Météo – Amérique du Sud
- La NOAA prévoit, à court terme, des précipitations concentrées dans l’État brésilien du Mato Grosso. Pour cette période, elle indique aussi que le sud du pays et le nord de l’Argentine pourraient demeurer au sec; toutefois, la situation pourrait évoluer à plus long terme, avec des précipitations probablement favorables dans ces régions.
- De son côté, World Weather mentionne que le centre de l’Argentine pourrait recevoir des pluies au cours des prochains jours, et même jusqu’au week-end. En revanche, une partie de la province de Buenos Aires pourrait rester au sec. L’organisme estime qu’à plus long terme, les précipitations pourraient être insuffisantes pour limiter le potentiel de stress hydrique dans le centre du pays. Il précise enfin que le sud de l’Argentine pourrait composer avec une sécheresse persistante.
Pour le Brésil, les météorologues notent que le nord-est du pays, actuellement sec, pourrait recevoir quelques averses insuffisantes au cours des prochains jours. En revanche, des précipitations et des orages pourraient se produire ailleurs dans plusieurs régions.
- Globalement, les prévisions météo pour le Brésil demeurent favorables à court terme. L’analyse des cartes GFS du Brésil (World Ag Weather), illustrées jusqu’au 3e jour, révèle un potentiel d’alternance de pluie et d’ensoleillement dans la plupart des régions de production. À noter que les quantités de précipitations devraient diminuer un peu partout au cours de cette période, ce qui est plutôt positif. De plus, des averses plus abondantes, mais bénéfiques, pourraient toucher l’extrême sud du pays, dans les environs du Rio Grande do Sul.
- Essentiellement, les prévisions météo pour l’Argentine demeurent favorables à court terme. L’analyse des cartes de l’Argentine (World Ag Weather), dessinées jusqu’au 3e jour, indique des possibilités de pluie et d’ensoleillement pour le nord et le centre du pays. La plupart du temps, les averses devraient être bénéfiques. En revanche, plusieurs régions des provinces de Buenos Aires et de La Pampa pourraient demeurer exemptes de précipitations pourtant nécessaires. Ce système pourrait même s’étendre jusqu’à l’extrême sud du pays (voir la carte de demain ci-dessous).
Maïs
Le contrat de maïs américain mars 26 a clôturé à 4,4675 $ (+ 2 ¾ cents). Celui mai 26 a fermé à 4,5400 $ (+ 2 ¾ cents). Celui juillet 26 a terminé à 4,5975 $ (+ 2 ¾ cents).
- À Washington, des sources indiquent que, vendredi, la Cour suprême des États-Unis se prononcera sur la légalité de certains tarifs douaniers.
- Des météorologues estiment que les poches de sécheresse observées dans le centre et certaines régions du nord du Brésil n’affecteraient qu’environ 20 % de l’ensemble de la production de la première récolte de maïs. Néanmoins, les précipitations attendues au cours des deux prochaines semaines devraient limiter le risque de stress hydrique dans la plupart de ces secteurs.
- Au Brésil, le ministère du Commerce indique que les exportations de maïs en décembre dernier se sont établies à 6,128 Mt, en hausse de 43,6 % sur un an.
- Au cours de la semaine du 2 janvier, la production moyenne d’éthanol aux États-Unis s’est établie à 1,098 million de barils, en baisse de 2,0 % par rapport à la semaine précédente et de 0,4 % sur un an.
Quant aux stocks d’éthanol aux États-Unis, ils ont été évalués à 23,652 millions de barils, en hausse de 3,1 % comparativement à la semaine précédente, mais en baisse de 2,1 % sur un an.
- Demain paraîtra le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation pour la semaine du 1er janvier dernier. Pour le maïs américain 2025/26, les analystes s’attendent à un résultat compris entre 700,000 t et 1,5 Mt.
Analyse sommaire – Maïs
- La séance sur le maïs américain a surtout été marquée par des ajustements techniques, le plus souvent à la hausse.
- Le rapport sur l’éthanol américain a été négatif : la production a reculé, tandis que les stocks ont augmenté.
- Le facteur météo au Brésil a tout de même limité le potentiel de hausse des cours du maïs américain. D’autant plus que le ministère brésilien du Commerce a rapporté des exportations élevées le mois dernier. Cette donnée confirme la forte demande pour le maïs brésilien et une concurrence mondiale accrue.
- Néanmoins, les analystes s’attendent à des ventes à l’exportation élevées pour le maïs américain. Ce facteur les a incités à se positionner en vue du rapport qui sera publié demain. Pour l’instant, ils ont surtout ajusté leurs positions, à la hausse comme à la baisse.

Soya
Le contrat de soya américain janvier 26 a clôturé à 10,5275 $ (+ 10 ¾ cents). Celui mars 26 a fermé à 10,6700 $ (+ 10 ¾ cents). Celui mai 26 a terminé à 10,7875 $ (+10 ¾ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat janvier 26 a fini à 301,50 $/tonne (+ 6,80 $/tonne). Celui mars 26 a clôturé à 305,40 $/tonne (+ 5,90 $/tonne). Celui mai 26 a fermé à 309,40 $/tonne (+ 5,60 $/tonne).
Du côté de l'huile de soya américaine, le contrat janvier 26 a terminé à 48,82 $ (-18 points). Celui mars 26 a fini à 49,31 $ (- 9 points).
- Le président Donald Trump a annoncé hier soir que le Venezuela fournirait 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, soit l’équivalent de 2,8 milliards d’USD. Il a précisé que les gains monétaires seraient partagés entre les deux pays. Comme le rapportait Bloomberg, les récents développements au Venezuela portent un dur coup à la Chine, qui achetait une partie du pétrole vénézuélien. De plus, le Venezuela dispose de réserves d'éléments de terre rare (des métaux utlisés dans l'électronique notamment), ce qui pourrait ébranler l’hégémonie de la Chine dans ce domaine.
- Par ailleurs, le président Donald Trump a mentionné vouloir acheter le Groenland au Danemark pour des raisons de sécurité. L’administration Trump étudie actuellement les options afin de mettre en place une politique en ce sens. La porte-parole de la Maison-Blanche a toutefois indiqué qu’une intervention militaire sur le terrain n’était pas envisagée, pour l’instant. En Europe, les autorités ont adressé des avertissements aux Américains : l’intégrité territoriale du Danemark doit être respectée, et elles ont précisé que la sécurité de l’Arctique doit être gérée par les membres de l’OTAN.
- Au Brésil, le ministère du Commerce indique que les Brésiliens ont exporté 3,383 Mt de soya en décembre dernier, ce qui représentait une hausse annuelle de 69 %. Du côté du tourteau, l’organisme estime que les exportations se sont élevées à 2,111 Mt durant cette période, comparativement à 2,05 Mt un an plus tôt.
- Toujours au Brésil, l’Anec anticipe des exportations de soya en 2026 à un niveau record de 112 Mt, dont 77 Mt à destination de la Chine. L’organisme soutient aussi que 109 Mt de soya ont été exportées en 2025, soit 1 Mt de moins que sa dernière prévision.
- Reuters indique que les Chinois ont acheté dix cargaisons de soya américain, pour des livraisons de mars à mai.
- Concernant le rapport sur les ventes à l’exportation, les analystes anticipent des ventes de soya américain 2025/26 entre 750,000 t et 1,3 Mt. Pour le tourteau de soya américain, les attentes se situent entre 100,000 et 300,000 t. Pour l’huile de soya américaine, les prévisions vont de 0 à 30,000 t.
Analyse sommaire – Soya
- Comme pour le maïs américain, la séance dans le secteur du soya américain (et de ses produits dérivés) a été consacrée à des ajustements techniques, le plus souvent à la hausse.
- La météo favorable au Brésil et le risque d’une production record de soya brésilien limitent toujours le potentiel de hausse des cours américains.
- Il reste que la perspective de ventes à l’exportation élevées pour le soya américain et ses produits dérivés a permis aux spéculateurs d’ajuster leurs positions en vue du rapport de demain.
- Les achats de soya américain par les Chinois demeurent soutenus, ce qui a apporté un appui au marché.

Blé
À Chicago, le contrat de blé mars 26 a clôturé à 5,1800 $ (+ 7 ½ cents). Celui mai 26 a fermé à 5,2800 $ (+ 6 ¾ cents). Celui juillet 26 a terminé à 5,3925 $ (+ 6 ½ cents).
À Kansas, le contrat de blé dur rouge d'hiver mars 26 a fini à 5,3150 $ (+10 cents). Celui mai 26 a clôturé à 5,4325 $ (+ 10 cents). Celui juillet 26 a fermé à 5,5600 $ (+ 10 cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps mars 26 a terminé à 5,7050 $ (+ 3 ¼ cents). Celui mai 26 a fini à 5,8100 $ (+ 3 ¼ cents). Celui juillet 26 a clôturé à 5,9325 $ (+ 3 ½ cents).
- À Paris, les discussions concernant l’Ukraine se poursuivent activement. Les responsables européens, américains et canadiens souhaitent mettre en place une force multinationale pour garantir la sécurité et la prospérité de l’Ukraine.
- À court et à long terme, la NOAA prévoit, pour le sud des Plaines américaines, des précipitations inférieures à la normale ou proches de la normale saisonnière. Cette météo pourrait influencer l’évolution des zones consacrées au blé dur rouge d’hiver.
Par ailleurs, pour la plupart des régions des Plaines américaines et de l’est du Midwest, les météorologues (NOAA) ne prévoient pas de froid extrême au cours des prochaines semaines. Dans le même temps, ils anticipent un temps plus sec pour le sud des Plaines, tout en maintenant des possibilités de précipitations ailleurs, dans les secteurs dédiés au blé tendre d’hiver.
- Pour le rapport sur les ventes à l’exportation, les analystes s’attendent à des ventes de blé américain 2025/26 comprises entre 200,000 et 500,000 t.
Analyse sommaire – Blé
- À l’instar du maïs et du soya américains, les séances dans le blé américain ont été dominées par des ajustements techniques, essentiellement à la hausse.
- Apparemment, des spéculateurs auraient misé sur des ventes à l’exportation élevées pour le blé américain. Ils se seraient ajustés en conséquence avant le rapport de demain, en vendant ou en achetant des contrats.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain février 26 a clôturé à 234,53 $ (-2,10 $). Celui avril 26 a fermé à 235,18 $ (-2,20 $). Celui juin 26 a terminé à 230,03 $ (-2,05 $).
Quant au veau américain, le contrat janvier 26 a fini à 359,60$ (-2,58 $). Celui mars 26 a clôturé à 355,50 $ (-3,53 $). Celui avril 26 a fermé à 354,68 $ (-3,45 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index progressait de 0,78 $ à 363,15 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 35 têtes (mixtes) sur les 950 têtes offertes à ses encans en ligne (US), au prix moyen de 360,50 $. Le secteur IA était concerné par les ventes. Les prix de réserve se situaient entre 235,00 et 360,00 $. Les offres maximales allaient de 230,00 à 360,50 $.
- La valeur du surgelé a évolué de manière contrastée, tandis que l’écart Ch/Se s’est élargi à 5,00 $. La découpe « Choice » a gagné 3,03 $ pour atteindre 354,28 $. Celle « Select » a reculé de 1,80 $ à 349,28 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 115,000 têtes (+20,000 têtes comparativement à la semaine précédente et -8,606 têtes sur un an).
- Il a également estimé le cumulatif hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 348,000 têtes (+23,000 têtes comparativement à la semaine précédente et +9,543 têtes par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat de porc américain février 26 a clôturé à 84,80 $ (-88 cents). Celui avril 26 a fermé à 90,28 $ (-1,30 $). Celui mai 26 terminé à 94,60 $ (-1,03 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index perdait 0,08 $ à 81,54 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse régressait de 3,75 $ à 72,61 $. Quant au vivant, il s’affichait à 52,39 $.
- La valeur moyenne des découpes augmentait de 1,04 $ à 92,29 $. Dans le détail : longe -0,29 $ (83,50 $); fesse -0,83 $ (113,16 $); épaule -1,11 $ (73,47 $); côte +3,19 $ (176,01 $); jambon +1,10 $ (80,80 $); flanc +1,78 $ à 121,56 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 496,000 têtes (+78,000 têtes comparativement à la semaine précédente et +11,383 têtes sur un an).
- Il a également estimé le cumulatif hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,489 million de têtes (+129,000 têtes comparativement à la semaine précédente et +69,079 têtes par rapport à l’an passé).
Dollar canadien


