hier a continué d’encourager les acheteurs de contrats de soya américain aujourd’hui. La demande chinoise pour cette denrée est manifestement bien présente, comme l’avait promis le gouvernement chinois pour 2026/27. 
  • Les conditions météorologiques difficiles dans une bonne partie du Midwest et du reste des Plaines américaines ont soutenu les différents contrats. 
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour les spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

 

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,7800 $ (- 18 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,9550 $ (- 18 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,1125 $ (- 18 cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,4525 $ (- 14 ½ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,6150 $ (- 14 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,7275 $  (- 14 ¾ cents).

À Minneapolis, le contre de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,1425 $ (-  15 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,3775 $ (- 15 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,5275 $ (- 14 cents).

  • Hier, la tournée des cultures dans le Dakota du Nord s’achevait. Selon les calculs du Wheat Quality Council, le rendement moyen du blé de printemps dans les secteurs sondés est de 48,0 bu/acre, en baisse par rapport aux 49,0 bu/acre enregistrés en 2025.
  • D’après Reuters, les contrats à terme de blé reculaient sur Euronext après que les autorités ukrainiennes ont indiqué qu’elles envisageaient de permettre aux navires de se charger dans les ports d’Odesa. Cette possibilité nourrit l’espoir que l’Ukraine puisse éviter un blocage majeur de ses exportations de grains.
  • En Russie, IKAR estime que la production totale de grains pourrait atteindre 139 Mt en 2026, ce qui représenterait une baisse comparativement aux 142,5 Mt prévues en juin dernier. Cette réduction s’explique par l’abaissement des prévisions de production pour la Sibérie et l’Oural. L’organisme mentionne également que la production russe de blé en 2026/27 pourrait atteindre 90 Mt, tandis que les exportations s’élèveraient à 44,5 Mt.
  • Dans son rapport hebdomadaire, FranceAgriMer (Céré’Obs) note que, lundi dernier, les conditions de culture du blé tendre sont demeurées stables, à 65 % dans les catégories « bon à excellent ». L’an passé, 69 % des cultures se trouvaient dans ces catégories. Par ailleurs, l’organisme observe que la récolte est terminée à 99 %, comparativement à 84 % l’an dernier et à une moyenne quinquennale de 58 %.
  • La Commission canadienne des grains soutient que, le 19 juillet dernier, 388,300 t de blé canadien 2025/26 ont été exportées, soit une baisse de 13,03 % par rapport à la semaine précédente et de 23,15 % comparativement à la moyenne des quatre dernières semaines.

Du côté des stocks commerciaux, la Commission estime ceux de blé 2025/26 à 2,532,800 t, soit une hausse de 12,96 % par rapport à la semaine précédente.

Analyse sommaire – Blé

  • Des ventes techniques ont surtout été observées dans le blé américain tout au long des séances d’aujourd’hui.
  • Les conditions météorologiques difficiles dans les Plaines américaines et le Midwest ont soutenu les différents contrats.
  • La météo difficile en Europe de l’Ouest attire toujours les acheteurs de contrats, qui misent sur les pertes dans les cultures et sur la baisse de l’offre qui en résulterait.
  • Les hostilités au Moyen-Orient et en mer Noire continuent de soutenir les différents contrats de blé.
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour les spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Bœuf

Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 227,08 $ (+ 1,68 $). Celui octobre 26 a fermé à 222,50 $ (+ 1,13 $). Celui décembre 26 a terminé à 222,28 (+ 1,60 $).

Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 345,33 $ (+ 1, 55 $). Celui septembre 26 clôturé à 341,45 $ (+ 1,60 $). Celui octobre 26 a fermé à 336,00 $ (+ 2,55 $).

  • À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 1,07 $ à 349,65 $.
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 14,53 $. La découpe « Choice » a perdu 1,63 $ à 361,24 $, tandis que la « Select » a cédé 2,04 $ à 346,71 $.
  • Le rapport mensuel Cattle on Feed a été publié aujourd’hui. L’USDA mentionne qu’au 1er juillet dernier, les stocks des parcs d’engraissement s’élevaient à 11,370 millions de têtes, soit une hausse de 2 % par rapport à la même période l’an passé. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une augmentation de 2,3 %.
  • L’USDA a également calculé que les placements ont totalisé 1,399 million de têtes en juin, soit une réduction de 3 % par rapport à l’an passé. Les analystes anticipaient une baisse de 3,3 %.
  • Enfin, l’USDA estime que les commercialisations ont totalisé 1,661 million de têtes en juin, soit une réduction de 3 % par rapport à l’an passé. Les analystes prévoyaient une baisse de 2,8 %. 
  • Par ailleurs, l’USDA a également publié aujourd’hui son rapport semi-annuel sur le cheptel bovin américain. Le département estime qu’au 1er juillet dernier, les stocks de bovins et de veaux américains s’élevaient à 94,2 millions de têtes. Il a aussi calculé que le nombre de vaches laitières avait augmenté pour atteindre 9,65 millions de têtes. La production de veaux a été évaluée à 13,2 millions de têtes, soit une hausse de 2 % par rapport à l’an passé.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 103,000 têtes (+4,000 comparativement à la semaine précédente ; +7,557 par rapport à l’an passé).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 528,000 têtes (+3,000 comparativement à la semaine précédente ; -5,766 par rapport à l’an dernier).

Porc

Le contrat de porc américain le contrat août 26 a clôturé à 102,85 $ (+ 70 cents). Celui octobre 26 a fermé à 89,03 $ (+ 13 cents). Celui décembre 26 a terminé à 81,33 $ (20 cents).

  • À la fermeture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,40 $ à 97,48 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 2,77 $ à 99,37 $. Quant au prix du porc vivant, il diminuait de 1,39 $ à 72,89 $.
  • La valeur moyenne des découpes progressait de 0,15 $ pour s’établir à 104,63 $. Dans le détail : longe -0,59 $ (90,66 $) ; fesse -0,51 $ (112,51 $) ; épaule +3,38 $ (72,03 $) ; côte -0,16 $ (163,05 $) ; jambon -0,32 $ (103,82 $) ; flanc +0,31 $ (156,15 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 393,000 têtes (-42,000 comparativement à la semaine précédente ; -43,256 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,268 millions de têtes (-28,000 comparativement à la semaine précédente ; -55,397 par rapport à l’an dernier).

 


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