Me connecter Créer mon compte

Nouvelles Raphaël Pouliot & Réjean Leblanc, Consultants

marge 20 mars à -3$ par porc

20 mars 2017, Raphaël Pouliot & Réjean Leblanc, Consultants

Les faits saillants de la dernière semaine;

 

Hausse du prix du maïs 1 an à 224 $/t versus 221 $/t la semaine dernière.

Baisse du prix du tourteau 1 an à 523 $/t versus 529 $/t la semaine précédente.

Baisse significative du prix du porc à 171,40 $/100 kg à l’indice 100 versus 175,70 $/100 kg la semaine passée. Cela s’explique tant par une baisse générale du prix des contrats à terme jumelé à une hausse de valeur de notre devise.

 

La marge du modèle, après une première semaine positive en 2017 à 2,4 $/porc est de nouveau négative à – 2,80 $/porc.

 

 

Commentaires

 

L’évolution des marchés démontre bien les qualités et résiliences des producteurs de porcs du Québec. Une variation de +/- 0,1 $CDN sur le taux de change jumelé à une baisse du prix du porc de 2 % donne un écart de +/- 5 $ sur le prix moyen, de positif une semaine à négatif l’autre. Une chance que la valeur de notre dollar n’est pas au niveau d’il y a quelques années et surtout cela démontre bien notre dépendance au modèle ASRA. Par contre, il est de plus en plus difficile pour un producteur de porcs autonome de produire au niveau de l’ASRA, vu les particularités du modèle. Cela demande un taux de productivité élevé jumelé à une santé de l’élevage sous contrôle. Malheureusement et contrairement à ce qui se voit ailleurs, surtout aux États-Unis, l’atteinte de performances techniques optimales servent au Québec à se maintenir en affaire et aux États-Unis de développer son entreprise et la filière.  On le constate assez bien du fait que l’on note peu d’investissement parmi les producteurs autonomes au Québec et une dépendance certaine au programme d’ASRA, d’adaptation et/ou en attente d’autres programmes.  Ces signaux doivent être capté par les membres d’une filière et je crois qu’elles le sont, mais pour la survie à moyen terme et long terme de cette filière, celle-ci doit permettre aux producteurs avec des performances techniques au-dessus de la moyenne de développer leurs entreprises et non juste de se maintenir en affaire. Tes gains de productivité devraient te rester dans tes poches.

 

 

Réjean Leblanc, agroéconomiste


Partager cet article