Nouvelle

Revue des marchés - 26 juin 26

26 juin 2026,

Météo – Amérique du Sud

  • Globalement, les prévisions météorologiques évoluent peu à court terme au Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour indique un temps sec possible dans la plupart des régions de production. Toutefois, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, des précipitations parfois excessives pourraient toucher le sud-est, du Paraná jusqu’au Rio Grande do Sul. De façon générale, les conditions sur l’ensemble du territoire demeurent favorables à la maturation et aux activités de récolte du maïs safrinha.

De son côté, World Weather prévoit des précipitations dans le sud du pays au cours des prochains jours. Celles-ci devraient suffire à ralentir la maturation et la récolte du maïs safrinha. L’organisme mentionne également que, dans certaines régions, vers le milieu de la semaine prochaine, les températures pourraient se refroidir au point de provoquer des épisodes de gel.

 

  • Essentiellement, les prévisions météorologiques changent peu à court terme en Argentine. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour révèle un temps sec possible dans la plupart des régions de production. Toutefois, comme l’indique la carte du 2e jour ci-contre, des précipitations abondantes pourraient se développer dans le nord-est du pays. Dans l’ensemble, les conditions de culture demeurent favorables aux activités aux champs, surtout à la récolte.

 

Météo – États-Unis

  • De façon générale, les prévisions météorologiques demeurent « correctes » pour la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour montre surtout un dégagement dans presque toutes les régions de production (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Néanmoins, des précipitations parfois abondantes pourraient tout de même se produire au sud des Grands Lacs et dans certaines parties du nord-ouest du Midwest, et ce, à très court terme. 

Dans l’ensemble, les conditions pourraient s’améliorer à plusieurs endroits, mais seulement à court terme. Rappelons que la NOAA prévoit des températures extrêmement chaudes au début de juillet. Cette situation risque de provoquer un stress thermique chez plusieurs cultures du Midwest et des Plaines.

 

En bref, hier soir…

  • Dans un article paru hier, CNBC a annoncé que la Cour suprême des États-Unis avait statué que Bayer ne pouvait pas être poursuivie par les États, à la suite d’allégations selon lesquelles l’entreprise n’aurait pas averti les consommateurs des risques de cancer associés au glyphosate, un composé chimique présent dans le Roundup. L’issue du dossier relève des lois fédérales encadrant les pesticides. Pour sa défense, Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018, soutenait que les recours pour défaut d’avertissement étaient irrecevables en vertu d’une loi fédérale.

Pour justifier leur décision, les juges ont ajouté que l’EPA considère le glyphosate comme sûr lorsqu’il est utilisé correctement. Ils ont aussi précisé que, dans ce dossier, les avertissements fédéraux priment ceux des États.

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait conclu que le glyphosate était « probablement » cancérigène pour l’homme. Aux États-Unis, toutefois, l’EPA, organisme fédéral, n’a jamais exigé un tel étiquetage.

Le jugement de la Cour suprême ouvre la voie au rejet de plaintes déposées devant les tribunaux d’État.

  • Dans un autre article, CNBC rapporte que l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, qui exclut l’alimentation et l’énergie, soit l’inflation sous-jacente, a atteint 3,4 % en mai dernier. Il s’agissait de son plus haut niveau annuel depuis octobre 2023. Malgré cette inflation, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,7 %. 

Rappelons aussi qu’hier matin, Radio-Canada, entre autres, mentionnait que le département du Commerce américain avait signalé que l’indice PCE (Personal Consumption Expenditures Price Index), principal indicateur de l’inflation utilisé par la Fed, avait grimpé à 4,1 % sur une base annuelle en mai dernier, soit son niveau le plus élevé depuis avril 2023.

Cet indice mesure les dépenses des consommateurs en biens et services. Sur une base mensuelle, l’inflation aurait ainsi progressé de 0,4 %. Cette hausse s’expliquerait surtout par les pressions liées à la guerre en Iran et au Liban. L’augmentation des coûts du logement a aussi pesé sur les ménages américains de la classe moyenne. Toutefois, selon un article de Yahoo! Finance, l’évolution de l’indice PCE aux États-Unis renforce l’idée qu’une hausse des taux directeurs pourrait être appliquée dans les prochains mois.

Maïs

Le contrat de maïs américain juillet 26 a clôturé à 4,1275 $ (- 2 cents). Celui septembre 26 a fermé à 4,2175 $ (- 2 ½ cents). Celui décembre 26 a terminé à 4,4150 $ (- 1 ½ cent).

  • Hier, le président Donald Trump a signé un décret sur l’agriculture régénératrice. La secrétaire à l’Agriculture, Brooke Rollins, a expliqué que cette réglementation définitive devrait permettre aux agriculteurs de participer volontairement à l’approvisionnement nécessaire à la production de biocarburants issus du maïs, du soya, du sorgho et du colza. En fait, le président Donald Trump aurait demandé la vente d’E15 à l’année.
  • Bloomberg rapporte que l’attaque contre un porte-conteneurs au large d’Oman, un geste qui aurait été perpétré par l’Iran hier, a incité plusieurs armateurs à revoir leurs plans. Malgré tout, la fluidité du trafic maritime dans la région est restée intacte. Les autorités américaines ont toutefois rappelé que l’Iran devait maintenir la sécurité et la gratuité de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Bloomberg explique qu’au moins une compagnie maritime asiatique aurait demandé à ses navires de rester dans le golfe Persique avant de franchir le détroit d’Ormuz, le temps d’évaluer les options les plus sécuritaires.

  • En France, le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire soutient que la production française de maïs pourrait reculer de 30 % cette année, en raison de la chaleur extrême. Cette situation s’ajoute à la baisse des superficies ensemencées ce printemps. 
  • Toujours en France, FranceAgriMer estime que, lundi dernier, les conditions de culture du maïs sont passées de 84 à 76 % dans les catégories « bon à excellent ». Elles étaient à 81 % dans les mêmes catégories en 2025, à pareille date.
  • En Argentine, le Buenos Aires Grain Exchange (BAGE) soutient que la récolte de maïs est maintenant complétée à plus de 50 %. 
  • Au Brésil, AgroConsult a relevé sa projection de production de maïs de 2,6 %, à 144 Mt. Cette hausse s’explique en bonne partie par une prévision accrue de production de maïs safrinha, maintenant établie à 116 Mt.

Analyse sommaire – Maïs

  • La séance du maïs américain a été marquée par des prises de profits à la suite des hausses d’hier.
  • L’idée que la production française de maïs puisse reculer de 30 % par rapport à l’an passé a tout de même soutenu les différents contrats. À cela s’ajoute la chaleur extrême prévue aux États-Unis à partir du début de juillet. 

Toutefois, cette injection de capitaux devrait demeurer largement insuffisante pour aider efficacement les agriculteurs américains. Cela dit, l’idée que l’E15 puisse être vendu à l’année devrait quand même produire des résultats intéressants pour les agriculteurs.

  • La fin de la semaine et le début du week-end ont permis à des spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

 

Soya

Le contrat de soya américain juillet 26 a clôturé à 11,2625 $ (- 1 ¼ cent). Celui août 26 a fermé à 11,3650 $ (- ½ cent). Celui septembre 26 a terminé à 11,4150 $ (+ ¼ cent).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat juillet 26 a fini à 307,00 $/tonne (- 1,20 $/tonne). Celui août 26 a clôturé à 304,20 $/tonne (-1,80 $/tonne). Celui septembre 26 a fermé à 302,30 $/tonne (-1,30 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat juillet 26 a terminé à 71,30 $ (+ 49 points). Celui août 26 a fini à 69,82 $ (+ 28 points).

  • Au Canada, la Commission canadienne du grain estime que, durant la semaine se terminant le 21 juin dernier, les exportations de canola 2025/26 se sont établies à 69,800 t, comparativement à 183,400 t la semaine précédente.

Quant au cumul annuel des exportations de canola, il a été fixé à 7,866,900 t, un volume inférieur de 12 % à celui de l’an passé. Enfin, l’organisme estime que les stocks de canola ont atteint 1,140,000 t, soit une hausse de 15,8 % par rapport à la semaine précédente. 

  • En Argentine, le BAGE estime que la récolte de soya est terminée à 98 %.
  • L’International Grains Council (IGC) maintient son estimation de la production mondiale de soya 2026/27 à 442 Mt, avec des stocks de fin d’année inchangés à 76 Mt.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme le maïs américain, le soya américain et ses produits dérivés ont subi les effets de manœuvres techniques, à la suite des progressions des cours observées hier.
  • La météo prévue pour le début de juillet, soit la chaleur extrême qui pourrait affecter une bonne partie du centre des États-Unis, apporte toujours un certain soutien aux différents cours. 
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont permis à des spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Blé

À Chicago, le contrat de blé juillet 26 a clôturé à 5,7825 $ (- 12 ¾ cents). Celui septembre 26 a fermé à 5,8975 $ (-11 ¾ cents). Celui décembre 26 a terminé à 6,0725 $ (- 11 cents). 

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver juillet 26 a fini à 6,1100 $ (- 9 ½ cents). Celui septembre 26 a clôturé à 6,1950 $ (-11 cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,3450 $ (- 11 ¼ cents). 

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps juillet 26 a terminé à 5,7550 $ (- 11 ¾ cents). Celui septembre 26 a fini à 6,0525 $ (- 9 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 6,3025 $ (- 9 cents).

  • FranceAgriMer mentionne que, lundi dernier, les conditions de culture du blé tendre français ont reculé de 76 à 74 % dans les catégories « bon à excellent ». Il faut toutefois préciser qu’elles étaient à 68 % dans ces mêmes catégories à la même période l’an passé. Par ailleurs, l’organisme français indique que la récolte débute et serait terminée à 7 %, soit une avance de six points sur l’an passé et sur la moyenne des cinq dernières années.
  • La Commission canadienne du grain estime que, pour la semaine se terminant le 21 juin dernier, les exportations de blé canadien se sont établies à 483,900 t, soit une augmentation notable comparativement à la semaine précédente.

Elle a également évalué le cumul annuel des exportations à 20,179,800 t, un résultat supérieur de 1,1 % à celui de la même période de l’année commerciale précédente. Enfin, l’organisme mentionne que les stocks de blé ont augmenté de 0,3 % par rapport à la semaine précédente, à 2,289,100 t. 

  • Au Brésil, Deral mentionne que la production de blé du Paraná a reculé de 18 % par rapport à l’an passé.
  • En Argentine, les autorités mentionnent que les températures froides prévues en juillet pourraient entraver les semis de blé, qui sont actuellement complétés à 66 %.
  • L’IGC a légèrement augmenté sa prévision de production mondiale de blé 2026/27 de 0,1 %, à 821 Mt. En outre, il a réduit son évaluation des stocks mondiaux de fin d’année de blé de 0,7 %, à 280 Mt.

Analyse sommaire – Blé

  • Les fortes baisses enregistrées aujourd’hui dans le blé américain ont largement été attribuées à la grande disponibilité du grain à l’échelle mondiale.
  • Le facteur météorologique difficile, soit la chaleur extrême en Europe de l’Ouest, a tout de même contribué à soutenir le secteur.

Ce contexte a également rappelé aux spéculateurs que la météo pourrait devenir plus compliquée, avec des chaleurs très élevées dans le centre des États-Unis au début du mois prochain. 

  • La fin de la semaine et le début du week-end ont permis à des spéculateurs de fermer ou d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Bœuf

Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 245,83 $ (-1,40 $). Celui octobre 26 a fermé à 239,20 $ (-1,43 $). Celui décembre 26 a terminé à 238,50 $ (-1,25 $). 

Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 369,85 $ (-3,45 $). Celui septembre 26 a clôturé à 367,68 $ (- 3,70 $). Celui octobre 26 a fermé à 364,60 $ (-3,75 $).

  • À la clôture, le CME Feeder Cattle Index augmentait de 6,03 $ à 381,86 $. 
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a tenu trois séances d’encan en ligne aux États-Unis.

Séquence un : il n’a pas réussi à vendre les 1,636 têtes présentées. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve allaient de 262,00 à 409,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 400,00 $.

Séquence deux : il n’a pas réussi à vendre les 1,636 têtes offertes. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve allaient de 260,00 à 409,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 402,50 $. 

Séquence trois : il n’a pas réussi à vendre les 1,636 têtes présentées. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve allaient de 258,00 à 409,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 402,00 $.

  • Cet après-midi, la valeur du surgelé régressait avec un écart Ch/Se réduit à 19,45 $. La découpe « Choice » a perdu 5,29 $ à 391,03 $, tandis que la « Select » a reculé de 3,16 $ à 371,58 $. 
  • L’USDA (APHIS) a recensé jusqu’à présent 25 cas de myiase cutanée (lucilie bouchère); la plupart se trouvaient au Texas et au Nouveau-Mexique.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 100,000 têtes (+ 5,000 comparativement à la semaine précédente; -6,832 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 537,000 têtes (+ 11,000 comparativement à la semaine précédente; -24,022 par rapport à l’an dernier).

 

Porc

Le contrat de porc américain juillet 26 a clôturé à 92,93 $ (+ 23 cents). Celui août 26 a fermé à 96,58 $ (- 3 cents). Celui octobre 26 a terminé à 81,95 $ (+ 1,00 $).

  • À la fermeture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,07 $ à 91,78 $. 
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse baissait de 1,85 $ à 93,44 $. 
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 0,15 $ à 95,37 $. Dans le détail : longe + 0,07 $ (93,42 $); fesse + 7,12 $ (126,27 $); épaule + 2,49 $ (71,74 $); côte + 1,62 $ (182,49 $); jambon -0,76 $ (84,51 $); flanc -4,45 $ (111,96 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 445,000 têtes (-27,000 comparativement à la semaine précédente; -16,057 par rapport à l’an passé).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,371 millions de têtes (stable comparativement à la semaine précédente; -18,368 par rapport à l’an dernier).

 


Partager cet article