Météo – Amérique du Sud
- Globalement, quelques changements météorologiques semblent s’annoncer favorables à court terme au Brésil. L’analyse de la carte GFS (World Ag Weather), illustrée jusqu’au 3e jour, révèle des possibilités de pluie plus limitées dans le Nord, le Centre et certaines parties de l’Est. En revanche, un temps sec, toujours bien présent, pourrait perdurer dans le Sud-Est, de l’État de São Paulo à celui de Santa Catarina, en passant par le Paraná. À noter que l’extrême sud du Brésil pourrait recevoir des averses bénéfiques, comme l’indique la carte du 3e jour ci-contre.
- Essentiellement, les prévisions météorologiques en Argentine restent à surveiller à court terme. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather), tracées jusqu’au 3e jour, montre surtout des possibilités de pluie parfois abondante dans le Nord-Est et le Centre-Est. Des inondations localisées pourraient survenir dans certaines parties de la province de Buenos Aires, et même plus au nord-ouest, dans les provinces d’Entre Rios et de Santa Fe (voir la carte de demain ci-contre). Ailleurs, un temps ensoleillé pourrait dominer, notamment dans le sud du pays.
Maïs
Le contrat de maïs américain mai 26 a clôturé à 4,6550 $ (- 4 ¼ cents). Celui juillet 26 a fermé à 4,7600 $ (- 4 cents). Celui septembre 26 a terminé à 4,7800 $ (- 4 cents).
- Hier paraissait le rapport de l’US Drought Monitor pour le 17 mars dernier. Dans le cas du maïs américain, 41 % des superficies allouées se trouvaient en zone de sécheresse, ce qui représentait une baisse de 5 points par rapport à la semaine précédente et une réduction de 12 points comparativement à l’an passé.
- Au Moyen-Orient, les Iraniens ont poursuivi leurs frappes dans plusieurs régions du golfe Persique. Israël a commencé à éviter les installations énergétiques après les reproches des Américains. À noter que les Israéliens ont aussi commencé à bombarder la capitale iranienne, Téhéran.
- Les stocks mondiaux de pétrole brut ont commencé à reculer fortement, alors que le conflit en Iran pourrait se prolonger encore quelque temps. D’ailleurs, l’Union européenne a commencé à mettre en place des politiques énergétiques à plus long terme en prévision d’une prolongation du conflit au Moyen-Orient, une situation qui pourrait se traduire par une baisse de l’offre de pétrole brut et de fertilisants.
- CNBC mentionne que, paradoxalement, les autorités américaines songent à éliminer les sanctions imposées au pétrole iranien.
- En Asie, certains pays ont commencé à se rabattre sur la production de charbon afin de pallier la baisse de disponibilité du gaz naturel, engendrée par le conflit en Iran.
- En Chine, un correspondant de l’USDA a laissé inchangée son anticipation des importations de maïs à 8,0 Mt pour 2026/27.
- En Argentine, le Buenos Aires Grain Exchange (BAGE) estime que la récolte de maïs est maintenant complétée à 13 %.
- Aux États-Unis, un sondage de la firme Allendale montre que les agriculteurs pourraient semer 93,68 millions d’acres de maïs en 2026, ce qui représenterait une baisse de 52 % par rapport à l’an passé. Les coûts des intrants seraient en cause, mais aussi la nécessité de varier le type de grain semé afin de préserver la santé des sols. Dans son rapport récent sur les intentions de semis, l’USDA évoquait une possibilité d’ensemencement en maïs sur 94 millions d’acres.
- Toujours aux États-Unis, des analystes sont d’avis que la hausse des normes de biocarburants et la politique environnementale de la Californie devraient offrir de bonnes occasions aux agriculteurs. À noter que la Californie est l’État américain le plus populeux, avec près de 40 millions d’habitants.
Analyse sommaire – Maïs
- La séance dans le maïs américain a été marquée par des manœuvres techniques qui se sont soldées par des baisses généralisées. En fait, le secteur du maïs américain a surtout suivi les mouvements de la plupart des matières premières (voir notamment le site dédié à l’or, Kitco), qui ont généralement terminé en repli.
- Selon les analystes, les problèmes au Moyen-Orient ont généralement constitué la principale cause des replis boursiers observés sur plusieurs places de marché. En fait, le conflit en Iran pourrait bien se prolonger encore un certain temps, ce qui maintient les marchés dans la volatilité.
Par conséquent, la poursuite à long terme de la hausse des prix du pétrole brut (WTI et Brent) et des fertilisants semble de plus en plus probable. Ceci signifie qu'à terme, l’augmentation des prix des biens et services pourrait s’accélérer. La situation inquiète les spéculateurs comme les analystes.
- La fin de la semaine / début de week-end a également donné lieu à des ajustements ou à des fermetures de positions par des spéculateurs, tant à la vente qu’à l’achat.

Soya
Le contrat de soya américain mai 26 a clôturé à 11,6125 $ (- 7 ¼ cents). Celui juillet 26 a fermé à 11,7650 $ (- 6 ¾ cents). Celui août 26 a terminé à 11,7000 $ (- 6 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat mai 26 a fini à 328,00 $/tonne (- 4,50 $/tonne). Celui juillet 26 a clôturé à 324,40 $/tonne (- 4,00 $/tonne). Celui août 26 a fermé à 321,30 $/tonne (- 3,60 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat mai 26 a terminé à 60,51 $ (+ 10 points). Celui juillet 26 a fini à 65,30 $ (+ 7 points).
- Bloomberg rapporte qu’aux États-Unis, des sénateurs ont présenté un projet de loi visant à rendre obligatoire la publication des prix de certains fertilisants, afin de rendre la situation plus transparente alors que le conflit en Iran en limite la disponibilité et pousse le prix des intrants à la hausse. L’idée est d’aider les agriculteurs alors que les prix des grains sont actuellement faibles, malgré une hausse des coûts.
- En Chine, les autorités ont restreint les possibilités d’exportation de fertilisants afin d’en assurer la disponibilité sur le marché domestique.
- Reuters rapporte que l’administration des Douanes chinoises estime qu’entre janvier et février derniers, les Chinois n’ont importé que 1,49 Mt de soya américain, ce qui représenterait une baisse de 83,7 % par rapport à la même période l’an passé.
- En Argentine, la récolte de soya a commencé dans certaines régions. Or, le temps sec qui se profile dans plusieurs secteurs devrait permettre la maturation des cultures tout en accélérant les activités aux champs.
- Au Québec, la Caisse Desjardins rappelle que les responsables des principales banques centrales se sont réunis cette semaine pour faire le point sur le conflit au Moyen-Orient (Iran et ses environs). Il en est ressorti que, désormais, les politiques monétaires devront tenir compte de ce facteur géopolitique. Les banquiers pourraient alors décider d’essayer de contenir la flambée des prix sous-jacente à la hausse du pétrole brut, c’est-à-dire la progression rapide du prix des biens et services.
Analyse sommaire – Soya
- À l’exception de l’huile de soya américaine, les contrats de soya américain et de tourteau de soya américains ont chuté de façon marquée, sans doute pour les mêmes raisons que le maïs et le blé américains, soit le conflit au Moyen-Orient, qui oppose l’Iran à certains pays voisins, dont Israël.
- Actuellement, les analystes et les spéculateurs s’inquiètent à l’idée que la guerre en Iran puisse se prolonger encore un certain temps. La situation pousse non seulement à la hausse les prix du pétrole brut et des fertilisants, mais elle laisse aussi croire que l’inflation globale pourrait progresser rapidement si le conflit s'éternise.
- À noter toutefois que, même si la guerre en Iran prenait fin au cours des prochains jours, il faudrait certainement des mois pour rétablir la normale dans le marché du pétrole brut, par exemple.
- La fin de la semaine / début de week-end a également donné lieu à des ajustements ou à des fermetures de positions par des spéculateurs, tant à la vente qu’à l’achat.

Blé
À Chicago, le contrat de blé mai 26 a clôturé à 5,9525 $ (- 12 ¾ cents). Celui juillet 26 a fermé à 6,0725 $ (- 12 ¼ cents). Celui septembre 26 a terminé à 6,2075 $ (- 12 cents).
À Kansas, le contrat de blé dur rouge d’hiver mai 26 a fini à 6,0625 $ (- 21 cents). Celui juillet 26 a clôturé à 6,2125 $ (- 21 cents). Celui septembre 26 a fermé à 6,3575 $ (- 21 cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps mai 26 a terminé à 6,2800 $ (- 15 ¾ cents). Celui juillet 26 a fini à 6,4175 $ (- 15 ¾ cents). Celui septembre 26 a clôturé à 6,5800 $ (- 15 ½ cents).
- Selon le rapport de l’US Drought Monitor, 55 % des cultures de blé d’hiver se trouvaient en zone de sécheresse, ce qui demeure stable par rapport à la semaine précédente et représente une augmentation de 21 points comparativement à l’an passé.
Dans le cas du blé de printemps, 21 % des superficies allouées à cette culture se trouvaient en zone de sécheresse, un résultat stable par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 18 points comparativement à l’an dernier.
- Les Américains chercheraient à augmenter leurs achats de fertilisants canadiens et russes. Pour l’instant, la disponibilité de ce type d’intrant sur le territoire américain semble correcte. Mais la situation est tout autre pour plusieurs pays qui s’approvisionnent au Moyen-Orient, ce qui signifie que ce n’est qu’une question de temps avant que l’offre mondiale ne se resserre abruptement.
- Pour les prochains jours, la NOAA prévoit des conditions météorologiques plus sèches dans le sud des Plaines américaines. Cette sécheresse pourrait s’accompagner de températures très élevées.
- Pour sa part, World Weather mentionne que la vague de chaleur dans l’ouest de l’Amérique du Nord, qui a touché plusieurs régions de l’Ouest canadien et américain au cours de la semaine, a suscité certaines inquiétudes à plus long terme. Pour les prochains jours, toutefois, des températures beaucoup plus chaudes que la normale pour un mois de mars pourraient affecter l’ouest des Grandes Plaines américaines, un secteur généralement réservé à la culture du blé dur rouge d’hiver.
- La firme américaine Allendale croit que, cette année, les Américains vont semer tous les types de blé sur 44,88 millions d’acres, ce qui représenterait une baisse de 423,000 acres par rapport à l’an passé. Dans son dernier rapport sur les intentions de semis, l’USDA évoquait une possibilité d’ensemencement sur 45 millions d’acres.
- En France, FranceAgriMer (Céré’Obs) avance que, lundi dernier, les conditions de culture du blé tendre étaient stables à 84 % dans les catégories « bon à excellent ».
Analyse sommaire – Blé
- À l’instar du maïs et du soya américains (et des produits dérivés de ce dernier), les cours du blé américain ont été marqués par des manœuvres techniques largement attribuables aux conflits qui s’éternisent au Moyen-Orient, avec toutes les conséquences qu’ils impliquent.
- La bonne disponibilité du blé à l’échelle mondiale continue d’agir comme un facteur négatif qui pousse les prix à la baisse.
- Le facteur météorologique dans les Grandes Plaines américaines, avec la chaleur prévue au cours des prochains jours, laisse croire que les dommages causés par le gel aux cultures de blé d’hiver s’atténuent.
- En contrepartie, comme le montrent les chiffres du rapport de l’US Drought Monitor, les conditions météo laissent penser que la sécheresse, dans plusieurs régions des Plaines et du reste du Midwest, aurait actuellement des effets minimes sur les cultures de blé d’hiver, du moins la situation semble stable.
- La fin de la semaine / début de week-end a été l’occasion pour des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, en vendant ou en achetant des contrats.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain avril 26 a clôturé à 224,05 $ (+ 78 cents). Celui juin 26 a fermé à 233,43 $ (+ 1,73 $). Celui août 26 a terminé à 230,83 $ (+ 1,73 $).
Quant au veau américain, le contrat avril 2026 a fini à 351,18 $ (+ 3,43 $). Celui mai 26 a clôturé à 346,38 $ (+ 2,95 $). Celui août 26 a fermé à 346,13 $ (+ 2,75 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index affichait une hausse de 1,37 $ à 362,06 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a tenu deux encans en ligne aux États-Unis.
Séquence 1 : il a vendu 38 têtes (toutes mixtes) sur les 1,026 têtes offertes, à un prix moyen de 370,00 $. Les ventes concernaient le secteur IA. Les prix de réserve allaient de 235,00 à 370,00 $. Les offres maximales variaient de 0,00 à 370,00 $.
Séquence 2 : il a vendu 230 têtes (70 génisses et 160 bouvillons) sur les 950 têtes offertes. Les prix moyens étaient de 236,00 $ pour les génisses et de 235,00 $ pour les bouvillons. Les secteurs visés par les ventes étaient le TX/OK/NM et le KS. Les prix de réserve variaient de 235,00 à 237,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 à 236,00 $.
- Aujourd’hui paraissait le rapport mensuel Cattle on Feed. L’USDA a évalué les inventaires des parcs d’engraissement, au 1er mars dernier, à 11,549 millions de têtes, soit une baisse négligeable de 0,2 % par rapport à la même période l’an dernier.
Il a également estimé que les placements du mois dernier ont atteint 1,611 million de têtes, ce qui représentait une augmentation de 4 % par rapport à l’an passé.
Enfin, il soutient que la commercialisation du mois de février dernier s’est établie à 1,522 million de têtes, soit une réduction de 7 % comparativement à l’an passé.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé progressait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se resserré à 7,17 $. La découpe « Choice » a reculé de 0,19 $ à 400,11 $, tandis que la « Select » a augmenté de 0,49 $ à 392,94 $.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 81,000 têtes (-5,000 comparativement à la semaine précédente; -9,941 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 508,000 têtes (-17,000 comparativement à la semaine précédente; -49,527 par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat de porc américain avril 26 a clôturé à 91,28 $ (- 78 cents). Celui mai 26 a fermé à 95,73 $ (- 33 cents). Celui juin 26 a terminé à 104,48 $ (- 28 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index était en hausse de 0,11 $ à 92,04 $.
- La valeur moyenne des découpes augmentait de 1,15 $ à 99,20 $. Dans le détail : longe + 0,31 $ (91,66 $); fesse + 2,89 $ (119,00 $); épaule + 1,56 $ (77,29 $); côte -1,84 $ (157,62 $); jambon -0,02 $ (78,80 $); flanc + 4,18 $ (157,49 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 467,000 têtes (-23,000 comparativement à la semaine précédente; +1,735 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,491 millions de têtes (-41,000 comparativement à la semaine précédente; +66,825 par rapport à l’an passé).

Dollar canadien



