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Nouvelles Soybean and Corn Advisor

2019/2020 : l’économie et la politique en Argentine favorisent le soya par rapport au maïs

09 septembre 2019, Soybean and Corn Advisor

Les agriculteurs argentins sont confrontés à un début incertain de la saison de croissance 2019/2020. L’économie argentine est en train de «s’effondrer» avec une inflation vertigineuse et des taux d’intérêts élevés. La monnaie est dévaluée avec la possibilité d’un défaut et un avenir politique incertain. Si la situation économique n’était pas si mauvaise, il est tout à fait possible que l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner soit de retour au pouvoir en tant que nouvelle vice-présidente.

Mme Kirchner était très impopulaire auprès de la communauté agricole lors de sa présidence en 2007-2015 au moment où elle a institué des restrictions à l’exportation et des taxes à l’exportation de produits de base. Les agriculteurs craignent que ces politiques ne reviennent si le péroniste Alberto Fernandez est élu président le 27 octobre prochain.

Au cours des dernières années, les agriculteurs argentins ont augmenté leur superficie de maïs afin de mieux aligner leurs rotations et tirer parti de la suppression des taxes à l’exportation sur le maïs, mais cette tendance pourrait ne pas se poursuivre en 2019/2020.

Un coût inférieur pourrait inciter les agriculteurs argentins à semer davantage de soya et moins de maïs en 2019/2020. Les coûts de production du maïs en Argentine sont d’environ 500 $ US par hectare, soit 70 % de plus que pour le soya, car le maïs nécessite davantage d’investissements engrais et en semences.

Les données économiques semblent favoriser le soya ainsi qu’un changement politique potentiel en Argentine. Les agriculteurs craignent qu’un retour éventuel au pouvoir de Mme Kirchner n’entraîne également le retour de ses politiques d’augmentation des taxes à l’exportation et des restrictions à l’exportation, en particulier pour le maïs. Lorsque ces politiques ont été utilisées dans le passé, les prix intérieurs du maïs ont été très bas, ce qui était l’objectif de cette politique. Retenir le prix du maïs devait réduire les coûts des aliments pour animaux, contenir le prix de la viande ainsi que l’inflation alimentaire domestique. En conséquence, les agriculteurs ne savaient jamais quel serait le prix du maïs au moment où ils étaient prêts à vendre leur récolte.

Pour éviter cette situation à l’avenir, les agriculteurs argentins pourraient recommencer à planter plus de soya au dépend du maïs. Il y a plusieurs années, ils semaient environ 6 fois plus d’hectares de soya que de maïs, mais ce nombre a été réduit à 3 fois plus d’hectares de soya pendant la saison de croissance 2018/2019.


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