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Nouvelles Raphaël Pouliot & Réjean Leblanc, Consultants

marge 30 janvier à -7$ par porc

30 janvier 2017, Raphaël Pouliot & Réjean Leblanc, Consultants

Faits saillants de la dernière semaine;

 

Le prix du maïs 1 an est à 220 $/t en baisse de 3 $ par rapport à la semaine dernière.

Le prix du tourteau 1 an est à 548 $/t, une baisse de 11 $/t vis-à-vis la semaine dernière.

Le prix du porc 1 an est en baisse à 167,90 $/100 kg à l’indice 100. Cette baisse s’explique par la hausse de la valeur de notre devise. En effet, le prix du porc à Chicago, à lui, été en hausse à 69,5 $ US/100 lb versus 69,3 $ US la semaine précédente.

 

La marge par porc demeure donc négative à – 7,40 $/porc.

 

 

Commentaires

 

Cela fait maintenant 38 semaines que la marge par porc est négative. Si cela peut être un baume sur cet état de fait, depuis la mi-décembre, la marge par porc semble se stabiliser entre – 5 et – 10 $/porc. On voit bien ici l’importance de l’ASRA pour minimiser les pertes à venir. Avec la période d’été qui arrive, on y retrouve souvent une petite fenêtre d’opportunité de marges positives. Ces marges sont importantes pour aider à dégager une marge positive pour l’année. Si vous pensez prendre des positions pour protéger ces marges,l’utilisation d’options peut être une solution pour ne pas fixer tout de suite votre prix , et ce, dans le cas d’une hausse. Parlez-en avec votre conseiller.

 

Pour le maïs, le prix moyen des trois derniers mois est de 219 $/t versus 220 $/t pour 1 an à venir. On note donc peu de variation du prix. Donc, si vous êtes en mesure d’obtenir du maïs à un prix en deçà de 219 $/t livré, ce ne sont pas de mauvaises positions. Dans le doute, encore là l’utilisation des options offre plusieurs possibilités. Pour le tourteau de soya, on note plus de variation, de là l’importance de bien le suivre.

 

Je salue la résilience des producteurs de porcs du Québec. Malgré les défis des quinze dernières années (crise du circovirus, SRRP, forte variabilité du prix des grains, baisse du prix du porc, programme d’adaptation, etc.), plusieurs sont toujours là et poursuivent leurs souhaits de demeurer dans ce secteur qu’ils affectionnent. Plusieurs éléments expliquent cette résilience, d’abord côté technique les producteurs de porcs du Québec sont en moyenne mieux que bien d’autres régions. De plus, on note une filière plus dynamique, par exemple que ce soit la mise en place de projet clé SRRP, etc., et en dernier lieu le plus important, le côté entrepreneur des producteurs.

 

Comme les marges sont minces et difficiles à obtenir, nous comme conseiller, avons décider de travailler avec une gestion de marges et ce que les marchés peuvent offrir d’opportunités. Notre objectif principal est que nos clients puissent être moins dépendants des prix de marché (être moins preneur de prix) et mieux estimer leurs marges. Beaucoup reste encore à faire, mais nous estimons que c’est une avenue prometteuse, il faut surtout le faire d’une façon structurée.

Réjean Leblanc, agroéconomiste


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