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Revue des marchés - 12 mars 2026

12 mars 2026,

Météo – Amérique du Sud

  • Globalement, les prévisions météorologiques pour le Brésil montrent quelques changements à court terme. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour indique la possibilité de pluies moins intenses dans le centre, le Nord et l’Est. En revanche, les portions du sud et du sud-est pourraient être touchées par un temps sec toujours aussi persistant. À terme, les cultures de ces secteurs risquent de subir un stress hydrique constant, surtout dans l’extrême sud-est, aux abords de l’État du Rio Grande do Sul et même un peu plus au nord, jusqu’à celui du Paraná (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).

 

  • Essentiellement, les prévisions météorologiques semblent satisfaisantes à court terme pour une bonne partie de l’Argentine. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour révèle des possibilités de pluie dans certaines régions du centre, c’est-à-dire dans les provinces de San Luis, de Córdoba et de La Pampa. Certaines régions au sud de la province de Buenos Aires pourraient également recevoir des pluies légères et passagères (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).

 

Maïs

Le contrat de maïs américain mai 26 a clôturé à 4,6250 $ (- ¼ cent). Celui de juillet 2026 a fermé à 4,7400 $ (+ 2 cents). Celui de septembre 26 a terminé à 4,7700 $ (+ 1 ½ cent).

  • Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation pour la semaine du 5 mars dernier. Dans le cas du maïs américain, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 se sont établies à 1,530,800 t, soit une baisse de 24 % par rapport à la semaine précédente et un recul de 2 % comparativement à la moyenne des 4 dernières semaines. Le Japon et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Du côté de 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 500 t, et le Japon était l’acheteur. Les attentes des analystes se situaient entre 800,000 et 2,2 Mt.
  • Avec la guerre en Iran, la production mondiale de pétrole recule constamment et, jusqu’à présent, il s’agit d’un creux des 4 dernières années. C’est le constat de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Hier, le président Donald Trump a annoncé qu’il songeait à utiliser 172 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques des États-Unis.

Dans les faits, les producteurs du golfe Persique ont réduit leur production d’au moins 10 millions de barils par jour. L’AIE mentionne même que, pour le seul mois en cours, la production mondiale quotidienne pourrait reculer de 7 % par rapport au mois dernier. 

En raison du conflit en Iran, qui s’étend à la région environnante, plusieurs pays producteurs de pétrole situés plus ou moins près des berges du golfe Persique ont été contraints de réduire, voire d’interrompre complètement, mais temporairement, leur production et leurs expéditions. Le détroit d’Ormuz, entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est d’ailleurs désormais fermé à la circulation maritime commerciale.

D’ailleurs, CNBC rapporte que le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, successeur de son père, a déclaré que le détroit d’Ormuz devait demeurer fermé et que les Américains stationnés dans les bases militaires au Moyen-Orient devaient partir. Ces déclarations laissent penser que la guerre en Iran pourrait se prolonger encore quelque temps.

  • Demain, au Brésil, la Conab devrait présenter son rapport mensuel. Les analystes pensent que les semis de maïs safrinha pourraient être complétés à 76 %, soit un retard important par rapport à la moyenne des 5 dernières années, établie à 83 %.
  • En Europe, Expana a abaissé son estimation de la production de maïs de l’UE, qui passerait de 58,3 Mt le mois dernier à 57,9 Mt ce mois-ci.
  • Aux États-Unis, des analystes estiment que, si les prix des fertilisants continuent d’augmenter, la production de maïs américain pourrait reculer en raison de coûts devenus trop élevés. 
  • Au Québec, la caisse Desjardins soutient que, sur une base mensuelle, le déficit commercial du Canada s’est accru pour atteindre 3,8 milliards de CAD au cours du mois de janvier. Elle précise également que l’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est resserré, passant de 5,7 milliards à 5,4 milliards de CAD. En d’autres termes, la caisse explique qu’en janvier, le Canada a moins exporté à l’échelle mondiale, y compris vers les États-Unis. Il a également importé davantage.

Analyse sommaire – Maïs

  • Le peu de variations observées dans les prix du maïs au cours de la journée laisse croire que les spéculateurs ont profité de l’occasion pour effectuer des manœuvres essentiellement techniques.
  • Le rapport sur les ventes à l’exportation a été mauvais pour le maïs américain : il a favorisé les ventes de contrats. 
  • Le conflit en Iran et dans ses environs entretient des marchés boursiers toujours aussi volatils. Aux dernières nouvelles, le prix du pétrole brut augmentait vers 15 h 46 et s’affichait à 95,82 USD (+ 8,57 $). En Amérique du Nord, toutes les bourses étaient le plus souvent en forte baisse, y compris le Dow Jones, le NYSE, le NASDAQ, le S&P 500 et le TSX.
  • À noter que la hausse des prix du pétrole brut, avec l’augmentation des coûts de transport qu’elle entraîne, devrait à terme alimenter l’inflation, c’est-à-dire la hausse des prix des biens et des services partout dans le monde. Cette situation offre un soutien évident aux prix des matières premières, y compris les grains et les viandes. 
  • La progression du prix du pétrole brut rappelle également que la demande en biocarburants pourrait augmenter à plus ou moins long terme. Cette possibilité soutient le prix du maïs ainsi que ceux du soya et de ses dérivés. 
  • À tout cela s’ajoute l’augmentation des prix des fertilisants, exacerbée par le conflit en Iran. La situation affecte l’ensemble du secteur agricole. À terme, elle pourrait s’ajouter aux facteurs qui alimentent l’inflation des biens et des services.

 

Soya

Le contrat de soya américain mai 26 a clôturé à 12,2725 $ (+ 13 ¼ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 12,4000 $ (+ 12 ¾ cents). Celui d’août 26 a terminé à 12,2125 $ (+ 9 ¾ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat mai 26 a fini à 320,20 $/tonne (+ 4,80 $/tonne). Celui de juillet 26 a clôturé à 322,50 $/tonne (+ 4,80 $/tonne). Celui d’août 26 a fermé à 320,00 $/tonne (+ 4,40 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat mai 26 a terminé à 67,42 $ (+ 26 points). Celui de juillet 26 a fini à 67,12 $ (+ 23 points).

  • Les ventes nettes à l’exportation de soya américain, 2025/26, ont été de 456,700 t, soit une hausse de 19 % comparativement à la semaine précédente et un recul de 2 % par rapport à la moyenne des 4 dernières semaines. L’Indonésie et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Dans le cas de 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 9,500 t, et le Japon était l’acheteur. Les projections des analystes se situaient entre 250,000 et 800,000 t.
  • Quant au tourteau de soya américain, les ventes nettes à l’exportation ont été de 166,000 t pour 2025/26, ce qui représentait une baisse de 35 % par rapport à la semaine précédente et un recul de 51 % comparativement à la moyenne des 4 dernières semaines. L’Équateur et le Mexique ont été les principaux acheteurs. Dans le cas de 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 200 t, et le Canada était l’acheteur. Les projections des analystes se situaient entre 150,000 et 400,000 t.
  • Du côté de l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation ont été de -2,800 t pour 2025/26, soit une baisse notable comparativement à la semaine précédente et à la moyenne des 4 dernières semaines. Le Mexique et l’Arabie saoudite ont été les principaux acheteurs. Les prévisions des analystes se situaient entre 0 et 15,000 t.
  • Bloomberg rapporte que des dignitaires américains et chinois devraient se rencontrer à Paris au cours du week-end afin de préparer la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, qui devrait avoir lieu à Pékin plus tard, vers la fin du mois. Il est attendu que la question des exportations de soya américain vers la Chine soit à l’ordre du jour.
  • Les analystes sont d’avis que la Conab pourrait annoncer que la récolte de soya brésilien est complétée à 50,6 %, ce qui représenterait un retard comparativement aux 60,9 % de l’an dernier.
  • Cargill a dû interrompre les exportations de soya brésilien vers la Chine en raison d’un resserrement des mesures sanitaires.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme pour le maïs et le blé, le marché du soya américain, ainsi que celui de ses produits dérivés, a été marqué par des manœuvres techniques, lesquelles se sont soldées, la plupart du temps, par des achats.
  • La menace d’inflation que suscite la guerre en Iran a soutenu les différents contrats de soya américain et de ses dérivés.
  • Les données du rapport sur les ventes à l’exportation étaient tout au plus correctes : elles n’ont pas vraiment donné de direction claire au marché.
  • L’idée que les présidents Trump et Xi devraient discuter des importations chinoises de soya américain vers la fin du mois suscite de l’enthousiasme chez les spéculateurs américains.

Blé 

À Chicago, le contrat de blé mai 26 a clôturé à 5,9225 $ (+ 3 ¾ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 6,0950 $ (+ 3 ¾ cents). Celui de septembre 26 a terminé à 6,2275 $ (+ 3 ½ cents). 

À Kansas, le contrat de blé dur rouge d’hiver mai 26 a fini à 6,1350 $ (0,0). Celui de juillet 26 a clôturé à 6,2725 $ (0,0). Celui de septembre 26 a fermé à 6,4225 $ (0,0). 

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps mai 26 a terminé à 6,3450 $ (- 3 ½ cents). Celui de juillet 26 a fini à 6,4825 $ (- 3 cents). Celui de septembre 26 a clôturé à 6,6475 $ (- 2 ½ cents).

  • Concernant les ventes nettes à l’exportation, celles de blé américain, 2025/26, ont été de 455,400 t, ce qui représentait une augmentation notable par rapport à la semaine précédente et une hausse de 49 % comparativement à la moyenne des 4 dernières semaines. Le Mexique et la Chine ont été les principaux acheteurs. Dans le cas de 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 40,400 t. Le Honduras, la Colombie et le Nicaragua ont été les acheteurs. Les anticipations des analystes se situaient entre 250,000 et 800,000 t.
  • En Russie, des compagnies ferroviaires estiment que les exportations de blé pourraient atteindre 3,7 Mt ce mois-ci, soit le double de l’an passé. La moyenne des cinq dernières années s’établit à 2,9 Mt. 
  • Toujours en Russie, les exportations de blé vers l’Iran sont temporairement interrompues en raison des hostilités dans le secteur du golfe Persique.
  • En Europe, Expana prévoit une production de blé tendre de l’UE à 128,6 Mt, ce qui représenterait une légère hausse par rapport au mois précédent. 
  • Par ailleurs, la production de blé allemand pourrait reculer de 3,8 % comparativement à l’an passé. L’Allemagne est la deuxième productrice de blé de l’UE après la France. 
  • Hier, FranceAgriMer soutenait que les stocks de blé tendre français s’élevaient à 3,39 Mt, soit une augmentation de 340,000 t par rapport à sa dernière estimation. 
  • Aujourd’hui paraissait le rapport de l’US Drought Monitor pour le 10 mars dernier. Dans le cas du blé d’hiver, l’organisme soutient que 55 % des cultures se trouvaient dans des zones asséchées, ce qui représentait une baisse de 1 point par rapport à la semaine précédente, mais une hausse de 28 points comparativement à l’an passé.
  • La NOAA prévoit une tempête de neige pour demain dans le nord des Grandes Plaines. Le système pourrait s’étendre de l’est du Minnesota jusqu’au Wisconsin.
  • De plus, la NOAA prévoit, à plus ou moins long terme, un temps sec sur une bonne partie du sud des Plaines américaines. Plus à l’est, toutefois, les conditions devraient être plus humides et favorables, spécialement aux cultures de blé tendre d’hiver.

Analyse sommaire – Blé

  • À l’instar du maïs et du soya américains, ainsi que des produits dérivés de ce dernier, le secteur du blé américain a été marqué par des manœuvres techniques, sans doute accentuées par la hausse du pétrole brut et des fertilisants. 
  • Les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été encourageantes pour le blé américain : elles ont soutenu le secteur.
  • La menace d’une progression plus élevée de l’inflation a également soutenu les marchés du blé américain.

Bœuf 

Le contrat de bœuf américain avril 26 a clôturé à 231,25 $ (+ 1,10 $). Celui de juin 26 a fermé à 229,38 $ (+ 1,30 $). Celui d’août 26 a terminé à 227,28 $ (+ 1,10 $). 

Quant au veau américain, le contrat avril 26 a fini à 343,00 $ (- 30 cents). Celui de mai 26 a clôturé à 339,93 $ (+ 10 cents). Celui d’août 26 a fermé à 340,20 $ (+ 25 cents). 

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en baisse de 0,97 $ à 364,80 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) a vendu 447 têtes (138 génisses et 309 bouvillons) sur les 1,656 têtes présentées en ligne aux États-Unis. Le prix moyen des ventes était de 235,50 $. Le secteur concerné par les ventes était celui du TX/OK/NM. Les prix de réserve variaient entre 235,00 $ et 372,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 $ à 370,00 $. 
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé progressait, avec un écart Ch/Se qui s’est resserré à 6,27 $. La découpe « Choice » a gagné 0,39 $ à 397,09 $, tandis que la « Select » a pris 1,57 $ à 390,82 $.
  • Les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain, 2026, ont été de 25,400 t, ce qui constituait un sommet de l’année commerciale, une hausse notable par rapport à la semaine précédente et une augmentation de 87 % comparativement à la moyenne des 4 dernières semaines. La Corée du Sud et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 108,000 têtes (-3,000 comparativement à la semaine précédente; -14,094 par rapport à l’an dernier).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 425,000 têtes (-8,000 comparativement à la semaine précédente; -58,938 par rapport à l’an passé).

 

Porc

Le contrat de porc américain avril 26 a clôturé à 94,35 $ (- 85 cents). Celui de mai 26 a fermé à 99,15 $ (- 90 cents). Celui de juin 26 a terminé à 108,18 $ (- 1,08 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index gagnait 0,23 $ à 91,20 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 1,50 $ à 91,39 $. Quant à celui du vivant, il perdait 4,14 $ à 67,72 $.
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 1,88 $ à 100,29 $. Dans le détail : longe +6,95 $ (95,22 $); fesse +3,51 $ (117,97 $); épaule +2,85 $ (74,48 $); côte +4,07 $ (157,26 $); jambon -1,16 $ (83,71 $); flanc -0,68 $ (153,02 $). 
  • Les ventes nettes à l’exportation de porc américain, 2026, ont été de 23,700 t, soit un creux de l’année commerciale, une baisse de 34 % comparativement à la semaine précédente et un recul de 30 % par rapport à la moyenne des 4 dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 492,000 têtes (+ 1,000 comparativement à la semaine précédente; + 8,768 par rapport à l’an dernier).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,968 million de têtes (+24,000 comparativement à la semaine précédente; +22,381 par rapport à l’an passé).

Dollar canadien

 


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