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Nouvelle

Les prix des grains se stabilisent, les semis progressent aux États-Unis

15 mai 2018,

Suivant un bon recul dans les derniers jours, les prix des grains tentent maintenant d’amortir leur chute. À Chicago, le maïs mène le bal, l’échéance juillet 18 clôturant en hausse aujourd’hui de +0,0575 à 4,02 $US/bo. et celle récolte (CàT Déc. 18) de +0,05 à 4,1925 $US/bo.. Dans le cas du prix récolte, il a même le mérite de proposer de nouveau une marge assez mince avec son récent sommet de 4,2375 $US/bo..

Suivant la parade, le marché du blé semble également reprendre un peu de vigueur, à l’approche d’un support plus important à 4,85 $US/bo. à Chicago sur juillet 18, en légère hausse aujourd’hui de +0,03 à 4,9450 $US/bo. Par contre, la forte tendance baissière qui a pris forme au début mai reste pour le moment effective. 

De son côté, le marché du soya demeure très volatil et en difficulté, celui-ci tentant d’amortir sa chute importante des 3 dernières semaines à l’approche de 10,00 $US/bo. sur juillet 18 à Chicago, et 10,10 $US/bo. sur l’échéance récolte (CàT Nov. 18).

En date de dimanche dernier, 13 mai, le USDA confirme que les ensemencements américains continuent de progresser à un très bon rythme : 

Maïs - Progression hebdomadaire de +29 à 62% de complétés, un peu moins que la moyenne 10 ans de 65%, mais plus que la moyenne des prévisions de 59%. 28% des cultures sont émergés, soit 1% de plus que la moyenne des 5 dernières années.

Soya – Les ensemencements progressent rapidement, +20 à 35%, ce qui est plus que la moyenne des prévisions de 30%, plus qu’à pareille date l’an dernier à 29% et plus que la moyenne 10 ans de 26%. 10% des cultures sont émergées, 4% de plus que la moyenne 5 ans. 

Blé de printemps – Les ensemencements tardent toujours à 58%, mais commencent à rattraper timidement le temps perdu, la moyenne 10 ans étant de 66%. Les marchés prévoyaient un peu moins à en moyenne 53%.

Blé d’hiver – L’état des cultures continue de prendre tranquillement du mieux, en hausse de +2 à 36% dans les catégories « bon à excellent » versus en moyenne 47% dans ces catégories depuis 10 ans. 45% des cultures ont atteint le stade de l’épiaison comparativement à 53% en moyenne depuis 5 ans. 

De ce rapport hebdomadaire, on retient ainsi que dans l’ensemble, après un mois d’avril trop frais et un début de saison tardif, les producteurs américains sont maintenant sur la bonne voie de compléter dans les temps leurs ensemencements. Ce sont essentiellement les régions plus au nord et à l’ouest du Midwest qui affichent le plus de retard. Pour les deux prochaines semaines, les prévisions météo proposent un retour à des conditions sèches et plus chaudes qu’à la normale, ce qui devrait leur permettre de rattraper le temps perdu.

Maïs

Le marché du maïs semble gagner de nouveau en fermeté de manière intéressante après avoir rapidement freiné son récent revers.

Hier, le rapport hebdomadaire des inspections à l’exportation de maïs américain aura été de 1,55 million de tonnes la semaine dernière, dans les attentes des marchés.

Aujourd’hui, Informa Economics a indiqué prévoir des superficies ensemencées en maïs aux États-Unis cette année de 89 millions d’acres, soit 1 million d’acres de plus que ce qui avait été annoncé comme intention d’ensemencements américains par le USDA à la fin mars dernier.

Au Brésil, le sud du pays profite toujours de précipitations pour calmer le jeu après plusieurs semaines de conditions beaucoup trop sèches, et ce, spécialement au cours de la pollinisation. Des pertes apparaissent cependant toujours inévitables.

En Chine, les inquiétudes concernant une éventuelle taxe sur les importations de soya américain incite, semble-t-il, les producteurs chinois en en semer davantage. Pour cette raison, et sachant que le pays continue d’écouler à l’encan d’importants volumes de maïs de sa réserve nationale, certains s’interrogent de plus en plus sur l’importance de la prochaine récolte chinoise de maïs. Rappelons qu’après les États-Unis, la Chine est le 2e plus important producteur mondial de maïs. L’an dernier, une récolte de 216 millions de tonnes avait été obtenue et, selon la 1re projection 2018 du USDA, la Chine se devrait d’obtenir une récolte record de 225 millions de tonnes cette année. Par contre, malgré cette forte production de maïs, les stocks chinois de maïs devraient poursuivre leur recul, passant de 79,55 à 60,50 millions de tonnes.

À Chicago, le comportement du maïs apparait constructif. Suivant le récent revers, le prix tente de nouveau de gagner du terrain, ce qui laisse effectif la tendance haussière en vigueur depuis janvier dernier, laissant toujours miroiter la possibilité de d’autres sommets ce printemps/cet été. Pour les prochains jours, le principal objectif est un retour aux récents sommets à 4,0825 $US/boisseau avec résistance à prévoir à 4,04-4,05 $US/bo. sur l’échéance de juillet 18, et 4,2275 $US/bo. avec résistance préalable à 4,20 $US/bo. sur l’échéance récolte (CàT Déc. 18).

 

Soya

Le marché du soya à Chicago tente toujours de trouver matière à freiner son important recul des dernières semaines, mais avec un succès relatif. N’aidant en rien ce dernier, le marché du tourteau demeure également sous pression, sa tendance haussière des derniers mois ayant été écartée dans les derniers jours.

Hier, le rapport hebdomadaire des inspections à l’exportation du USDA a proposé de fortes inspections la semaine dernière de 688 195 tonnes, plus que les anticipations des marchés.

Aujourd’hui, le rapport mensuel de trituration des membres du NOPA aura été également positif, avec un volume de fève de trituré aux États-Unis en avril dernier de 161,016 millions de boisseaux. Il s’agit d’un léger recul par rapport au mois de mars dernier, mais une excellente progression près de 16% par rapport à avril l’an dernier. Le résultat aura aussi dépassé la moyenne des prévisions de 160,9 millions de boisseaux. 

Selon Informa Economics, les ensemencements américains de soya seraient cette année de 89,4 millions d’acres, un peu plus que ce qui avait été annoncé à la fin mars dernier par le USDA avec la publication de son rapport d’intentions américaines d’ensemencements à 89 millions d’acres. 

En Argentine, les marchés surveillent du coin de l’œil les conditions actuelles très humides qui concluent une saison déjà très mauvaise. Selon le Buenos Aires Grain Exchange, la récolte est complétée à 67%, ce qui laisse entendre que les cultures restantes pourraient être endommagées par ces nouvelles conditions difficiles.

 

À Chicago, le marché du soya tente de se stabiliser à l’approche de niveau plus important à 10,00 $US/bo. sur l’échéance de juillet et 10,10 $US/bo. sur celle récolte (CàT Nov. 18). À ce stade-ci, il demeure prématuré de statuer que des creux définitifs sont atteints, surtout avec les négociations commerciales qui se poursuivent toujours entre la Chine et les États-Unis. Les rumeurs veulent qu’une entente favorable soit sur le point d’être conclue. Si c’est le cas et que plus tard en saison, des problèmes météo font surface, le marché du soya a encore la capacité de s’apprécier. 

 

Blé

Le marché du blé demeure sous l’emprise de sa forte tendance baissière alors que les marchés continuent de « dégonflé » la prime météo qu’avaient acquis dans les dernières semaines les prix. 

Hier le rapport hebdomadaire des inspections à l’exportation de blé américain aura été de 404 180 tonnes, dans les attentes des marchés. 

Selon Informa Economics, les ensemencements de blé de printemps seraient cette année de 12,4 millions d’acres, un peu moins que la dernière prévision du USDA de 12,6 millions de tonnes.

Suivant le dernier rapport mensuel du USDA qui propose des stocks américains et mondiaux toujours importants pour la prochaine année, le marché du blé peine à trouver de nouveaux imprévus pour alimenter plus de fermeté. Aux États-Unis, sans que la situation ne soit particulièrement beaucoup mieux, les marchés prennent note que l’état des cultures de blé d’hiver continue de s’améliorer et que les ensemencements de blé de printemps cherchent à rattraper le temps perdu.

La saison est encore jeune, et plusieurs imprévus ont encore la capacité de faire bondir les prix. Mais, dans l’immédiat, à Chicago, le prix tente toujours de trouver des bases plus solides sur lesquelles s’appuyer avec, à surveiller, 4,84-4,85 $US/bo. sur l’échéance juil. 18 et 5,00 $US/bo. sur celle de septembre 18.

 


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