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Nouvelles Agrocentre

Les cultures tardent dans leur développement au Québec

16 juillet 2017, Agrocentre

Selon les dernières données mises à jour par la Financière agricole sur le site de l’Institut de la statistique du Québec, les cultures tardent au Québec. 

En réalité, pour un mois de juillet, elles n’ont jamais été aussi en retard dans leur développement depuis le début des données de la Financière Agricole disponibles sur le site de l’Institut de la statistique du Québec, 2008. Ce n’est pas rien. 

Sans surprise, la dernière mise à jour de la Financière Agricole en date du 4 juillet diffusé le 10 juillet confirme ce que l’on savait déjà : pluie excessive, grêle et inondation sont au banc des accusés. Seule la région de l’Abitibi-Témiscamingue s’en sort avec une cote de développement « dans la normale », et encore.

Si les grandes cultures ont généralement une certaine capacité de résilience aux avaries météo, surtout avec les nouvelles technologies agricoles disponibles, le compteur tourne. Semaine après semaine, il apparaît ainsi que les rendements ne seront fort probablement pas à la hauteur de ceux excellents des deux dernières années. 

C’est ce que tend aussi à confirmer une brève analyse qui révèle que depuis 2008, lorsque le développement des cultures a affiché un retard significatif en juillet, les rendements à l’automne se sont révélés plus faibles. Ce fût le cas en 2009, en 2011, en 2013 et en 2014.

Heureusement, bien qu’on ne souhaite jamais qu’une année propose de moins bons rendements, le revers de la médaille est que ces situations peuvent profiter aux prix des grains de deux manières.

D’une part, avec des retards importants dans le développement des cultures, par défaut, les récoltes sont réalisées aussi un peu plus tard. Les acheteurs peuvent alors se montrer un peu plus agressifs dans leurs achats tout juste avant et en début de récolte.

D’autre part, qui dit moins bons rendements dit également récoltes moins importantes. Bien entendu, le prix des grains dépend pour beaucoup des marchés boursiers et du comportement du dollar canadien. Par contre, avec la perspective d'une plus faible récolte, on aura tendance à penser que les bases locales iront en s'appréciant. Avec un peu de stratégie dans la commercialisation de ses récoltes, on pourrait alors tirer profit de la situation pour réaliser de meilleures ventes.  

En attendant, ce que l’on souhaite reste que la météo se montre moins capricieuse et plus favorable au développement des cultures. Les dés sont pipés du mauvais côté, mais rien ne dit que des surprises ne nous attendent pas encore d’ici l’automne pour proposer encore des rendements intéressants. 

Si vous souhaitez rester informé des prix récoltes, vous pouvez contacter notre équipe de négociants qui se fera un plaisir de vous guider dans les opportunités qu’ils ont à offrir : contacter l’un de nos négociants

 

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