Nouvelle

Revue des marchés -14 août 26

14 août 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les conditions météorologiques restent « correctes » pour la plupart des régions du Midwest et une bonne partie des Grandes Plaines. Comme le montre cette carte pour demain ci-contre, l’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours révèle des probabilités de pluie plus ou moins abondante dans le sud des Grands Lacs et une bonne partie des Plaines américaines. Un manque persistant de précipitations demeure toutefois dans le sud des Grandes Plaines et certaines régions du nord du Midwest.

Côté températures, il est possible qu’elles se refroidissent à court terme. Comme l’illustre cette carte du 3e jour, la chaleur extrême pourrait se concentrer uniquement dans le sud des Grandes Plaines, à la hauteur de l’Oklahoma, et plus à l’est, dans la vallée du Mississippi.

  • Pour sa part, la NOAA prévoyait pour aujourd’hui des précipitations dans le centre des Grandes Plaines, entre le Nebraska et le Kansas. Le système devait également affecter des régions du sud des Grands Lacs situées plus à l’est, c’est-à-dire l’Iowa, l’Illinois, l’Indiana et l’Ohio. Plusieurs météorologues ont toutefois signalé récemment des inondations dans le sud des Grands Lacs, notamment dans certaines régions de l’Ohio. D’autres demeurent possibles à court terme dans ces mêmes régions.

En bref, avant-hier soir…

  • Dans un article paru avant-hier matin, CNBC rapportait que l’Autorité du détroit du golfe Persique avait indiqué que le détroit d’Ormuz demeurait fermé, tandis que la navigation dans le secteur se situait à son plus bas niveau depuis trois mois. Elle précisait que le détroit resterait fermé tant que les conditions exigées par l’Iran ne seraient pas acceptées. Cette nouvelle survenait peu après que le président Trump eut annoncé que les États-Unis avaient le « contrôle total » du détroit d’Ormuz.

L’article indique également qu’un haut conseiller du Corps des gardiens de la révolution islamique, en Iran, a déclaré à la chaîne PBS que l’armée américaine était plus « faible » qu’on ne le croyait.

  • Toujours selon CNBC, l’indice des prix à la production du Japon s’est établi à 7,2 % en juillet dernier, sous les attentes des analystes, qui tablaient sur 7,4 %. Les coûts de l’électricité représentaient une part importante de cette hausse.
  • Dans une dépêche publiée mardi après la fermeture des marchés, BFM Business (BFM) indiquait que la population de Moscou redoutait des restrictions de carburant en raison des dommages subis par la raffinerie d’Iaroslavl, récemment attaquée par des drones ukrainiens. Le gouvernement russe affirme toutefois que la situation s’améliore constamment, mais maintient l’interdiction des exportations d’essence afin de protéger son marché domestique.

Pour leur part, les Ukrainiens poursuivent depuis quatre ans leurs efforts visant à perturber les secteurs clés de la finance russe qui contribuent au financement des offensives du pays.

  • Dans un article publié mardi matin, BFM rapporte que le président Vladimir Poutine a dénoncé les initiatives occidentales visant à limiter la portée de la « flotte fantôme », ces navires clandestins au service de la Russie, le plus souvent utilisés pour transporter du pétrole. Il qualifie ces mesures de « piraterie et de banditisme ». Pour y faire face, il menace de saisir des navires occidentaux.
  • Dans un article paru pratiquement au même moment, BFM indique que l’Agence internationale de l’énergie a revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2026, à 103,29 millions de barils par jour, ce qui représenterait un recul annuel de 1,6 million de barils par jour. La guerre au Moyen-Orient et la hausse consécutive des prix du pétrole brut seraient les principales causes de cet ajustement.
  • Pour sa part, Oilprice rapportait tard avant-hier soir qu’une attaque ukrainienne contre des terminaux céréaliers russes en mer Noire avait interrompu les opérations sur ces installations. Les frappes visaient la ville portuaire de Novorossiysk. Cette région est également connue pour abriter l’une des plus grandes bases navales russes de la mer Noire. Selon des experts, cette attaque risque d’avoir de graves conséquences sur l’approvisionnement mondial en grains, particulièrement en Afrique.

Et hier soir, en bref…

  • Dans un article publié hier soir, la BBC mentionnait que la Roumanie a été obligée de fermer sa seule centrale nucléaire, celle de Cernovodā, qui produit environ 20 % de l’électricité du pays. Le niveau de l’eau du Danube est trop bas pour permettre le refroidissement de ses réacteurs. La centrale ne devrait pas être opérationnelle avant un certain temps, du moins pas à court terme.
  • Toujours selon la BBC, les conditions à bord du porte-avions USS Abraham-Lincoln, stationné au Moyen-Orient depuis 250 jours, sont déplorables. Le personnel à bord manquerait de nourriture, la plomberie laisserait à désirer et plusieurs personnes souffriraient d’épuisement et de dépression.

La situation aurait poussé les législateurs américains à poser des questions au Pentagone et à faire pression sur l’administration Trump au sujet de la guerre en Iran. Le navire aurait été mis en service en 1989, ce qui signifie qu’il a 37 ans. Des réparations, ou plutôt des modernisations, ont toutefois été effectuées au fil des ans.

  • Dans un article paru hier, la BBC mentionnait une nouvelle tendance chez les voyageurs en 2026. Plusieurs d’entre eux seraient attirés par le tourisme alimentaire, qui consiste à arpenter les supermarchés partout dans le monde afin de découvrir d’autres produits et aliments.
  • Enfin, la BBC indiquait tard hier soir que les États-Unis soutiennent qu’une quarantaine de pays ont aidé la Chine à contourner les droits de douane à l’importation imposés par le gouvernement américain. Les Chinois auraient approvisionné, par leurs exportations, d’autres pays soumis à des droits de douane moindres. Des pays comme le Canada, l’Inde, le Mexique, le Japon et la Corée du Sud auraient ainsi permis à la Chine de contourner la politique d’importation des États-Unis.
  • De son côté, l’agence Reuters rapportait que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, affirmait que les États-Unis avaient les moyens de maintenir le blocus naval des ports iraniens pratiquement indéfiniment. Les navires de la marine américaine pourraient être relevés par rotation selon les besoins.
  • Dans un article paru hier, Oilprice s’attend à ce que la demande américaine d’électricité atteigne des niveaux records cette année et l’année prochaine. Cette situation s’explique par les besoins croissants des centres de données appartenant à des géants de la technologie. Autrement dit, l’intelligence artificielle nécessite une grande quantité d’énergie électrique pour fonctionner.
  • Pour sa part, Bloomberg soutient que l’administration Trump peut continuer à percevoir des droits de douane sur les importations de produits à faible valeur. Un tribunal commercial aurait rejeté une contestation de la politique du gouvernement Trump.
  • Dans un article de Radio-Canada paru mercredi dernier, le projet de TGV proposé par la société d’État Alto est loin de convaincre les agriculteurs québécois, qui s’opposent au passage de trains à grande vitesse sur leurs terres. Malgré cela, Alto cherche à les rassurer en proposant des solutions visant à limiter l’impact du projet sur leurs activités. L’autoroute 40 est l’un des corridors envisagés.
  • Toujours selon Radio-Canada, mercredi dernier, 146 exploitations agricoles de la Colombie-Britannique avaient reçu l’ordre d’évacuer en raison des feux de forêt.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,5900 $ (+ 11 cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,8325 $ (+ 11 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,9900 $ (+ 11 ¼ cents).

  • Pour la semaine du 6 août dernier, les ventes nettes à l’exportation de maïs américain 2025/26 étaient de 410,700 t, ce qui représentait une augmentation notable par rapport à la semaine précédente et une hausse de 46 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Espagne et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 100,000 et 400,000 t.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 924,500 t. Le Mexique et les destinations inconnues ont été les principaux acheteurs. Les anticipations des analystes se situaient entre 800,000 et 1,4 Mt.

  • En Argentine, le Rosario Grain Exchange a relevé son estimation de la production de maïs 2025/26 à un niveau record de 70,5 Mt, en hausse par rapport aux 68 Mt du mois dernier.
  • Reuters rapportait hier que l’Ukraine a adressé une proposition à la Russie afin de suspendre les attaques contre les cibles civiles en mer Noire, mais Moscou a refusé.
  • Les Ukrainiens expliquent que de nombreux navires doivent emprunter des voies alternatives, la mer Noire étant devenue périlleuse. En fait, plusieurs armateurs évitent les ports de la région d’Odessa. De son côté, la Russie a été obligée de fermer trois terminaux céréaliers de la région de Novorossiysk à la suite d’attaques ukrainiennes (voir plus haut dans les sections en bref).
  • En France, FranceAgriMer (Céré’Obs) soutient que, lundi dernier, la proportion du maïs français classé dans les catégories « bon à excellent » est passée de 31 % à 29 %.
  • Hier, le Climate Prediction Center a annoncé qu’il y avait 70 % de chances que le phénomène météorologique El Niño soit le plus fort des 75 dernières années.
  • Selon des météorologues, l’Union européenne pourrait recevoir des précipitations au cours de la semaine prochaine, mais celles-ci arriveraient trop tard pour la saison actuelle : les différentes cultures sont déjà trop avancées dans leur développement pour bénéficier pleinement de la pluie.
  • Hier, l’US Drought Monitor a publié son rapport hebdomadaire pour le 11 août dernier. Dans le cas du maïs américain, 29 % des superficies qui lui sont consacrées étaient en zone de sécheresse, soit une augmentation d’un point par rapport à la semaine précédente et une hausse de 25 points par rapport à l’an dernier.
  • Hier, au Brésil, la Conab a relevé de 1,23 Mt son estimation de la production de maïs 2025/26, à 142,6 Mt. Cette augmentation s’explique par une hausse de 1,6 Mt de la seconde récolte, à 111,03 Mt.
  • Aujourd’hui, la Commission canadienne des grains (la Commission) publiait son premier rapport de 2026/27. Dans le cas du maïs canadien, au 9 août dernier, les exportations ont été de 22,200 t. Par ailleurs, l’organisme canadien calcule que les inventaires commerciaux de maïs 2026/27 ont été de 170,200 t. Il précise que les terminaux du Saint-Laurent contenaient 64,600 t de stocks.

Analyse sommaire – Maïs

  • Des manœuvres essentiellement techniques ont eu lieu sur le marché du maïs américain.
  • Les conditions météorologiques correctes pour la majeure partie du Midwest s’accompagnent tout de même de risques de pluies abondantes et d’inondations répétées dans le sud des Grands Lacs, entre l’Iowa et l’Ohio, en passant par l’Illinois et l’Indiana. Ce facteur a accentué la hausse des cours observée aujourd’hui.
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
  • Les problèmes géopolitiques dans la mer Noire étaient également à prendre en compte : les exportations de grain ukrainien dans le secteur sont bloquées, tout comme une partie de celles de la Russie. Il faut rappeler que le gouvernement ukrainien avait proposé une trêve aux Russes, une demande qui a été refusée.

Soya

Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 11,7775 $ (+ 11 ¾ cents). Celui novembre 26 a fermé à 11,9250 $ (+ 10 ¼ cents). Celui janvier 27 a terminé à 12,0775 $ (+ 10 cents). 

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 310,20 $/tonne (+ 2,80 $/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 311,80 $/tonne (+ 2,30 $). Celui décembre 26 a fermé à 316,30 $/tonne (+ 2,30 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 69,44 $ (+ 65 points). Celui octobre 26 a fini à 69,19 $ (+ 63 points).

  • Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 136,000 t de soya américain. La Chine était la destination, et les livraisons sont prévues en 2026/27.
  • Les ventes nettes à l’exportation de soya américain 2025/26 ont été de 275,100 t, soit une augmentation notable par rapport à la semaine précédente et une baisse de 48 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Chine et le Japon ont été les principaux acheteurs. Les anticipations des analystes se situaient entre -200,000 et 300,000 t.

Du côté de 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 1,759,900 t. La Chine et les destinations inconnues ont été les principales acheteuses. Les projections des analystes se situaient entre 1,5 et 1,9 Mt.

  • Dans le cas du tourteau de soya américain, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 ont été de 69,400 t, soit une baisse de 32 % par rapport à la semaine précédente et de 47 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Vietnam et le Maroc ont été les principaux acheteurs.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 149,000 t. Les Philippines et la République dominicaine ont été les principales acheteuses. Les prévisions des analystes se situaient entre 100,000 et 400,000 t.

  • Du côté de l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 ont été de -6,000 t. Le Mexique et le Canada ont été les acheteurs.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 4,400 t. Le Canada était l’acheteur. Les attentes des analystes se situaient entre 1,000 et 10,000 t.

  • World Weather mentionne que de la pluie, de la grêle et de forts vents dévastateurs ont touché cette semaine certaines régions du Dakota du Sud, du Nebraska et de l’Iowa. En fait, plusieurs régions du centre du Midwest auraient été affectées par ces conditions. 
  • En Argentine, le Rosario Grain Exchange mentionne que les agriculteurs pourraient privilégier le soya plutôt que le maïs en raison de la présence de cicadelles du maïs.
  • Concernant le rapport de l’US Drought Monitor, 26 % des superficies associées à la culture du soya américain étaient en zone de sécheresse, soit un niveau stable par rapport à la semaine précédente, mais une augmentation de 23 points par rapport à l’an passé. 
  • La Conab a abaissé de 111,000 t son estimation de la production de soya brésilien 2025/26, à 180,46 Mt.
  • En Chine, l’organisme Sinograin devrait mettre aux enchères, ce mercredi, 360,000 t de soya importé sur le marché domestique.
  • Concernant les exportations canadiennes, la Commission estime que les exportations de canola 2026/27 ont été de 231,000 t. Les stocks commerciaux ont été établis à 784,900 t. L’organisme précise aussi que les stocks aux terminaux du Saint-Laurent étaient de 6,100 t.

Dans le cas du soya 2026/27, les exportations canadiennes auraient été de 2,500 t. Du côté des inventaires commerciaux, l’organisme est d’avis que ceux du soya 2026/27 ont été de 70,700 t. En ce qui concerne les terminaux du Saint-Laurent, la Commission a estimé les stocks à 11,600 t.

Analyse sommaire – Soya

  • Un certain enthousiasme était perceptible sur le marché du soya américain et de ses produits dérivés. La présence persistante des Chinois sur le marché (hier, notamment, des importateurs chinois avaient acheté 125,000 t de soya américain pour des livraisons en 2026/27) suscite l’intérêt des acheteurs de contrats.
  • Le facteur météorologique du Midwest et des Plaines, qui s’améliore dans certains cas, a quand même offert une certaine résistance aux différents cours. Il est vrai toutefois que les aléas météo précisés par World Weather, comme les inondations récentes et à venir dans le sud des Grands Lacs, motivent les acheteurs de contrats.
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,7475 $ (+ 22 cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,8950 $ (+ 21 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,0525 $ (+ 20 cents). 

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,5425 $ (+ 33 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,6775 $ (+ 33 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,7875 $ (+ 30 cents). 

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,7825 $ (+ 9 cents). Celui décembre 26 a fini à 7,0425 $ (+ 10 ½ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,2300 $ (+ 10 ½ cents).

  • Les ventes nettes à l’exportation de blé américain 2026/27 ont été de 255,900 t, ce qui représentait une baisse de 14 % par rapport à la semaine précédente et de 8 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et la Corée du Sud ont été les principaux acheteurs. Les projections des analystes se situaient entre 200,000 et 500,000 t.
  • Concernant l’Iran, Bloomberg rapportait dans la journée que l’administration Trump misera sur la répression économique, une méthode éprouvée pour écraser une économie. Dans les faits, le président Trump est confronté à une pénurie de munitions et à un régime qui refuse de capituler. Il misera sur une augmentation des sanctions économiques ainsi que sur le blocus naval contre les ports iraniens. Dimanche dernier seulement, le président américain mentionnait à Axios Media que son gouvernement observait en Iran une inflation galopante ainsi qu’une pénurie de liquidités qui ravageait le pays.
  • Selon Reuters, le gouvernement ukrainien prévoit d’expédier du grain à partir du Danube afin d’alimenter les autres pays de l’Europe de l’Est. Il espère ainsi contourner le blocus russe contre les ports ukrainiens de la mer Noire, qui a réduit de 76 % les exportations ukrainiennes dans le secteur. 
  • En Allemagne, l’association des coopératives agricoles DRV croit que la récolte de tous les types de blé en 2026 pourrait s’établir à 20,55 Mt, soit un recul de 11,2 % par rapport à l’année précédente. Elle explique cette estimation par la chaleur excessive et la sécheresse, qui ont considérablement affecté le pays au cours des dernières semaines. L’Allemagne est le deuxième producteur de blé de l’UE après la France.
  • Selon un article de Bloomberg, la sécheresse et la chaleur extrême menacent les cultures d’automne en Europe, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’approvisionnement alimentaire mondial, déjà fragilisé par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine. Les vagues de chaleur qui ont touché une bonne partie de l’Europe cet été pourraient avoir des conséquences sur les cultures de l’année prochaine, c’est-à-dire celles de 2026/27.

Certains agriculteurs prévoient maintenant de limiter leurs superficies de semis ou de les annuler. Des agriculteurs expliquent que les semis de blé devraient commencer vers la mi-septembre, mais les sols sont malheureusement très secs; il faudra des pluies très abondantes et persistantes pour remédier au problème.

  • En Ukraine, la ministre de l’Agriculture mentionne que le pays a acquis des fonds additionnels pour augmenter ses capacités de stockage de grains pour la récolte de 2026. En fait, la baisse des exportations aurait causé un déficit de stockage de 11 Mt. Les nouveaux capitaux devraient servir à mettre en place des installations de stockage temporaire à la ferme.
  • Toujours pour l’Ukraine, le ministère de l’Agriculture pense qu’environ 30 Mt de grains pourraient ne pas atteindre le marché mondial en raison des attaques répétées des Russes dans la mer Noire.
  • Pour le rapport sur les exportations canadiennes, la Commission a évalué les exportations de blé 2026/27 à 519,100 t. Quant aux inventaires commerciaux, ceux de blé ont été de 2,478,200 t. Par ailleurs, l’organisme a également estimé que les stocks de blé aux terminaux du Saint-Laurent étaient de 275,400 t.
  • En Australie de l’Ouest, la sécheresse fait en sorte que l’Association des producteurs de grain de l’Ouest de l’Australie a réduit sa prévision de production de blé de 9,5 à 9 Mt.
  • En ce qui concerne le rapport de l’US Drought Monitor, 63 % des superficies consacrées à la culture du blé de printemps étaient en zone de sécheresse, soit une augmentation de trois points par rapport à la semaine précédente et une hausse de 47 points par rapport à l’an passé.

Analyse sommaire – Blé

  • Des activités techniques ont eu lieu sur le marché du blé américain.
  • Les problèmes géopolitiques dans la mer Noire et au Moyen-Orient, qui s’éternisent et se complexifient, ont fortement encouragé les acheteurs de contrats de blé américain.
  • Les conditions météorologiques difficiles en Europe (chaleur élevée et sécheresse) stimulent largement les acheteurs de contrats, qui misent sur une baisse de l’offre mondiale.
  • La fin de la semaine et le début du week-end ont été l’occasion pour des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 218,88 $ (-1,18 $). Celui décembre 26 a fermé à 218,38 $ (-1,08 $). Celui février 27 a terminé à 219,05 $ (-1,15 $). 

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 334,55 $ (-2,65 $). Celui octobre 26 a clôturé à 325,43 $ (-3,38 $). Celui novembre 26 a fermé à 317,43 $ (-4,05 $).

  • À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 3,44 $ pour s’établir à 351,93 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,308 têtes présentées en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative sont le TX/OK/NM, le KS, l’IA et les régions normalement non participantes aux encans. Les prix de réserve variaient entre 230,00 et 360,00 $. Les offres les plus élevées se situaient entre 0,00 et 350,00 $.
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf américain évoluait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se resserré à 24,06 $. La découpe « Choice » a régressé de 0,60 $ à 375,30 $, tandis que la « Select » gagnait 2,00 $ à 351,24 $.
  • Les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain 2026 ont été de 14,400 t, soit une baisse de 27 % par rapport à la semaine précédente et une hausse de 10 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 100,000 têtes (+ 5,000 par rapport à la semaine précédente; + 16,416 sur un an).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 516,000 têtes (+ 8,000 par rapport à la semaine précédente; -17,784 sur un an).

 

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 81,75 $ (-38 cents). Celui décembre 26 a fermé à 72,48 $ (-63 cents). Celui février 27 a terminé à 75,78 $ (-48 cents).

  • À la fermeture, le CME Lean Hog Index perdait 0,02 $ à -95,87 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 4,07 $ à 93,30 $.
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 0,98 $ à 99,90 $. Dans le détail : longe + 1,42 $ (94,10 $); fesse + 5,02 $ (116,61 $); épaule + 5,13 $ (69,15 $); côte + 0,74 $ (156,38 $); jambon + 1,24 $ (80,49 $); flanc -7,50 $ (158,13 $).
  • Les ventes nettes à l’exportation de porc américain 2026 ont été de 36,300 t, soit une augmentation de 33 % par rapport à la semaine précédente et de 29 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 420,000 têtes (+ 35,000 par rapport à la semaine précédente; - 39,397 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,316 millions de têtes (+ 69,000 par rapport à la semaine précédente; -60,562 sur un an).

 


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