Bonjour, mercredi 15 avril 2026
- Pétrole repart légèrement (+1,4 %)
- Produits raffinés plus nerveux : diésel +3,7 %
- Actions presque inchangées, petite faiblesse sans drame
- CAD toujours figé autour de 73 cents US
- Aluminium près des records historique
Ce matin, le marché continue de raconter la même histoire, mais sans émotion. Rien n’est réglé sur le fond, le risque géopolitique reste bien réel, et pourtant la réaction demeure presque froide. Le pétrole remonte un peu, surtout les produits pétroliers, ce qui rappelle que le risque sur les flux physiques n’a pas disparu. Mais encore une fois, le mouvement reste très ordonné.

Pas de capitulation sur les actions, LOIN DE LÀ en fait, pas de panique, on flirte avec les records historiques! C’est presque comme si les investisseurs avaient développé une forme d’invulnérabilité au bruit de fond. Le marché entend les manchettes, les traite, les digèrent… puis passe rapidement au prochain dossier. On reste dans un environnement fragile, oui, mais les prix continuent de dire que le système tient encore très bien la route. Si le marché croyait à une vraie rupture, le S&P 500 ne serait à ces niveaux. On serait beaucoup plus bas. Au lieu de ça, on reste à quelques points de pourcentage des sommets, ce qui envoie un message assez clair sur la confiance implicite envers la résilience économique et financière.

Petit angle métaux ce matin : l’aluminium continue discrètement de raconter la même histoire que le pétrole. Le marché se rapproche des hauts de 2022 parce que la guerre remet une prime sur les flux physiques du Golfe. Environ 8–9 % de la production mondiale dépend directement de cette région et du passage par Hormuz, autant pour exporter le métal que pour faire entrer l’alumine. Bref, quand le détroit se transforme en boulevard Décarie à l’heure de pointe, ce n’est pas seulement le brut qui reste coincé : certains métaux de base aussi. Et comme le marché occidental dépend déjà d’un système fragile, il n’en faut pas beaucoup pour remettre une prime de stress sur le métal. L’aluminium monte avec la guerre pour deux raisons : le risque direct sur l’offre du Golfe, puis l’effet domino du soufre qui resserre tout l’écosystème des métaux de base. L’hélium avait frappé les puces; le soufre, lui, frappe la plomberie industrielle du cuivre, du nickel et du cobalt. Au final, c’est tout le panier des métaux qui se transigent avec une prime de fragilité.

Simon Briere | Stratège Principal
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