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Nouvelles Soybean and Corn Advisor

Les exportations de soya du Brésil se poursuivent à un rythme record

16 juillet 2020, Soybean and Corn Advisor

Les exportations de soya du Brésil en 2020 se poursuivent à un rythme torride, sous l'effet de la dévaluation de la devise brésilienne et de la forte demande de la Chine. L'Association nationale des exportateurs de céréales du Brésil (Anec) a augmenté cette semaine son estimation des exportations de soya du Brésil à 8,92 millions de tonnes. Cela comprend les exportations réelles jusqu'au 11 juillet et les exportations prévues jusqu'à la fin du mois. Jusqu'à la semaine dernière, l’Anec estimait les exportations de soya de juillet à 8,07 millions de tonnes.

L'Anec a également augmenté son estimation des exportations de tourteau de soya en juillet à 1,86 million de tonnes, ce qui est supérieur à son estimation précédente de 1,72 million de tonnes publié la semaine dernière. L'Anec a également augmenté son estimation des exportations de maïs du Brésil pour le mois de juillet à 5,54 millions de tonnes, ce qui est supérieur à son estimation de 5,15 millions de tonnes de la semaine dernière.

Si ces estimations se confirment, au cours des sept premiers mois de 2020, le Brésil aura exporté 70,41 millions de tonnes de soya, 8,09 millions de tonnes de maïs et 10,22 millions de tonnes de tourteau de soya.

À partir de mars de cette année, le Brésil a exporté des quantités record de soya sur une base mensuelle malgré la pandémie de Covid-19 qui balaie le Brésil. Au début de la pandémie, les autorités portuaires brésiliennes ont mis en œuvre des directives strictes pour protéger la santé des travailleurs portuaires et le résultat n'a été que de très légères perturbations dans les activités de chargement en raison de problèmes de santé. En fait, la plupart des retards dans les ports brésiliens sont liés aux conditions météorologiques et non à des problèmes de santé ou à des troubles sociaux.

L'Anec, ainsi que de nombreuses sociétés de grains, exportateurs de grains et groupes environnementaux, est impliquée depuis plus d'une décennie dans le moratoire sur le soya au Brésil qui interdit l'achat de soya cultivé sur des terres de la région amazonienne déboisées illégalement après 2008, ce qui a été le point de départ de la réglementation du Code forestier du Brésil. Tout cela fait partie de leur engagement envers la production durable de soya et la réduction de la déforestation dans la région amazonienne du Brésil.

En fait, des sociétés de grains telles que Cargill ont mis en place des mesures de suivi de la chaîne d'approvisionnement afin de vérifier que tout le grain qu'elles achètent provient de terres qui n'ont pas été défrichées illégalement.

Selon la dernière évaluation du moratoire sur le soya, seulement 1,5% du total des terres déboisées dans la région amazonienne depuis 2008 a été utilisé pour la production de soya. La grande majorité des terres déboisées dans la région amazonienne est due à l'agriculture de subsistance et à l'élevage de bétail.


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