Météo – Amérique du Sud
- Globalement, les conditions météorologiques à court terme sont à surveiller au Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour révèle des possibilités de temps sec pour la majeure partie du territoire de production (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Cette météo indique donc un risque de stress hydrique accru à certains endroits, dont le Mato Grosso (centre-sud).
Pour sa part, la NOAA mentionne qu’au cours des prochains jours, le centre et l’ouest du Brésil pourraient être affectés par des conditions sèches. En revanche, l’organisme précise que le sud et le sud-est auront probablement une humidité du sol adéquate pour le maïs de seconde récolte.
- Essentiellement, les prévisions météorologiques demeurent correctes pour la plupart des régions de l’Argentine. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) tracées jusqu’au 3e jour indique des possibilités de temps plus sec sur l’ensemble du territoire (voir la carte du 3e jour ci-contre). Cette météo devrait notamment permettre d’accélérer les activités de récolte à plusieurs endroits.
Météo – États-Unis
- De manière générale, les conditions météorologiques à court terme sont favorables à la plupart des régions de production des États-Unis. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) dessinées jusqu’au 3e jour indique des possibilités de pluie autour des Grands Lacs et même plus à l’est (voir, notamment, la carte du 2e jour ci-contre). Cette météo devrait être généralement favorable à la plupart des secteurs de production. Un problème subsiste toutefois dans l’ouest des Plaines, où la sécheresse pourrait perdurer et accentuer le stress hydrique subi par les cultures de blé d’hiver.
Maïs
Le contrat de maïs américain juillet 2026 a clôturé à 4,7525 $ (+ 4 cents). Celui septembre 2026 a clôturé à 4,8175 $ (+ 4 cents). Celui décembre 2026 a terminé à 4,9775 $ (+ 4 ¼ cents).
- Hier, CNBC rapportait que le président Donald Trump a annoncé que la nouvelle proposition des Iraniens pour un cessez-le-feu dans la région du golfe Persique n’est pas viable; en fait, il ne l’aime pas du tout. Par conséquent, la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz demeure bloquée : les différents pays exportateurs de pétrole de la région restent dans l’impasse, incapables d’acheminer leurs marchandises par voie maritime.
Des journalistes expliquent que l’Iran souhaite la fin du blocus naval américain, un allègement des sanctions qui lui sont imposées et un certain contrôle du détroit d’Ormuz. Enfin, les Iraniens exigent un cessez-le-feu immédiat.
- Aujourd’hui a paru le rapport sur les inspections à l’exportation de la semaine du 7 mai dernier. Dans le cas du maïs américain, l’USDA a évalué les inspections à l’exportation à 1,690,626 t, ce qui représentait une baisse de 17,1 % par rapport à la semaine précédente, mais une augmentation de 30,0 % comparativement à l’an passé. Quant au cumul annuel des inspections à l’exportation, il était supérieur à celui de l’an dernier de 30,5 %, à 58,184,132 t. Les attentes des analystes se situaient entre 1,4 et 2,5 Mt.
- Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes privées à l’exportation de 380,000 t de maïs à destination du Mexique. De ce volume, 220,000 t devraient être livrées en 2025/26, et le reste en 2026/27. L’USDA a également signalé des ventes privées à l’exportation de 128,000 t de maïs américain à destination de la Corée du Sud. Les livraisons sont prévues pour 2025/26.
- Demain paraîtra le rapport mensuel d’offre et de demande. Dans le cas du maïs américain, les analystes prévoient des stocks de fin d’année 2025/26 à 2,131 milliards de boisseaux, ce qui représenterait une augmentation mensuelle par rapport aux 2,127 milliards de boisseaux présentés le mois dernier. Pour 2026/27, les attentes sont de 1,933 milliard de boisseaux.
- Par ailleurs, les analystes anticipent une production de maïs brésilien en hausse, de 132 à 133,3 Mt, tandis que celle de l’Argentine pourrait progresser de 52 à 55,3 Mt.
- Au même moment, la Conab, au Brésil, devrait présenter son rapport mensuel.
- En raison de problèmes techniques, la parution du rapport de l’USDA sur la progression des cultures a été retardée. Normalement, il devrait être disponible vers 16 heures.
- La Chambre des représentants devrait, cette semaine, voter sur une loi permettant la vente de l’E15 toute l’année.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le maïs américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 79,822 contrats, à 343,925 contrats.
Analyse sommaire – Maïs
- Visiblement, la journée dans le maïs, comme dans les autres secteurs du grain et des viandes, a été consacrée à des ajustements avant la parution du rapport mensuel WASDE.
- Le fait que l’USDA ait annoncé des ventes privées à l’exportation de maïs américain indique que la demande pour cette denrée demeure bien présente. Elle a sans doute encouragé les acheteurs de contrats.
- Les données du rapport sur les inspections à l’exportation étaient solides. Comme elles montrent un cumul annuel supérieur à celui de l’an passé, elles ont plutôt attiré les acheteurs de contrats tout au long de la journée.

Soya
Le contrat de soya américain juillet 2026 a clôturé à 12,1300 $ (+ 5 cents). Celui août 2026 a clôturé à 12,0800 $ (+ 5 ¼ cents). Celui septembre 2026 a terminé à 11,9025 $ (+ 5 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat juillet 2026 a terminé à 324,80 $/tonne (+ 5,10 $/tonne). Celui août 2026 a clôturé à 320,20 $/tonne (+ 4,20 $/tonne). Celui septembre 2026 a clôturé à 317,30 $/tonne (+ 3,90 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat juillet 2026 a terminé à 73,74 $ (- 58 points). Celui août 2026 a terminé à 72,38 $ (- 40 points).
- Concernant le rapport sur les inspections à l’exportation, celles de soya américain ont atteint 655,294 t, soit une augmentation de 29,6 % par rapport à la semaine précédente et une hausse de 49,0 % comparativement à la même période l’an passé. Quant au cumul annuel des inspections à l’exportation, il était inférieur à celui de l’an dernier de 22,7 %, à 33,980,204 t. Les projections des analystes se situaient entre 300,000 et 765,000 t.
- Cette semaine, les présidents Trump et Xi devraient se rencontrer à Pékin pour un sommet entre les États-Unis et la Chine. Les analystes surveilleront plus particulièrement les discussions concernant le soya américain.
- Selon les données des douanes, les Chinois auraient importé 8,48 Mt de soya en avril dernier, soit près du double du mois précédent et une hausse de 40 % par rapport à la même période l’an passé.
- Pour le rapport d’offre et de demande, les anticipations situent les stocks de fin d’année 2025/26 à 349 Mt, soit une légère baisse comparativement aux 350 Mt du mois dernier. Par ailleurs, les analystes prévoient également des stocks de fin d’année 2026/27 à 366 Mt.
- Dans le cas de l’Amérique du Sud, les analystes croient que la production de soya brésilien pourrait passer de 180 à 180,3 Mt. Pour l’Argentine, ils voient la production augmenter, de 48 Mt le mois dernier à 48,4 Mt ce mois-ci.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le soya américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 36,335 contrats, à 221,617 contrats. Quant au tourteau de soya américain, ils avaient vendu 10,252 contrats pour détenir 110,937 contrats acheteurs. Enfin, du côté de l’huile de soya américaine, les spéculateurs avaient augmenté leurs positions acheteuses de 3,417 contrats, à 169,142 contrats.
Analyse sommaire – Soya
- Comme dans le maïs et le blé américains, la séance du soya a été marquée par des ajustements techniques en prévision de la parution du rapport d’offre et de demande de demain.
- Le rapport sur les inspections à l’exportation a été encourageant : il a attiré les acheteurs. Il est à noter toutefois que le cumul annuel reste inférieur à celui de l’an passé.
Blé
À Chicago, le contrat de blé juillet 2026 a clôturé à 6,3400 $ (+ 15 cents). Celui septembre 2026 a clôturé à 6,4875 $ (+ 14 ¾ cents). Celui décembre 2026 a terminé à 6,7000 $ (+ 15 cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver juillet 2026 a terminé à 6,8625 $ (+ 10 ¾ cents). Celui septembre 2026 a clôturé à 6,9725 $ (+ 10 ¾ cents). Celui décembre 2026 a clôturé à 7,1275 $ (+ 11 ¾ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps juillet 2026 a terminé à 6,8650 $ (+ 8 cents). Celui septembre 2026 a terminé à 7,0800 $ (+ 8 ½ cents). Celui décembre 2026 a clôturé à 7,2750 $ (+ 9 ¼ cents).
- Pour le rapport sur les inspections à l’exportation, celles de blé américain ont atteint 511,436 t, ce qui représentait une augmentation de 1,8 % par rapport à la semaine précédente et une hausse de 26,2 % comparativement à l’an passé. Quant au cumul annuel des inspections à l’exportation de blé américain, il était supérieur à celui de l’an dernier de 12,6 %, à 22,874,536 t. Les anticipations des analystes se situaient entre 300,000 et 450,000 t.
- World Ag Weather mentionne que, la semaine passée, peu de dommages causés par le froid ont été signalés dans les secteurs de production de blé dur rouge d’hiver américain.
- Concernant le rapport d’offre et de demande, les analystes s’attendent à une production de tous les types de blé américain en baisse, de 1,985 milliard de boisseaux en 2025/26 à 1,735 milliard de boisseaux pour 2026/27. Cette réduction s’expliquerait notamment par les dommages possibles liés à la sécheresse qui a sévi dans les secteurs de blé dur rouge d’hiver situés dans l’ouest des Plaines américaines.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le blé à Chicago avaient vendu 20,567 contrats acheteurs pour détenir 9,903 contrats vendeurs. À Kansas City, ils avaient augmenté leurs positions acheteuses de 7,245 contrats, à 37,869 contrats.
Analyse sommaire – Blé
- Visiblement, les séances dans le blé américain ont été marquées par des manœuvres techniques en prévision de la parution du rapport d’offre et de demande.
- Apparemment, les tensions, toujours importantes au Moyen-Orient, auraient soutenu les contrats de blé plus que ceux du maïs et du soya. Les pays du Moyen-Orient étant de grands consommateurs de blé, comme l’Égypte, ce contexte a renforcé l’intérêt des acheteurs.
- Les résultats du rapport sur les inspections à l’exportation ont été excellents : ils ont attiré les acheteurs de contrats.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain juin 2026 a clôturé à 249,40 $ (+ 50 cents). Celui août 2026 a clôturé à 243,55 $ (- 55 cents). Celui octobre 2026 a terminé à 236,68 $ (- 1,63 $).
Quant au veau américain, le contrat août 2026 a terminé à 362,30 $ (- 1,93 $). Celui septembre 2026 a clôturé à 360,15 $ (- 2,08 $). Celui octobre 2026 a clôturé à 357,33 $ (- 2,48 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en hausse de 2,54 $ à 374,83 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé était en progression, avec un écart Ch/Se rétréci à 0,27 $. La découpe « Choice » a gagné 2,83 $ à 391,22 $, tandis que la « Select » a pris 6,48 $ à 391,49 $.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 102,000 têtes (+ 4,000 comparativement à la semaine précédente; + 4,707 par rapport à l’an dernier).
Porc
Le contrat de porc américain juin 2026 a clôturé à 100,23 $ (+ 1,60 $). Celui juillet 2026 a clôturé à 104,65 $ (+ 1,45 $). Celui août 2026 a terminé à 105,70 $ (+ 1,28 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index était en baisse de 0,23 $ à 90,79 $.
- Sur la semaine dernière, le CME Fresh Bacon Index perdait 7,88 $ à 167,24 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant pour le vivant reculait de 1,04 $ à 68,56 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,58 $ à 96,98 $. Dans le détail : longe -1,55 $ (92,56 $); fesse + 2,36 $ (139,01 $); épaule + 5,02 $ (75,24 $); côte + 0,46 $ (178,52 $); jambon -0,71 $ (79,54 $); flanc -4,34 $ (123,39 $).
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 462,000 têtes (-16,000 comparativement à la semaine précédente; -1,064 par rapport à l’an passé).


