Nouvelle

Revue des marchés - 22 juillet 26

22 juillet 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les prévisions météorologiques sont préoccupantes dans une bonne partie des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour révèle le retour de températures extrêmement élevées sur une grande partie des Grandes Plaines, comme l’illustre la carte du 3e jour ci-contre.

 

  • Quant aux précipitations, l’analyse indique que la plupart d’entre elles pourraient se concentrer dans le centre des États-Unis ainsi qu’au sud du Midwest. La carte du 2e jour présentée ci-contre montre des probabilités de pluie pour le Kansas et le Missouri, deux États situés dans le centre des États-Unis. 

Pour sa part, World Weather soutient que certains secteurs du Dakota du Nord, du Dakota du Sud, de l’Iowa et du Minnesota sont actuellement touchés par un manque de précipitations défavorable aux différentes cultures. L’organisme précise que l’humidité des sols est largement déficitaire à plusieurs endroits. Or, les météorologues ne prévoient aucune précipitation significative à court ou à moyen terme dans ces régions.

De son côté, la NOAA ne prévoit pas à court terme les précipitations pourtant nécessaires dans plusieurs régions du Midwest et du reste des Plaines américaines. Même si ses météorologues anticipent, pour la semaine prochaine, des précipitations dans le centre des États-Unis, notamment dans les environs du Kansas, du Nebraska et du Missouri, la majorité des autres secteurs de production pourraient demeurer aux prises avec un temps de plus en plus sec. Ce temps sec pourrait s’accompagner de températures excessives, avoisinant 38 °C, dans le nord des Plaines américaines. 

Dans l’ensemble, les conditions météorologiques se compliquent dans le Midwest et une bonne partie du reste des Plaines américaines en raison du manque de précipitations et de la chaleur persistante. Elles seraient toutefois meilleures près des Grands Lacs et au sud du Midwest. 

En bref, hier soir… 

  • Dans un article publié hier, l’agence Reuters mentionne que les législateurs français soutiennent un projet de loi d’urgence autorisant la réintroduction temporaire de deux pesticides controversés, mais toujours permis dans l’Union européenne : l’acétamipride et le flupyradifurone. Les environnementalistes les accusent de tuer les abeilles. Les agriculteurs affirment toutefois que ces deux produits sont nécessaires pour lutter contre les pucerons, qui ont ravagé les cultures de betteraves sucrières au cours des dernières années. 

Paru avant-hier, puis mis à jour après la fermeture des marchés hier, un article de CNBC indiquait que les prix du pétrole brut avaient atteint leur plus haut niveau en cinq semaines dans la foulée de l’escalade des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Il faisait également état des menaces proférées par les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, contre les navires saoudiens circulant en mer Rouge. En fait, deux pétroliers transportant du pétrole saoudien à destination de l’Asie et transitant dans la région auraient fait demi-tour afin d’emprunter le canal de Suez, jugé plus sécuritaire.

Pour sa part, Bloomberg soulignait hier que le président Donald Trump avait, pour l’heure, minimisé les possibilités de pourparlers avec l’Iran.

D’ailleurs, la BBC a rapporté que le président Donald Trump avait annoncé des attaques contre un site nucléaire souterrain près de Natanz, en Iran. Le média rappelle que les États-Unis et l’Iran s’affrontent pour le contrôle du détroit d’Ormuz. Le CENTCOM accuse l’Iran d’avoir attaqué au moins 30 navires ayant emprunté le détroit au cours des trois derniers mois. 

La situation est telle que, peu après minuit ce matin, les prix du pétrole brut progressaient : le Brent gagnait 1,15 % à 92,06 USD le baril, tandis que le WTI demeurait stable à 84,91 USD le baril. 

  • Publié hier, un article de Radio-Canada indiquait que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, estimait que le gouvernement américain devrait débourser 37,5 milliards d’USD dans le conflit avec l’Iran d’ici la fin septembre, soit une hausse de 30 % par rapport à sa précédente prévision. Il a fait cette déclaration devant une commission du Sénat chargée d’examiner les dépenses. Cette somme ne couvrirait toutefois pas certaines dépenses militaires jugées essentielles. Le secrétaire à la Défense a d’ailleurs profité de l’occasion pour réclamer 67 milliards d’USD supplémentaires pour le Pentagone.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,6200 $ (+ 9 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,8475 $ (+ 9 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 5,0025 $ (+ 9 ¼ cents).

  • Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain. Pour la semaine du 17 juillet dernier, l’EIA estime que la production moyenne d’éthanol s’est établie à 1,094 million de barils, en hausse de 5,2 % par rapport à la semaine précédente et de 1,5 % comparativement à l’an dernier.

Quant aux stocks d’éthanol américain, ils se sont établis à 24,481 millions de barils, en hausse de 0,4 % comparativement à la semaine précédente et de 0,2 % par rapport à l’an passé. 

Par ailleurs, l’EIA estime que 158,000 barils d'éthanol américain ont été exportés au cours de la semaine, ce qui représente une augmentation hebdomadaire de 95,1 %. De plus, l’organisme américain précise que les approvisionnements des raffineries se sont élevés à 938,000 barils, en hausse de 3,5 % par rapport à la semaine précédente.

  • World Weather mentionnait ce matin que la chaleur pourrait diminuer au cours des prochains jours dans plusieurs régions de l’Europe de l’Ouest. Les météorologues ajoutent que les conditions demeurent très sèches et que plusieurs régions ont besoin d’averses bénéfiques, notamment à certains secteurs du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne. 
  • Au Brésil, l’Anec a relevé son estimation des exportations de juillet de 3,44 à 3,77 Mt.
  • Dans le cadre d’un appel d’offres, des importateurs sud-coréens auraient acheté entre 142,000 et 208,000 t de maïs. 
  • Pour demain, les analystes interrogés par Reuters estiment que les ventes à l’exportation de maïs 2025/26 pourraient se situer entre 400,000 et 800,000 t. La même fourchette est prévue pour 2026/27.

Analyse sommaire – Maïs

  • Les conditions météorologiques de plus en plus difficiles dans le Midwest et une bonne partie du reste des Plaines américaines, notamment la sécheresse et la chaleur excessive, ont motivé les acheteurs de contrats, qui misent sur des pertes potentielles dans les différentes cultures, y compris celle du maïs. 
  • Les conflits au Moyen-Orient et surtout en mer Noire, qui entravent les exportations de grain et poussent les prix mondiaux du pétrole brut à la hausse, constituaient également un facteur à considérer. Ils continuent de soutenir les différents cours.
  • Les données du rapport sur l’éthanol américain ont été défavorables : non seulement la production a augmenté, mais les stocks aussi.

Soya

Le contrat de soya août 26 a clôturé à 12,3300 $ (+ 13 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 12,2600 $ (+ 15 ½ cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,3900 $ (+ 16 ¼ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 331,60 $/tonne (+ 4,90 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 329,60 $/tonne (+ 5,30 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 328,40 $/tonne (+ 5,30 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 75,48 $ (+ 118 points). Celui septembre 26 a fini à 74,53 $ (+ 112 points).

  • L’Anec estime que les exportations brésiliennes de soya pourraient atteindre 13,5 Mt en juillet, en baisse par rapport à sa précédente estimation de 13,76 Mt. 
  • En ce qui concerne le rapport sur les ventes à l’exportation de la semaine du 16 juillet dernier, les analystes interrogés par Reuters estiment que celles de soya américain 2025/26 pourraient se situer entre -200,000 et 400,000 t. Pour la nouvelle récolte, ils prévoient entre 1 et 1,8 Mt. Du côté du tourteau de soya, leurs attentes varient entre 100,000 et 575,000 t. Enfin, pour l’huile de soya, les projections se situent entre -10,000 et 10,000 t.

Analyse sommaire – Soya

  • Les conditions météorologiques de plus en plus difficiles dans plusieurs régions de production du Midwest et du reste des Plaines américaines ont encouragé les acheteurs de contrats, qui anticipent une réduction de l’offre américaine.
  • La hausse des prix du pétrole brut, causée par l’aggravation des problèmes maritimes dans le détroit d’Ormuz, a également soutenu les cours.

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 7,0575 $ (+ 27 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 7,2275 $ (+ 26 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,3775 $ (+ 26 ¼ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,6350 $ (+ 30 ½ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,7900 $ (+ 29 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,9100 $ (+ 28 ¾ cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,2900 $ (+ 24 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,5250 $ (+ 24 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,6900 $ (+ 22 ½ cents).

  • Lors de la première journée d'une tournée des cultures de blé dur de printemps au Dakota du Nord, dont les premiers résultats ont été présentés hier, les observateurs ont estimé le rendement moyen dans le sud de l’État à 46 bu/acre. Ces chiffres seraient légèrement supérieurs à la moyenne quinquennale de 45,8 bu/acre. 
  • World Weather mentionne que les secteurs consacrés à la culture du blé de printemps dans le nord des Plaines et le sud du Canada sont touchés par un manque de pluie. L’organisme indique également que la situation pourrait empirer au cours des prochains jours, puisqu’aucune averse significative n’est attendue à court terme. Cette sécheresse pourrait s’accompagner d’une chaleur élevée, susceptible d’accélérer l’évaporation de l’humidité des sols.
  • Les Russes envisagent de participer à un corridor de sécurité en mer Noire pour leurs exportations de grain, ce qui laisse entendre que les attaques ukrainiennes ont eu un impact sur leur économie. La situation montre également que les exportations à partir des ports de la région sont devenues beaucoup plus difficiles. D’ailleurs, les autorités russes ont décidé que le taux de la taxe à l’exportation du blé serait fixé à zéro au cours de la semaine prochaine.
  • Concernant le rapport sur les ventes à l’exportation de la semaine du 16 juillet dernier, toujours selon Reuters, les analystes s’attendent à ce que celles de blé 2026/27 se situent entre 200,000 et 550,000 t.

Analyse sommaire – Blé

  • Comme pour le maïs et le soya américains, la hausse des cours du blé américain s’expliquait en grande partie par les problèmes météorologiques qui touchent le Midwest et le reste des Plaines américaines, notamment la chaleur élevée et le manque de précipitations significatives à plusieurs endroits.
  • Les problèmes météorologiques en Europe de l’Ouest, caractérisés par une chaleur excessive et une sécheresse de plus en plus marquée, laissent penser que l’offre de blé de l’UE pourrait diminuer.
  • La hausse des prix du pétrole brut, conséquence de l’escalade des hostilités en mer Noire et au Moyen-Orient, aurait attiré les acheteurs de contrats. L’acheminement du grain y serait devenu plus compliqué. Pour l’instant, il semble évident que l’offre mondiale de blé pourrait encore reculer.

Bœuf

Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 223,20 $ (- 3,48 $). Celui octobre 26 a fermé à 219,20 $ (- 4,03 $). Celui décembre 26 a terminé à 218,80 $ (- 4,10 $).

Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 341,18 $ (- 8,38 $). Celui septembre 26 a clôturé à 336,20 $ (- 8,78 $). Celui octobre 26 a fermé à 329,85 $ (- 9,73 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index avait reculé de 3,49 $ pour s’établir à 356,22 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,530 têtes présentées en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve variaient de 235,00 à 370,00 $. Les offres maximales se situaient entre 0,00 et 230,00 $.
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 12,93 $. La découpe « Choice » a régressé de 3,41 $ à 363,50 $, tandis que la « Select » a perdu 3,66 $ à 350,57 $.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 95,000 têtes (-13,000 comparativement à la semaine précédente ; -20,722 par rapport à l’an passé).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 300,000 têtes (-24,000 comparativement à la semaine précédente ; -35,209 par rapport à l’an dernier).

 

Porc

Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 101,45 $ (- 5 cents). Celui octobre 26 a fermé à 88,35 $ (+ 23 cents). Celui décembre 26 a terminé à 79,83 $ (+ 58 cents).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index avait augmenté de 0,48 $ pour s’établir à 96,64 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse progressait de 0,86 $ à 101,08 $. Quant au prix du vivant, il gagnait 0,12 $ à 73,23 $.
  • La valeur moyenne des découpes cédait 1,32 $ à 103,50 $. Dans le détail : longe + 0,84 $ (90,73 $); fesse + 0,44 $ (113,01 $); épaule + 0,56 $ (70,75 $); côte -5,36 $ (165,63 $); jambon -3,82 $ (102,13 $); flanc -3,08 $ (150,94 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 479,000 têtes (+ 5,000 comparativement à la semaine précédente ; + 7,967 par rapport à l’an passé).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,380 million de têtes (-20,000 comparativement à la semaine précédente ; -17,913 par rapport à l’an dernier). 

 


Partager cet article