Me connecter Créer mon compte

Nouvelle

Les marchés progressent, mais restent très prudents

20 septembre 2017,

La semaine se poursuit avec un peu plus de fermeté dans le marché des grains. Aujourd’hui, à Chicago, le maïs en hausse de +1,75 à 3,50 $US/boisseau (CàT Déc. 17), le soya de +0,0450 à 9,70 $US/boisseau (CàT Nov. 17) et le blé +0,0675 à 4,4975 $US/boisseau (CàT Déc. 17). Le blé à Minneapolis (blé de printemps) a progressé également, +0,0425 à 6,2250 $US/boisseau. 

Le marché du soya continue de prendre les devants, supporter par la fermeté de la demande, entrainant dans son sillage les marchés du maïs et du blé. Par contre, la récolte aux États-Unis débute (7% en date de dimanche dernier), et les marchés restent sur la défensive en attendant d’en savoir plus sur les rendements et la qualité des récoltes obtenues.

 

Maïs

Après un mauvais départ cette semaine, le marché du maïs à Chicago sera parvenu à reprendre un peu de poil de la bête aujourd’hui. 

Selon le rapport hebdomadaire de l’EIA, la production d’éthanol a été la semaine dernière de 1,033 million de barils/jours, en baisse 14 000 barils/jours par rapport à la semaine précédente, mais toujours au-dessus des niveaux de production de la dernière année.

Par contre, les stocks d’éthanol important à 21,1 millions de barils, une hausse hebdomadaire de 6 000 barils.

Alors que la récolte débute aux États-Unis, on signale une hausse des livraisons de maïs aux terminaux alors que des producteurs finissent d’écouler des stocks de l’ancienne récolte.

Demain, le USDA présentera son rapport hebdomadaire sur les exportations et ventes à l’exportation de maïs américain. Les marchés prévoient des ventes de 700 000 à 1 000 000 tonnes. Par contre, comme ce fût le cas à plusieurs reprises dans les dernières semaines, le résultat pourrait de nouveau décevoir alors que la compétition en provenance de l’Amérique du Sud demeure forte sur les marchés mondiaux.

Techniquement, à Chicago, bien que certains signaux se veulent positifs, une tendance baissière demeure toujours à l’œuvre, invitant à la prudence. À la hausse, l’objectif immédiat est un retour au-dessus de la barre de 3,50 $US/boisseau (CàT Déc. 17), alors qu’à la baisse la marge est maintenant très mince avec le dernier creux atteint à la fin août dernier près de 3,44 $US/boisseau.

 

Soya

Le marché du soya demeure celui qui retient le plus l’attention. Suivant mardi une 1re journée sans vente américaine à l’exportation en 8 jours, l’annonce mercredi matin d’une nouvelle vente importante de 1,08 millions de tonnes, suivi d’une seconde de 132 000 tonnes a été bien accueilli des marchés . S’il est d’usage d’observer de fortes ventes à l’exportation en début d’année commerciale, avec la récolte américaine importante qui débute, de telles ventes restent essentielles pour supporter les prix.

Ajoutant une touche positive dans le marché du soya, les marchés restent attentifs à la situation en Amérique du Sud où les ensemencements ne font que commencer, et que les conditions se veulent très sèches dans plusieurs régions au Brésil.

Des précipitations sont attendues pour la semaine prochaine dans plusieurs cas, mais il reste à savoir si elles seront suffisantes pour assurer un bon départ à la nouvelle saison. Rappelons cependant que les ensemencements ne font que commencer, et qu’une bonne proportion du travail est plutôt accompli en octobre/novembre.

Selon Statistique Canada, la récolte canadienne de canola sera de 19,7 millions de tonnes, 0,1 million de tonnes de plus que l’an dernier. 

Demain, pour le rapport hebdomadaire sur les exportations et ventes à l’exportation du USDA, les marchés prévoient des ventes de soya américain de 1,2 à 1,5 million de tonnes.

Techniquement, si le comportement des derniers jours du marché du soya à Chicago a été certainement constructif, de très importantes résistances sont à surveiller à 9,78-9,80 $US/boisseau(CàT Nov. 17). Ce niveau est d’autant important qu’une tentative de le franchir remettrait de nouveau en question la tendance de fond baissière depuis 2012.

 

Blé

Peu de nouveau pour le marché du blé comme c’est le cas depuis maintenant un certain temps.

Statistique Canada a quelque peu surpris, proposant une récolte canadienne de blé de 27,1 millions de tonnes. S’il s’agit toujours d’un recul comparativement aux 31,7 millions de tonnes de l’an dernier, le résultat n’est certes pas à l’image des conditions sèches de cet été et de la prévision précédente d’une récolte plus modeste de 25,5 millions de tonnes. 

Sur le Vieux Continent, en Russie, la récolte serait complétée à 82% selon Agritel, avec un très bon rendement moyen jusqu’ici en hausse de +0,54 par rapport à l’an dernier à 3,44 tonnes/ha. Ceci reflète bien les nombreuses révisions à la hausse à plus de 80 millions, un niveau record, qu’ont réalisé plusieurs organisations dans les dernières, dont le USDA la semaine dernière.

Sans surprise, les marchés demeurent donc très attentifs aux chiffres d’exportation de blé américain qui tardent en raison de la forte compétition sur les marchés internationaux en provenance de la Mer Noire. 

En prévision du rapport hebdomadaire sur les exportations et ventes à l’exportation du USDA qui sera présenté demain, les marchés prévoient des ventes de blé américain de 300 000 à 500 000 tonnes.

Techniquement, à Chicago, le marché du blé continue de se montrer un peu plus ferme, tentant aujourd’hui une rupture de la résistance 4,50 $US/boisseau. Ceci vient ajouter un peu de fermeté supplémentaire technique dans les prix, alors que certains joueurs continuent de couvrir des positions en attendant la suite. Par contre, il demeure fondamentalement encore difficile de trouver matière à entrevoir une appréciation importante des prix tant que la compétition mondiale, spécialement celle russe, ne montrera pas signe de se tempérer.


Partager cet article