Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques à court terme méritent une attention particulière dans plusieurs régions du Midwest et des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour laisse entrevoir des précipitations plutôt limitées dans la majeure partie du Midwest et des Grandes Plaines. Comme l’illustre la carte ci-contre pour demain, seules des pluies passagères sont possibles dans le centre des États-Unis. Sur le plan des températures, la carte du 3e jour montre que la chaleur extrême pourrait toucher une grande partie des Plaines américaines et s’étendre plus à l’est.
- Pour sa part, la NOAA prévoit qu’un front froid pourrait se développer à court terme et toucher le centre des Plaines américaines. Ce système devrait déclencher des orages et des pluies abondantes, voire des inondations localisées. Il pourrait également atteindre le Minnesota et certaines parties de la vallée du Mississippi. En revanche, l’organisme souligne que des chaleurs extrêmes pourraient survenir à court terme dans plusieurs régions des Plaines. La NOAA précise en outre que les températures maximales pourraient varier entre 40 et 46 °C dans ces secteurs.
Dans l’ensemble, les conditions météorologiques demeurent difficiles dans la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines. La chaleur extrême et le temps sec, qui pourraient persister à plusieurs endroits, risquent de provoquer un important stress hydrique et thermique, dommageable à de nombreuses cultures.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier après-midi, puis mis à jour après la fermeture des marchés, CNBC rapportait qu’un responsable des services secrets américains avait déclaré que le niveau de menace visant les personnes protégées par l’agence était alors le plus élevé de l’histoire des États-Unis. Depuis le début de 2026, 10,000 menaces ont été proférées contre des représentants du gouvernement américain, soit une hausse de 40 % par rapport à l’an dernier. Les services secrets protègent notamment les juges de la Cour suprême, le président américain et de hauts fonctionnaires.
- Toujours selon CNBC, un pétrolier naviguant dans le détroit d’Ormuz, au large de l’Arabie saoudite, a été frappé par un missile de croisière. Les autorités américaines présument que celui-ci provenait d’Iran. Cette attaque est survenue peu après que le président Donald Trump eut déclaré que les États-Unis cibleraient un pont ou une centrale électrique chaque fois qu’un navire circulant dans le détroit serait attaqué.
En réponse à cette menace, Téhéran a indiqué que le Corps des gardiens de la révolution islamique allait riposter en attaquant des infrastructures régionales liées aux intérêts américains, notamment des bases militaires et des installations énergétiques, comme les raffineries de pétrole.
Cette escalade des hostilités américano-iraniennes dans le détroit d’Ormuz soutient les prix du pétrole brut. Tard hier soir, vers 23 h 45, le Brent progressait de 2,35 %, à 96,28 USD le baril, tandis que le WTI gagnait 1,87 %, à 88,45 USD le baril.
- Par ailleurs, selon une analyse de CNBC, la guerre en Iran fragilise l’économie américaine en provoquant une forte hausse des prix de l’essence ordinaire et du diesel, ce qui menacerait le niveau de vie des Américains. Les raffineries américaines fonctionnent déjà à pleine capacité et ne peuvent accroître rapidement leur production pour répondre à la demande intérieure. La hausse du pétrole brut aurait notamment des répercussions sur les transports et l’agriculture.
Un porte-parole de la Maison-Blanche a toutefois indiqué que le président Donald Trump avait été « honnête » avec les Américains lorsqu’il avait affirmé que les prix du carburant reviendraient rapidement à la normale une fois que le régime terroriste iranien, qui menace les navires transitant dans le détroit d’Ormuz, aurait été affaibli par les frappes militaires.
- Dans un article publié après la fermeture des marchés boursiers, Bloomberg rapporte que la Chambre des représentants a approuvé l’enveloppe budgétaire de 95 milliards d’USD demandée par le président américain pour financer la guerre en Iran. Les élus républicains présents à la Chambre ont voté en faveur du budget, même si le conflit est impopulaire et menace l’économie américaine en raison de la hausse des prix de l’énergie. Les préoccupations liées aux élections de mi-mandat ont également pesé dans la balance.
- Dans un article publié hier après la fermeture des marchés, Oilprice rapporte qu’un blocus de l’Arabie saoudite en mer Rouge, organisé par les Houthis, risque de maintenir les prix du pétrole brut à un niveau élevé. L’Arabie saoudite devra ainsi détourner les flux d’environ 4 millions de barils par jour qui transitent habituellement près du Yémen. Cette contrainte s’ajouterait aux difficultés de navigation dans le détroit d’Ormuz.
- Dans un article paru tôt ce matin, vers minuit, Reuters soutient que les frappes iraniennes contre les installations de la CIA dans le golfe Persique soulèvent des questions sur le rôle de la Russie dans la guerre en Iran. Moscou aurait fourni des données de ciblage et des technologies liées aux drones.
- Par ailleurs, Reuters mentionne, dans un article publié hier après-midi, que de nouveaux droits de douane de 25 % seront imposés aux importations américaines de divers produits brésiliens, notamment la machinerie agricole, le bois et l’éthanol.
- Au Royaume-Uni, la BBC rapportait que les prix de certains aliments avaient reculé, mais que l’inflation pourrait repartir à la hausse. Selon l’Office for National Statistics, l’inflation britannique s’est établie à 2,6 % sur un an le mois dernier, par rapport à 2,8 % en mai. Ce ralentissement s’explique en grande partie par la baisse des prix du carburant. Les analystes estiment toutefois qu’il pourrait être temporaire, puisque les prix du carburant sont repartis à la hausse ce mois-ci.
- Pour sa part, Radio-Canada rapportait hier, après la fermeture des marchés, que les États-Unis et l’Arabie saoudite avaient conclu une entente sur le nucléaire civil dans le royaume. Ce programme, prévu sur plusieurs années, comprendrait des mesures visant à limiter les risques de prolifération nucléaire au Moyen-Orient, notamment en Iran.
Maïs
Le contrat maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,6400 $ (+ 2 cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,8750 $ (+ 2 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 5,0300 $ (+ 2 ¾ cents).
- Aujourd’hui, le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation pour la semaine du 16 juillet dernier a été publié. Pour le maïs américain de 2025/26, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 332,700 t, en hausse de 6 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 44 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et Taïwan ont été les principaux acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 400,000 et 800,000 t.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 701,500 t. Les destinations inconnues et la Colombie ont été les principales acheteuses. Les projections des analystes se situaient entre 400,000 et 800,000 t.
- Selon le rapport hebdomadaire de l’US Drought Monitor, au 21 juillet dernier, 19 % des secteurs consacrés à la culture du maïs américain étaient touchés par la sécheresse. Cette proportion était inchangée par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 10 points par rapport à la même période l’an dernier.
Analyse sommaire – Maïs
- Des opérations techniques sur le marché du maïs américain se sont surtout traduites par des achats de contrats.
- Le rapport sur les ventes à l’exportation s’est révélé tout au plus acceptable pour le maïs américain et n’a pas véritablement influencé l’orientation des cours.
- Les difficultés météorologiques dans la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines ont quelque peu soutenu les différents cours.
- Les conflits au Moyen-Orient et en mer Noire ont également stimulé les achats de contrats. Les opérateurs tiendraient compte de la hausse du pétrole brut, dont l’incidence sur le prix du diesel devient toujours plus marquée.

Soya
Le contrat soya août 26 a clôturé à 12,3750 $ (+ 4 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 12,3100 $ (+ 5 cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,4375 $ (+ 4 ¾ cents).
Quant au tourteau soya américain, le contrat août 26 a fini à 329,90 $/tonne (- 1,70 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 328,80 $/tonne (- 80 cents/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 327,60 $/tonne (- 80 cents/tonne).
Du côté de l’huile soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 75,59 $ (+ 11 points). Celui septembre 26 a fini à 74,69 $ (+ 16 points).
- Les ventes nettes à l’exportation de soya américain de 2025/26 ont atteint 56,400 t, en baisse de 70 % par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières semaines. La Chine et les Pays-Bas ont été les principaux acheteurs. Les prévisions des analystes se situaient entre -200,000 et 400,000 t.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 1,537,200 t. La Chine et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 1,0 et 1,08 Mt.
Quant au tourteau de soya américain, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 ont atteint 185,000 t, en hausse de 5 % par rapport à la semaine précédente et de 2 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et les Philippines ont été les principales acheteuses.
Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 406,100 t. Le Guatemala et les Philippines ont été les principaux acheteurs. Les projections des analystes se situaient entre 100,000 et 575,000 t.
Dans le cas de l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation ont atteint 600 t. Le Mexique, le Canada et Bahreïn ont été les acheteurs. Les prévisions des analystes se situaient entre -10,000 et 10,000 t.
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 126,000 t de soya américain. Les destinations n’ont pas été précisées, et les livraisons sont prévues en 2026/27.
- Selon le rapport de l’US Drought Monitor du 21 juillet dernier, 18 % des superficies consacrées à la culture du soya américain étaient en zone de sécheresse. Cette proportion était stable par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 10 points par rapport à la même période l’an dernier.
- La firme néerlandaise Rabobank a réduit sa prévision de production de soya brésilien pour 2026/27, de 182 Mt à 178 Mt. Elle estime que les agriculteurs devraient semer moins de soya en raison d’un ralentissement de l’expansion des terres agricoles.
Analyse sommaire – Soya
- À l’instar du maïs, le soya américain et ses produits dérivés ont été marqués par des manœuvres techniques.
- Les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été bien accueillies par les acheteurs de contrats et ont ainsi soutenu les différents cours.
- Les conflits armés au Moyen-Orient et en mer Noire, ainsi que la hausse du pétrole brut qu’ils provoquent, ont également soutenu la progression des cours.

Blé
À Chicago, le contrat blé septembre 26 a clôturé à 6,9625 $ (- 9 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 7,1375 $ (- 9 cents). Celui mars 27 a terminé à 7,2925 $ (- 8 ½ cents).
À Kansas City, le contrat blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,5975 $ (- 3 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,7575 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,8750 $ (- 3 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat blé printemps septembre 26 a terminé à 7,3000 $ (+ 1 cent). Celui décembre 26 a fini à 7,5300 $ (+ ½ cent). Celui mars 27 a clôturé à 7,6675 $ (- 2 ¼ cents).
- Les ventes nettes à l’exportation de blé américain de 2026/27 ont atteint 290,000 t, en hausse de 23 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 14 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et Taïwan ont été les principaux acheteurs. Les attentes des analystes se situaient entre 200,000 et 550,000 t.
- Pour la deuxième journée de la tournée des cultures du Dakota du Nord, parrainée par le Wheat Quality Council, les participants ayant échantillonné le nord de l’État ont estimé le rendement du blé dur de printemps à 48 bu/acre, soit 0,9 bu/acre de plus que l’an dernier. La moyenne quinquennale s’établit toutefois à 43,8 bu/acre.
En réalité, les observateurs estiment que la chaleur excessive et persistante a nui aux cultures et pourrait avoir davantage réduit leur potentiel de rendement. C’est du moins ce que rapporte le Dow Jones Newswire.
- Selon le rapport hebdomadaire de l’US Drought Monitor, au 21 juillet dernier, 24 % des secteurs consacrés à la culture du blé de printemps étaient en zone de sécheresse. Cette proportion était stable par rapport à la semaine précédente et représentait une amélioration de 7 points par rapport à la même période l’an passé.
- En Ukraine, le ministre de l’Agriculture a rapporté que les armateurs avaient décidé de suspendre temporairement l’envoi de navires vers les installations portuaires de la mer Noire en raison des attaques répétées menées par la Russie contre les navires marchands associés à l’Ukraine. De fait, les Ukrainiens ont perdu le tiers de leur capacité d’exportation à partir de la mer Noire. Ce recul serait attribuable aux attaques russes de missiles et de drones.
Par ailleurs, le président ukrainien Volodymyr Zelensky estime que l’intensification des frappes russes contre les ports de la mer Noire constitue une riposte aux récentes attaques contre des navires russes, qui auraient causé de lourdes pertes.
- Hier, des médias rapportaient que la Russie avait suspendu ses expéditions nocturnes à partir du port de Novorossiysk. Les attaques de drones ukrainiens auraient causé des dommages considérables.
- Selon la Commission européenne, sur une base annuelle, les exportations de blé tendre d’hiver de l’UE pourraient reculer de 46 % en juillet.
Analyse sommaire – Blé
- À l’instar du maïs et du soya, les cours du blé américain ont subi les effets de manœuvres techniques. Dans ce cas, il s’agissait surtout de ventes de contrats, ce qui laisse croire que les séances d’aujourd’hui ont été consacrées à des prises de profits.
- Les conflits armés au Moyen-Orient et en mer Noire limitent la disponibilité du blé et pèsent également sur l’offre de pétrole brut. Cette situation a plutôt soutenu les différents cours.
- Les résultats de la tournée des cultures, qui s’est concentrée aujourd’hui sur le nord du Dakota du Nord, démontrent une certaine résilience des cultures échantillonnées. Les observateurs s’attendent néanmoins à ce que les rendements soient inférieurs en raison de la chaleur excessive et persistante. Pour l’instant, les données de la tournée attirent plutôt les vendeurs de contrats ou, à tout le moins, incitent les spéculateurs à la prudence.
- Le rapport sur les ventes à l’exportation a été décevant. Ses données se situaient dans le bas de la fourchette des attentes des analystes et ont plutôt encouragé les ventes de contrats.

Bœuf
Le contrat bœuf américain août 26 a clôturé à 225,40 $ (+ 2,20 $). Celui octobre 26 a fermé à 221,38 $ (+ 2,18 $). Celui décembre 26 a terminé à 220,68 $ (+ 1,88 $).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 343,78 $ (+ 2,60 $). Celui septembre 26 a clôturé à 339,85 $ (+ 3,65 $). Celui octobre 26 a fermé à 333,45 $ (+ 3,60 $).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 2,40 $ à 350,72 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,530 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les régions concernées par cette tentative étaient le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve se situaient entre 234,00 et 370,00 $, tandis que les offres maximales variaient entre 0,00 et 230,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé était en baisse, alors que l’écart Ch/Se s’élargissait à 14,12 $. La découpe « Choice » a perdu 0,63 $ à 362,87 $, tandis que la « Select » a reculé de 1,82 $ à 348,75 $.
- Les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain de 2026 ont atteint 9,400 t, en hausse de 18 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 32 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. La Corée du Sud et le Mexique ont été les principaux acheteurs.
- Pour la seule journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 108,000 têtes (-1,000 par rapport à la semaine précédente; -10,097 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 411,000 têtes (-22,000 par rapport à la semaine précédente; -42,306 par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat porc américain août 26 a clôturé à 102,15 $ (+ 70 cents). Celui octobre 26 a fermé à 88,90 $ (+ 55 cents). Celui décembre 26 a terminé à 80,13 $ (+ 30 cents).
- À la fermeture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,44 $ à 97,08 $.
- Cet après-midi, le prix comptant moyen de la carcasse gagnait 1,06 $ à 102,14 $. Celui du porc vivant progressait de 0,55 $ à 73,78 $.
- La valeur moyenne des découpes a gagné 0,98 $ à 104,48 $. Dans le détail : longe +0,52 $ (91,25 $); fesse +0,01 $ (113,02 $); épaule -2,10 $ (68,65 $); côte -2,42 $ (163,21 $); jambon +2,01 $ (104,14 $); flanc +4,90 $ (155,84 $).
- Les ventes nettes à l’exportation de porc américain de 2026 ont atteint 28,900 t, en hausse de 33 % par rapport à la semaine précédente et de 12 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 479,000 têtes (+29,000 par rapport à la semaine précédente; +16,488 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,859 million de têtes (+9,000 par rapport à la semaine précédente; -1,425 par rapport à l’an dernier).



