Météo – États-Unis
- De façon générale, les prévisions météorologiques à court terme demeurent à surveiller dans la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour laisse entrevoir des précipitations d’intensité variable dans le centre des États-Unis, notamment au Nebraska, au Kansas, en Iowa et au Missouri (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
Ailleurs dans le Midwest, le temps pourrait être plus sec et les températures, plus supportables, surtout autour des Grands Lacs. Toutefois, les températures maximales constituent la principale source d’inquiétude : elles pourraient atteindre des niveaux extrêmement élevés à certains moments dans plusieurs secteurs des Plaines américaines, particulièrement dans le sud et le nord, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre.
Dans l’ensemble, des précipitations supplémentaires seraient souhaitables dans la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines, compte tenu des températures extrêmement élevées observées au cours des derniers jours. Elles contribueraient à atténuer le stress hydrique et thermique subi par les cultures situées à l’ouest des Grands Lacs et dans les autres secteurs des Plaines américaines.
- Pour sa part, World Weather estime que les différentes cultures du nord du Midwest pourraient subir un stress au cours des prochains jours. Dans le cas du maïs américain, cette situation pourrait entraîner des baisses de rendement localisées. Les météorologues précisent que le maïs de ce secteur a atteint le stade critique de la reproduction.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier soir, l’agence Reuters indiquait que les feux de forêt en Ontario avaient jusqu’ici touché une superficie de 1,8 million d’acres, selon une annonce faite hier matin par le premier ministre de la province, Doug Ford. Les autorités ontariennes ont néanmoins précisé que la qualité de l’air s’était améliorée dans une grande partie de l’Ontario. Toutefois, la fumée demeure problématique dans certaines régions du Midwest américain.
- Un peu plus tôt, Reuters rapportait que le niveau du Danube à Bucarest, en Roumanie, avait atteint son plus bas niveau en 30 ans. La situation est telle que les autorités ont dû restreindre l’accès à l’irrigation pour les agriculteurs. La navigation est également limitée à plusieurs endroits, où les eaux sont jugées trop peu profondes pour assurer un passage sécuritaire. Ce problème rappelle que les vagues de chaleur extrême et la sécheresse touchent plusieurs cours d’eau européens.
- Hier matin, Radio-Canada rapportait que les conditions de culture, notamment en Mauricie et dans le Centre-du-Québec, sont excellentes. Les agriculteurs, incluant les producteurs de grains, s’attendent à de bons rendements malgré un printemps froid et les pluies abondantes des derniers mois. Certains évoquent même une année record.
- Hier soir, la BBC a annoncé que le président Donald Trump avait décidé de relever de 50 % les droits de douane sur plusieurs produits importés du Canada. Pour justifier cette décision, le président évoquait un « traitement inégal » visant les voitures, les produits laitiers et les alcools américains. Le vin, les bâtons de hockey et le ciment seraient également visés.
Certaines exceptions seraient toutefois prévues, notamment pour les produits énergétiques, la potasse et certains matériaux jugés critiques. Les nouveaux tarifs douaniers devraient entrer en vigueur au cours des 30 prochains jours. Pour sa part, le premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré que le Canada allait intensifier ses négociations commerciales avec les États-Unis.
- Toujours hier soir, la BBC avançait qu’aux États-Unis, 7,000 personnes avaient été infectées par un parasite responsable de la cyclosporose, présent dans des aliments contaminés. Le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) a signalé ces cas de « diarrhée explosive ».
- Bloomberg rapportait hier, en cours de journée, que le président américain avait déclaré que l’Iran « paierait » pour la mort de trois militaires américains en poste au Moyen-Orient, près du détroit d’Ormuz. Les États-Unis auraient effectivement intensifié leurs frappes en Iran, en représailles à leur mort et pour leur rendre hommage.
Cependant, les médiateurs réclament toujours une trêve entre les États-Unis et l’Iran. Selon CNBC, leurs efforts auraient donné certains résultats, ce qui aurait contribué au recul des prix du pétrole brut. La situation dans le détroit d’Ormuz demeure néanmoins difficile et les tensions restent vives.
Très tôt ce matin, vers 00 h 40, le Brent reculait de 0,77 % à 88,53 USD le baril, tandis que le WTI cédait 0,88 % à 82,50 USD le baril.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,5275 $ (+ 3 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,7525 $ (+ 2 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,9100 $ (+ 2 ½ cents).
- Dans sa lettre hebdomadaire, Michael Cordonnier, de Soybean & Corn Advisor, a abaissé de 1,0 boisseau sa prévision du rendement du maïs américain pour 2026, à 181,0 bu/acre. Il explique que les températures de la semaine passée ont été très élevées dans le nord du Midwest, atteignant même des niveaux records, tandis que les précipitations sont demeurées plutôt limitées dans ce secteur. Il maintient donc un biais neutre pour la suite.
- Aujourd’hui, Reuters rapportait le début des négociations commerciales entre les États-Unis et le Mexique, en marge de l’ACEUM. Il s’agirait des premières discussions de ce type depuis que le président Donald Trump a décidé de ne pas renouveler l’accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, préférant négocier des ententes distinctes avec les deux pays voisins.
Analyse sommaire – Maïs
- Le maïs américain a surtout fait l’objet de manœuvres techniques.
- Cependant, c’est davantage le rapport sur la progression des cultures qui a retenu l’attention. Le recul d’un seul point des conditions de culture, à 67 % dans les catégories « bon à excellent », montrait une certaine résilience du maïs américain face aux conditions météorologiques extrêmes de la semaine passée. Ces données ont donc freiné la hausse des cours.
- À cela s’ajoutaient des prévisions météorologiques plus « favorables » à court terme pour une grande partie du Midwest, à l’exception des régions du nord. Ce facteur a également limité la progression des cours du maïs américain.
Soya
Le contrat de soya américain août 26 a clôturé à 12,1950 $ (- 6 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 12,1050 $ (- 5 cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,2275 $ (- 3 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 326,70 $/tonne (+ 3,20 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 324,30 $/tonne (+ 3,10 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 323,10 $/tonne (+ 3,20 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 74,30 $ (- 38 points). Celui septembre 26 a fini à 73,41 $ (- 41 points).
- Pour les mêmes raisons que pour le maïs, Michael Cordonnier a abaissé de 0,5 boisseau sa prévision du rendement du soya américain pour 2026, à 52,0 bu/acre. Il précise que les prévisions météorologiques de la semaine laissent entrevoir une baisse des températures vers des niveaux plus acceptables dans la majeure partie du Corn Belt. La semaine prochaine, les températures pourraient repartir à la hausse, sans toutefois atteindre les niveaux excessifs observés ces derniers jours dans la plupart des régions concernées.
- Bloomberg mentionne que les autorités du canal de Panama ont décidé de suspendre temporairement les réservations pour les navires transitant par ses infrastructures. Le faible niveau de l’eau, jugé préoccupant, ainsi que les effets possiblement émergents d’El Niño seraient en cause. La capacité de réservation passera toutefois de 36 à 34 navires.
Analyse sommaire – Soya
- Comme pour le maïs, la séance dans le soya américain et ses produits dérivés a été consacrée à des manœuvres techniques.
- Le rapport d’hier sur la progression des cultures, qui montrait une légère amélioration des conditions du soya américain, a freiné la hausse des cours.
- Les conditions météorologiques plus favorables dans plusieurs régions du Midwest ont également limité la progression des cours.

Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,7800 $ (+ 4 cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,9600 $ (+ 4 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,1150 $ (+ 4 ¾ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,3300 $ (+ 9 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,4950 $ (+ 10 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,6225 $ (+ 11 cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,0425 $ (+ 12 cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2825 $ (+ 11 cents). Celui mars 27 a terminé à 7,4650 $ (+ 11 ¾ cents).
- Les autorités russes ont interdit aux navires de transiter dans les secteurs de la mer d’Azov qui ne sont pas protégés par des défenses antiaériennes.
- Toujours en Russie, SovEcon estime que les exportations de blé pourraient reculer de 500,000 t pour s’établir à 1,5 Mt ce mois-ci. À pareille date l’an dernier, elles s’élevaient à 2,1 Mt. La moyenne des cinq dernières années s’établit à 3,1 Mt.
Rappelons que, comparativement à sa précédente prévision, l’organisme a réduit de 600,000 t son estimation de la récolte de blé russe, à 88,3 Mt. Cette révision s’explique par une baisse des superficies consacrées au blé.
Analyse sommaire – Blé
- Comme le maïs et le soya américains, le blé américain a fait l’objet d’ajustements techniques, principalement d’achats de contrats.
- Les données du rapport sur la progression des cultures ont soutenu l’intérêt des intervenants, notamment parce que la récolte de blé d’hiver était achevée à 74 %. Les problèmes de qualité demeurent toutefois à surveiller.
Par ailleurs, les conditions de culture du blé de printemps avaient fortement reculé. Cette situation laisse croire aux spéculateurs que l’offre de cette denrée pourrait se resserrer et soutenir les prix.
- Le facteur météorologique, moins favorable dans le nord et le sud des Plaines américaines, a également encouragé les achats de contrats.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 226,68 $ (+ 15 cents). Celui octobre 26 a fermé à 223,23 $ (- 75 cents). Celui décembre 26 a terminé à 222,90 $ (- 10 cents).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 349,55 $ (- 2,45 $). Celui septembre 26 a clôturé à 344,98 $ (- 1,28 $). Celui octobre 26 a fermé à 339,58 $ (- 25 cents).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index régressait de 4,32 $ pour s’établir à 359,71 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait et l’écart Ch/Se se rétrécissait à 12,68 $. La découpe « Choice » a perdu 3,19 $ à 366,91 $, tandis que la découpe « Select » a cédé 1,22 $ à 354,23 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 103,000 têtes (-8,000 par rapport à la semaine précédente ; -11,966 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 205,000 têtes (-11,000 par rapport à la semaine précédente ; -14,487 par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 101,50 $ (+ 23 cents). Celui octobre 26 a fermé à 88,13 $ (+ 40 cents). Celui décembre 26 a terminé à 79,25 $ (+ 18 cents).
- À la fermeture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,51 $ à 96,16 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse augmentait de 1,33 $ à 100,22 $. Quant à celui du porc vivant, il gagnait 1,60 $ à 73,11 $.
- La valeur moyenne des découpes a pris 1,72 $ à 104,82 $. Dans le détail : longe -1,39 $ (89,89 $) ; fesse -2,70 $ (112,57 $) ; épaule -3,69 $ (70,19 $) ; côte + 5,26 $ (170,99 $) ; jambon + 5,15 $ (105,95 $) ; flanc + 6,06 $ (154,02 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 479,000 têtes (-4,000 par rapport à la semaine précédente ; -521 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 910,000 têtes (-16,000 par rapport à la semaine précédente ; -16,880 par rapport à l’an dernier).

