Météo – États-Unis
- À court terme, les prévisions météorologiques pour le Midwest et le reste des Plaines américaines devront être surveillées attentivement. L’analyse des cartes GEFS ou GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour indique des possibilités de pluie, plus ou moins abondante, dans certaines régions situées à l’ouest des Grands Lacs (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). En revanche, les températures extrêmement élevées dans une grande partie des Plaines américaines, et même plus à l’est, demeurent problématiques, du moins à court terme (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
- Pour sa part, World Weather prévoit une baisse des températures et une augmentation des possibilités de pluie dans le nord-ouest du Midwest plus tard cette semaine. Les météorologues estiment que ces conditions pourraient suffire à atténuer le stress hydrique et thermique subi par les cultures de la région. À plus long terme, soit la semaine prochaine, l’organisme anticipe une baisse des températures dans le cœur du Midwest. Ces conditions devraient aider quelque peu les cultures de ce secteur.
- Malgré cela, les conditions de culture demeurent difficiles dans plusieurs régions de production. Les pluies attendues à l’ouest des Grands Lacs, notamment dans le nord des Plaines, dans les Dakota du Nord et du Sud, ainsi que plus à l’est, entre le Minnesota, le Wisconsin, l’Iowa et le Missouri, risquent de ne pas suffire à atténuer le stress hydrique et thermique. Celui-ci pourrait toucher les cultures non seulement dans ces secteurs, mais aussi ailleurs dans le Midwest et le reste des Grandes Plaines.
En bref, hier soir…
- Mercredi, le président de la Fed devrait annoncer sa décision concernant l’orientation du taux directeur de la banque centrale américaine. Dans un article publié hier après-midi par CNBC, le président Donald Trump affirme avoir confiance en Kevin Warsh, qu’il qualifie de « fantastique ».
Il a néanmoins mis en garde les autres responsables de la Réserve fédérale qui auraient de mauvaises intentions. Le président Trump continue de plaider en faveur d’une baisse du taux directeur. Selon lui, les États-Unis devraient afficher les taux d’intérêt les plus bas du monde.
- Dans un autre article publié peu avant la clôture des marchés, CNBC souligne que la concentration des approvisionnements dans le secteur alimentaire risque d’aggraver les épidémies, comme la cyclosporose, une infection parasitaire provoquant une « diarrhée explosive », qui a récemment touché les États-Unis.
Le journaliste précise que, selon les experts, des années de consolidation et de fusions dans les secteurs de l’agriculture, de la transformation et de la distribution augmentent le risque qu’un seul cas de maladie se propage rapidement à l’échelle nationale.
- Concernant le conflit en Iran, CNBC rapportait tard hier soir que l’accalmie observée sur le terrain s’expliquait en grande partie par une pénurie de munitions au sein de l’armée américaine. Le président Trump semble toutefois vouloir minimiser ce problème, comme le mentionnait The Wall Street Journal. Toutefois, selon l’état-major américain, le nombre de missiles intercepteurs Patriot aurait considérablement diminué.
Quoi qu’il en soit, cette accalmie est bien accueillie par les acteurs des marchés, qui espèrent une désescalade durable des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran. D’ailleurs, le président américain indiquait que des discussions sont en cours avec les Iraniens afin de parvenir à une paix durable. Lors d’un entretien avec Bloomberg, il a précisé qu’il y avait de « bonnes chances » d’atteindre cet objectif.
Par conséquent, les prix du pétrole brut demeuraient en baisse tard hier soir : vers 23 h 40, le Brent avait perdu 1,67 % pour s’établir à 86,88 USD le baril, tandis que le WTI avait reculé de 1,67 % à 81,24 USD le baril.
Cependant, la situation demeure tendue, puisque des attaques de drones ont visé hier des pays voisins de l’Iran. C’est du moins ce que Reuters rapportait au cours de la journée. Par ailleurs, un sondage de l’agence révélait qu’un Américain sur trois seulement soutient la guerre en Iran. Toutefois, la plupart des personnes interrogées estimaient que les objectifs du président Trump demeuraient difficiles à cerner.
En effet, le sondage indique que 69 % des répondants pensent que le président américain n’a pas clairement précisé les objectifs des interventions militaires menées dans la région du golfe Persique et ses environs.
- Pour sa part, la BBC rapportait hier après-midi qu’un incendie de forêt se trouvait à 9 milles, soit 15 kilomètres, de Bordeaux, en France. Le maire a annoncé que les autorités se préparaient à une éventuelle évacuation.
Maïs
Le contrat maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,5850 $ (+ 6 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,8050 $ (+ 6 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,9575 $ (+ 6 ¼ cents).
- LSEG soutient que les conditions chaudes et humides prévues à court terme dans plusieurs régions de production du Brésil pourraient entraver la récolte du maïs safrinha.
- En Europe, le système MARS, soit le service de surveillance agricole de la Commission européenne, indique que le stress des cultures continue de s’intensifier sous l’effet de la vague de chaleur et de la sécheresse qui sévissent dans plusieurs régions. Le service estime que le rendement moyen du maïs dans l’UE pourrait reculer de 6 % par rapport à sa dernière estimation.
En France seulement, les rendements de maïs pourraient reculer de 13 %. Cette situation pourrait accroître la demande de maïs américain, d’autant plus que les météorologues de LSEG ne prévoient pas d’amélioration rapide des conditions en Europe de l’Ouest : la chaleur et la sécheresse pourraient persister jusqu’au mois prochain.
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 197,272 t de maïs américain. Les destinations étaient inconnues, mais les livraisons sont attendues en 2026/27.
- Au Brésil, l’Anec estime que les exportations de maïs pourraient atteindre 3,3 Mt ce mois-ci, soit une baisse de 400,000 t par rapport à sa dernière évaluation.
Analyse sommaire – Maïs
- Le marché du maïs américain a enregistré un rebond après les fortes baisses d’hier.
- Le rapport hebdomadaire sur la progression des cultures présenté hier a confirmé ce que les analystes craignaient : les conditions météorologiques dans le Midwest et le reste des Grandes défavorables ont impacté les cultures.
La chaleur excessive et les précipitations insuffisantes auraient provoqué un stress hydrique et thermique dans les cultures de plusieurs régions. Cette situation aurait encouragé les acheteurs de contrats à terme, qui misent sur d’éventuelles baisses de rendement.
- Les conditions météorologiques dans le Midwest et le reste des Plaines demeurent préoccupantes en raison de la chaleur extrême et du manque d’averses. Elles pourraient le rester, du moins à court terme.
- Les ventes privées à l’exportation de maïs américain signalées ce matin ont également stimulé les achats de contrats à terme.

Soya
Le contrat soya américain août 26 a clôturé à 12,1200 $ (+ 3 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 12,0475 $ (+ 5 cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,2000 $ (+ 6 ¼ cents).
Quant au tourteau soya américain, le contrat août 26 a fini à 320,30 $/tonne (-50 cents/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 321,30 $/tonne (+1,00 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 322,70 $/tonne (+ 3,20 $/tonne).
Côté huile soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 70,76 $ (-70 points). Celui septembre 26 a fini à 70,14 $ (-71 points).
- En Chine, Sinograin devrait mettre aux enchères locales, ce vendredi, 504,000 t de soya importé. Selon des analystes de Reuters, il s’agit de la première opération de ce genre depuis janvier dernier.
- Le président Donald Trump avait annoncé la semaine dernière de nouveaux droits de douane sur les produits importés d’une soixantaine de pays. Toutefois, la visite du président chinois Xi Jinping à Washington est apparemment toujours prévue en septembre prochain.
- L’Anec prévoit que les exportations de soya brésilien atteindront 12,5 Mt ce mois-ci, soit une réduction de 1 Mt par rapport à sa dernière anticipation.
- Toujours au Brésil, Abiove prévoit une production de soya de 63,3 Mt en 2026, soit une augmentation de 300,000 t par rapport à sa dernière projection. En revanche, l’organisme estime que les exportations pourraient gagné 1,3 Mt à 115,4 Mt.
Analyse sommaire – Soya
- Comme celui du maïs, le marché du soya américain et de ses produits dérivés a enregistré un rebond, sans doute sous l’effet de la dégradation de la qualité du grain provoquée par les conditions météorologiques difficiles dans les régions de production américaines. Or, les météorologues ne prévoient aucun changement important ou encourageant dans le Midwest et le reste des Grandes Plaines à court terme.
- L’annonce de la mise aux enchères locales de 504,000 t de soya importé par Sinograin laisse croire à certains analystes que la Chine libère peut-être de l’espace afin d’acheter du soya américain.
Blé
À Chicago, le contrat blé septembre 26 a clôturé à 6,6250 $ (+ 2 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,7975 $ (+ 2 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 6,9525 $ (+ 1 ¾ cent).
À Kansas City, le contrat blé dur rouge hiver septembre 26 a fini à 7,2625 $ (- 2 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,4200 $ (-3 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,5375 $ (- 4 cents).
À Minneapolis, le contrat blé printemps septembre 26 a terminé à 7,0250 $ (- 3 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2525 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,4100 $ (- 3 cents).
- En Russie, SovEcon a revu à la baisse sa prévision des exportations de blé 2026/27 de 1,9 Mt à 44,6 Mt. Cette révision s’expliquerait par l’interdiction de navigation dans la mer d’Azov en raison des combats. La circulation des navires serait notamment difficile dans la mer Noire. Toutefois, comme l’expliquent les analystes, la situation pourrait évoluer et permettre aux navires de circuler dans le secteur un peu plus tard dans l’année.
- World Weather avance que les précipitations sont excessives dans les nouvelles terres russes. Cette humidité pourrait favoriser le développement de maladies. Ailleurs, dans le sud de la Russie et dans certaines régions de l’Ukraine, la récolte du blé d’hiver se déroule normalement.
- Selon le système MARS de la Commission européenne, la production de blé tendre de l’UE en 2026 pourrait reculer de 8 %, tandis que les rendements à la récolte pourraient baisser de 2 %.
- À Washington, le président Donald Trump devait rencontrer séparément aujourd’hui le président israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky. Il devait s’entretenir avec eux au sujet des conflits au Moyen-Orient, en Ukraine et en Russie.
Analyse sommaire – Blé
- Contrairement au maïs et au soya américains, les conditions de culture présentées hier étaient stables pour le blé de printemps. Toutefois, la proportion de 53 % classée dans les catégories « bon à excellent » reste médiocre. En fait, les données n’ont pas donné de direction claire au marché. Cela expliquait probablement les hésitations des spéculateurs observées aujourd’hui.

Bœuf
Le contrat bœuf américain août 26 a clôturé à 227,48 $ (+ 2,25 $). Celui octobre 26 a fermé à 222,18 $ (+ 3,40 $). Celui décembre 26 a terminé à 221,30 $ (+ 3,90 $).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 343,08 $ (+ 4,83 $). Celui septembre 26 a clôturé à 337,23 $ (+ 5,30 $). Celui octobre 26 a fermé à 326,83 $ (+ 1,58 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en hausse de 1,10 $ à 348,47 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé affichait une évolution contrastée, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 22,34 $. La découpe « Choice » a gagné 2,97 $ à 365,86 $, tandis que la « Select » a reculé de 1,64 $ à 343,52 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 106,000 têtes (+ 3,000 par rapport à la semaine précédente ; -7,178 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 198,000 têtes (-7,000 par rapport à la semaine précédente ; -24,229 par rapport à l’an dernier).

Porc
Le contrat porc américain août 26 a clôturé à 103,10 $ (+ 13 cents). Celui octobre 26 a fermé à 88,28 $ (+ 48 cents). Celui décembre 26 a terminé à 79,68 $ (+ 1,13 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index augmentait de 0,32 $ à 98,23 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse progressait de 0,31 $ à 101,00 $. Celui du porc vivant reculait de 1,03 $ à 72,84 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,54 $ à 103,91 $. Dans le détail : longe -1,66 $ (90,38 $) ; fesse -0,48 $ (113,99 $) ; épaule -0,32 $ (73,51 $) ; côte -3,59 $ (162,82 $) ; flanc + 6,01 $ (156,42 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 470,000 têtes (stable par rapport à la semaine précédente ; + 4,122 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 890,000 têtes (-11,000 par rapport à la semaine précédente ; -19,305 par rapport à l’an dernier).



