Météo – Amérique du Sud
- Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques à court terme changent peu pour le Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour laisse entrevoir des pluies un peu moins abondantes dans le centre, le nord et certaines parties de l’Est. Ailleurs, dans le sud, le temps sec pourrait persister, surtout dans le sud-est, à la hauteur du Rio Grande do Sul et même plus au nord, dans les environs du Paraná. Cette sécheresse, qui perdure depuis un certain temps, entraîne un stress hydrique constant pour différentes cultures (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
- Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques à court terme s’améliorent pour l’Argentine. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour laisse entrevoir des possibilités de pluie et d’ensoleillement dans le nord, le centre et l’est du territoire. Comme l’illustre cette carte du 3e jour ci-contre, les régions asséchées de l’est, dans les environs de la province de Buenos Aires, pourraient recevoir des pluies parfois fortes, mais bénéfiques. Par contre, les secteurs du sud, au-delà de la province de La Pampa, pourraient être touchés par un temps sec persistant, ce qui accentuerait le stress hydrique sur plusieurs cultures.
Maïs
Le contrat de maïs américain mai 26 a clôturé à 4,6725 $ (+ 4 ¾ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 4,7825 $ (+ 4 ¾ cents). Celui de septembre 26 a terminé à 4,7925 $ (+ 2 ¼ cents).
- Aux États-Unis, en janvier, l’indice phare des dépenses de consommation personnelle (PCE) a progressé de 0,3 % par rapport au mois précédent, ce qui était conforme aux attentes des analystes. Cette hausse est attribuable aux dépenses en services. Le PCE est largement utilisé par la Fed pour mesurer l’évolution de l’inflation. Dans les faits, l’inflation, qui était déjà en hausse avant le conflit en Iran, pourrait continuer d’accentuer la progression des prix.
- Hier, CNBC annonçait qu’un avion-citerne américain s’était écrasé en Irak, sans qu’un tir ennemi soit en cause.
- CNBC mentionne également que le gouvernement Trump a temporairement autorisé l’achat de pétrole russe, mais uniquement les stocks transportés par des navires pétroliers déjà en mer. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, explique que cette mesure a été mise en place pour freiner la hausse du prix du pétrole brut.
- Il ajoute que cette politique ne devrait pas améliorer la situation financière du gouvernement russe, déjà sanctionné. D’après certaines sources, les Américains pourraient acheter 19 millions de barils de pétrole brut. Chaque jour, plus de 100 millions de barils de pétrole brut sont consommés à l’échelle mondiale.
- Apparemment, le stock de missiles iranien semble intact malgré les frappes menées sur le territoire iranien.
- Plusieurs médias rapportaient que le premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu, a soutenu hier qu’un changement de régime en Iran n’est toujours pas garanti. Cette issue semble néanmoins probable dans la mesure où le nouveau gouvernement iranien mise sur la ténacité dans le conflit.
- Au Brésil, la Conab a présenté son rapport mensuel ce matin. Dans le cas du maïs, l’organisme estime que la production est en baisse, passant de 138,45 Mt à 138,27 Mt.
- La Slovaquie, qui produit énormément d’engrais, a stoppé sa production d’ammoniac en raison de la hausse du prix du gaz naturel nécessaire à sa fabrication.
- Le Buenos Aires Grain Exchange (BAGE) soutient que la récolte de maïs argentin est maintenant complétée à 10 %.
- LSEG a revu à la baisse ses prévisions de semis de maïs américain de 7,2 %, pour des rendements potentiels de 183 millions de bpa.
- Aux États-Unis, le Census Bureau, l’équivalent de Statistique Canada, a revu à la baisse son estimation des exportations de maïs en janvier, à 260,1 millions de boisseaux, ce qui constitue tout de même un record pour ce mois.
Analyse sommaire – Maïs
- Des manœuvres techniques, le plus souvent haussières, ont été observées tout au long de la journée dans le secteur du maïs américain.
- La hausse du prix du pétrole brut, qui se rapproche des 100 $ US le baril, a contribué à soutenir les différents contrats. Des spéculateurs misent sur l’idée qu’une demande plus élevée pour la production et les exportations de biocarburants risque de faire grimper les prix du maïs et du soya américains (éthanol et biodiesel).
- Il reste que la fin de la semaine/début de week-end a donné l’occasion à des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- Le fait que la Conab ait revu à la baisse sa prévision de production de maïs brésilien a soutenu les acheteurs de contrats américains. Néanmoins, les chiffres brésiliens demeurent tout de même très élevés.
- Les données sur le maïs américain fournies par le Census Bureau sont, tout au plus, correctes. Comme il s’agit d’un record malgré la baisse, le résultat des exportations a apporté un certain soutien au secteur du maïs américain. Toutefois, le rapport présente des données un peu anciennes (mois de janvier), ce qui en limite la portée.

Soya
Le contrat de soya américain mai 26 a clôturé à 12,2525 $ (- 2 cents). Le contrat de juillet 26 a fermé à 12,3750 $ (- 2 ½ cents). Celui d’août 26 a terminé à 12,1825 $ (- 3 cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat de mai 26 a fini à 322,70 $/tonne (+ 2,50 $/tonne). Celui de juillet 26 a clôturé à 324,20 $/tonne (+ 1,70 $/tonne). Celui d’août 26 a fermé à 320,90 $/tonne (+ 90 cents/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat de mai 26 a terminé à 67,44 $ (+ 2 points). Celui de juillet 26 a fini à 67,12 $ (0,0).
- Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, le représentant au Commerce américain, Jamison Greer, et le vice-premier ministre chinois devraient se rencontrer à Paris ce week-end dans le but de préparer la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, qui doit avoir lieu entre la fin du mois et le début d’avril.
Des sujets comme les tarifs douaniers, le fentanyl et le sort de Taïwan pourraient être à l’ordre du jour. Ils pourraient également discuter des exportations de soya américain vers la Chine.
- La Conab a réduit sa prévision de production de soya brésilien de 177,98 Mt à 177,85 Mt. Les attentes des analystes tablaient plutôt sur une hausse, à 179,3 Mt.
- Le BAGE mentionne que les conditions de culture du soya argentin se sont améliorées de 2 points par rapport à la semaine précédente.
- Le Census Bureau mentionne que les exportations de soya américain ont atteint 157,9 millions de boisseaux, soit un résultat supérieur à celui de l’an passé à la même période. Par ailleurs, il indique également que les exportations de tourteau de soya américain avaient atteint un record de 1,678 Mt. Dans le cas de l’huile de soya américaine, l’organisme a établi les exportations à 77,396 t.
- Au Québec, la caisse Desjardins estime que les prix à la consommation au Canada ont probablement augmenté au cours du mois dernier; par contre, ses économistes pensent que l’inflation pourrait tout de même reculer par rapport à la même période l’an passé. Par conséquent, les chiffres pourraient passer de 2,3 % à 1,9 %.
Analyse sommaire – Soya
- Les spéculateurs ont essentiellement effectué des manœuvres techniques typiques de fin de semaine/début de week-end. Ils ont ajusté ou fermé leurs positions, soit en vendant, soit en achetant.
- Les rencontres prévues ce week-end et en début de semaine prochaine entre de hauts responsables des gouvernements américain et chinois laissent espérer que les Chinois pourraient importer davantage de soya américain. Cette possibilité a apporté un soutien au secteur du soya américain et de ses produits dérivés.
- Les chiffres de la Conab, qui montrent une baisse de la production de soya brésilien plus marquée que prévu, ont apporté un soutien aux différents contrats américains.
- Les résultats du Census Bureau sont plutôt encourageants en ce qui concerne les exportations de soya américain et de ses produits dérivés. Ils ont soutenu la hausse des cours. Toutefois, le fait qu’ils concernent le mois de janvier, ce qui date un peu, en limite la portée.

Blé
À Chicago, le contrat de blé de mai 26 a clôturé à 6,1375 $ (+ 15 ¼ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 6,2450 $ (+ 15 cents). Celui de septembre 26 a terminé à 6,3725 $ (+ 14 ½ cents).
À Kansas, le contrat de blé dur rouge d’hiver de mai 26 a fini à 6,3000 $ (+ 16 ½ cents). Celui de juillet 26 a clôturé à 6,4375 $ (+ 16 ½ cents). Celui de septembre 26 a fermé à 6,5850 $ (+ 16 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps de mai 26 a terminé à 6,4550 $ (+ 11 cents). Celui de juillet 26 a fini à 6,5925 $ (+ 11 cents). Celui de septembre 26 a clôturé à 6,7525 $ (+ 10 ½ cents).
- Au 9 mars dernier, FranceAgriMer (Céré’Obs) a estimé que les conditions de culture du blé tendre français demeuraient stables à 84 % dans les catégories « bon à excellent », un niveau inchangé par rapport à la semaine précédente.
- Le Climate Prediction Center avance que le phénomène La Niña pourrait prochainement revenir à un ENSO neutre, ce qui signifie que les conditions de culture se rapprocheraient de la normale.
- Dans le sud de la Russie jusqu’aux régions limitrophes de la mer Noire, une certaine sécheresse s’installe. En fait, à certains endroits, l’humidité du sol atteint son niveau le plus bas des 6 dernières années.
- Aux États-Unis, la NOAA prévoit, vers la fin du mois, des conditions extrêmement sèches, couplées à des températures élevées, dans certaines régions des Plaines. Dans le sud des Plaines seulement, les températures de la semaine prochaine pourraient frôler les 32,2 °C.
- À plus court terme, l’organisme estime que les conditions dans le sud des Grandes Plaines pourraient être particulièrement sèches. Par contre, le temps pourrait être plus humide dans l’est du pays, notamment dans les secteurs associés à la production de blé tendre rouge d’hiver.
- Toujours aux États-Unis, le Census Bureau mentionnait ce matin que les exportations de blé en janvier ont atteint 59,2 millions de boisseaux, soit un sommet pour ce mois au cours des trois dernières années.
Analyse sommaire – Blé
- La hausse du prix du baril de pétrole, conséquence des conflits géopolitiques au Moyen-Orient, a permis aux différents secteurs du blé américain de progresser fortement. Cela s’explique notamment par le fait que les pays du Moyen-Orient sont de grands consommateurs de blé. L’Égypte, par exemple, en est le plus grand importateur mondial.
- Les problèmes météorologiques dans le sud des Plaines américaines, c’est-à-dire la sécheresse, ont aussi encouragé les acheteurs. Le Kansas, qui s’y trouve, est le principal État producteur de blé des États-Unis.
- La fin de la semaine/début de week-end a donné l’occasion à des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant.
- Bien qu’elles datent, les données avancées par le Census Bureau ont été excellentes pour le blé américain : elles ont apporté un soutien aux différents contrats.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain avril 26 a clôturé à 230,90 $ (- 35 cents). Celui de juin 26 a fermé à 228,95 $ (- 43 cents). Celui d’août 26 a terminé à 226,83 $ (- 45 cents).
Quant au veau américain, le contrat d’avril 26 a fini à 343,10 $ (+ 10 cents). Celui de mai 26 a clôturé à 339,18 $ (- 75 cents). Celui d’août 26 a fermé à 339,48 $ (- 73 cents).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 2,62 $ à 358,35 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 183 têtes (151 bouvillons et 32 mixtes) sur les 762 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les prix moyens étaient de 235,00 $ pour les bouvillons et de 236,00 $ pour les mixtes. Les secteurs visés par les ventes étaient le KS et le CO. Les prix de réserve variaient entre 236,00 $ et 371,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 $ à 236,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé progressait, avec un écart Ch/Se élargi à 6,38 $. La découpe « Choice » a augmenté de 0,83 $ à 397,92 $, tandis que la « Select » a gagné 0,72 $ à 391,54 $.
- Le Census Bureau indique que les exportations de carcasses de bœuf américain ont été de 195,4 millions de livres au cours du mois de janvier, ce qui représentait un creux pour ce mois depuis 2016.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 86,000 têtes (-2,000 comparativement à la semaine précédente; -12,113 par rapport à l’année dernière).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 525,000 têtes (+4,000 comparativement à la semaine précédente; -61,280 par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat de porc américain avril 26 a clôturé à 93,45 $ (- 90 cents). Celui de mai 26 a fermé à 98,40 $ (- 75 cents). Celui de juin 26 a terminé à 107,38 $ (- 80 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index progressait de 0,24 $ à 91,44 $.
- Cet après-midi, le prix moyen comptant de la carcasse gagnait 0,43 $ à 91,82 $. Quant à celui du vivant, il demeurait stable par rapport à la dernière séance.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,10 $ à 100,19 $. Dans le détail : longe -2,40 $ (92,82 $); fesse -3,95 $ (114,02 $); épaule -0,50 $ (73,98 $); côte +0,36 $ (157,62 $); jambon -0,68 $ (83,03 $); flanc +6,67 $ (159,69 $).
- Le Census Bureau mentionne que les exportations de porc américain au cours du mois de janvier dernier ont atteint 590 millions de livres, ce qui représentait un sommet pour ce mois depuis les 5 dernières années.
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 490,000 têtes (+29,000 comparativement à la semaine précédente; +16,675 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,532 millions de têtes (+44,000 comparativement à la semaine précédente; +31,000 par rapport à l’an passé).

Dollar canadien



