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Nouvelle

Dernière journée de novembre qui se fait sentir dans les marchés

30 novembre 2017,

Avec la fin du mois de novembre, des ajustements de positions des spéculateurs auront fait jongler les prix à Chicago, le maïs en hausse, le soya et le blé à la baisse. Rappelons que les contrats à terme de décembre pour le maïs et le blé viennent prochainement à échéance également.

Dans les nouvelles, les chiffres d’exportation de grains américains continuent de décevoir et d’afficher un bon retard par rapport à la normale. Selon le dernier rapport hebdomadaire du USDA :

Maïs – Des ventes de seulement 599 000 tonnes ont été enregistrées la semaine dernière, mois que les anticipations (0,7 à 1,0 million de tonnes) et que le volume enregistré à pareille date l’an dernier. Rappelons néanmoins que la semaine était écourtée en raison du congé du Thankgiving. Mais, les marchés espéraient un peu mieux, avec une rumeur voulant depuis quelques jours que des importateurs chinois seraient actifs sur le marché américain. À ce jour, le cumulatif des ventes américaines à l’exportation de maïs affiche un recul de près de 27% par rapport à l’an dernier, le USDA prévoyant pour cette année une baisse des exportations américaines de 16%.

Soya – Les ventes à l’exportation de soya s’en seront bien tiré la semaine dernière à 943 000 tonnes, dans les attentes des marchés (0,8 à 1,2 million de tonnes). Par contre, ce volume demeure insuffisant pour rattraper le retard cumulé dans les ventes américaines de soya. Au cumulatif, elles sont en baisse de 17,5% par rapport à l’an dernier alors que le USDA prévoit un recul de seulement -3,4%.

Blé – Les ventes à l’exportation de blé américain ont de nouveau déçu à seulement 184 000 tonnes. Au cumulatif, les ventes américaines de blé commencent maintenant à accuser du retard pour rejoindre la prévision d’exportation du USDA.

Hier, le rapport hebdomadaire sur la production d’éthanol aux États-Unis aura eu le mérite de proposé un volume qui demeure à des sommets à 1,066 million de barils/jour, bien qu’en baisse de 8 000 barils/jour par rapport au niveau record de la semaine précédente. À ce rythme, il apparaît plausible d’envisager que le USDA devra tôt ou tard réajuster sa prévision d’utilisation 2017-18 de maïs pour l’éthanol, une éventualité positive. Cependant, les marchés accueillent avec beaucoup de méfiance pour le moment ces chiffres de production d’éthanol, ceux-ci prenant note que les stocks d’éthanol sont également en hausse à des niveaux élevés (+147 000 à 22,044 millions de barils la semaine dernière).

Du côté de l’Amérique du Sud, les marchés continuent de suivre de près les prévisions météo. Cette semaine, des précipitations sont attendues en Argentine, un peu plus qu’initialement prévu. Ceci vient calmer le jeu concernant les conditions très sèches qui préoccupent et retardent les ensemencements argentins. Les prévisions pour débuter le mois de décembre proposent encore du temps sec. En ce sens, les marchés resteront donc nerveux tant que des précipitations supplémentaires ne viendront pas écarter définitivement le risque de sécheresse, spécialement avec la présence de La Nina cette année.

À l’opposé, les conditions pour le Brésil sont par contre toujours jugées très favorables. Assez pour que certaines organisations commencent maintenant à revoir leurs prévisions de récoltes brésiliennes à la hausse. Pour le soya, certains n’excluent pas une autre récolte record suivant celle de l’an dernier de 114,1 millions de tonnes.

À Chicago, les prix tentent toujours d’éviter un nouveau revers à de nouveaux creux, avec un succès très discutable. Le maïs profite d’un 1er support très près de son creux à 3,48-3,49 $US/boisseau (CàT Mars 18). Il éprouve cependant une forte résistance à 3,57-3,58 $US/boisseau. Plusieurs analystes s’accordent à dire que le « potentiel » à la baisse reste faible. Mais, à défaut de nouvelles positives et avec des chiffres d’exportation de maïs américain qui ne cessent de décevoir, il apparaît tout aussi difficile d’envisager beaucoup de fermeté pour le moment.

De son côté, le marché du soya à Chicago a encaissé un bon revers en cette fin de mois, clôturant aujourd’hui à son plus bas depuis la mi-novembre à 9,86 $US/boisseau (CàT Janv. 18). Malgré des chiffres d’exportation de soya américain « acceptables » la semaine dernière, sans surprise, ce sont les conditions météo plus favorables du côté de l’Argentine et l’idée que d’importantes récoltes sont possibles au Brésil cet hiver qui pèsent lourd sur les prix. Pour les prochains jours, il faut surveiller un 1er support immédiat qui avoisinent 9,84-9,86 $US/boisseau (principales moyennes mobiles sur CàT Janv. 18). Un passage sous ce support laisserait la voie ouverte à un recul plus inquiétant à moins de 9,70 $US/boisseau.

Le marché du blé à Chicago aura encaissé pour sa part un nouveau revers aujourd’hui, laissant toujours très peu de marge avec son récent creux à 4,2425 $US/boisseau (CàT Mars 18). Les nouvelles positives se font toujours rares, et la Russie continue de faire la pluie et le beau temps sur les marchés internationaux. Une nouvelle vente de blé russe a été conclue avec l’Égypte cette semaine pour un montant de 192,99 $ FAB, sous le prix de la dernière transaction enregistré à 194,65 $ FAB.


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