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Nouvelles Agrocentre

Encore plus de soya pour 2017?

04 janvier 2017, Agrocentre

La nouvelle année ne fait que débuter, mais déjà, tout indique que le soya gagnera de nouveau la faveur des producteurs au printemps 2017. 

Au Québec, nous n’avons pas beaucoup d’informations factuelles sur le sujet. Par contre, aux États-Unis, 1er producteur mondial de maïs et soya, déjà plusieurs organisations ont de 1res projections sous la main. C’est le cas du Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) qui, dans un rapport publié en novembre dernier, prévoit que les producteurs américains sèmeront 1,8 million d’acres de plus en soya à 85,5 millions d’acres, et 4,5 millions d’acres en moins de maïs à 90 millions d’acres. 

Bien entendu, il s’agit de chiffres préliminaires. Rien ne dit que concrètement, au printemps prochain, ce sera bel et bien ces superficies qui seront semées. En fait, avec le USDA, les dernières années tendent à suggérer que dans 70% des cas, il a même tendance à réajuster à la hausse les superficies en soya…

Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour expliquer que les producteurs américains sèmeront pour une 2e année consécutive plus de soya. Mais, l’un facteurs incontournable reste le comparatif lui-même entre prix du soya et prix du maïs : le fameux ratio soya/maïs.  

Ce ratio consiste simplement à diviser le prix à Chicago du soya par celui du maïs. Idéalement, on utilise les prix de la prochaine récolte (soya : novembre; maïs : décembre) question d’être consistant avec l’idée qu’on parle ici d’un intérêt à obtenir une meilleure profitabilité sur ce qui sera récolté à l’automne suivant.

La règle derrière l’utilisation de ce ratio veut que si celui-ci dépasse 2,25-2,30, il est plus intéressant de produire du soya. À l’opposé, si le ratio est sous ce niveau, la faveur tourne à l’avantage du maïs. 


Si on projette sur plusieurs années ce ratio (voir graphique), on peut alors rapidement comprendre pourquoi déjà plusieurs entrevoient à nouveau en 2017 une hausse des ensemencements en soya aux États-Unis.

En effet, tout au long de 2016, le ratio a cherché à progresser davantage, dépassant même à plusieurs reprises la barre de 3,00. C’est dire combien d’un point de vue «prix» uniquement, le marché du soya a été de beaucoup supérieur à celui du maïs. 

Ce fût d’ailleurs vrai pour les prix à Chicago, mais aussi au Québec où le prix du soya a grimpé tout au long de l’année à plus de 500 $ la tonne pendant que celui du maïs peinait à passer au-dessus de 200-210 $ la tonne.  

À moins d’un changement de cap important d’ici le printemps dans les marchés, on peut donc assez facilement entrevoir effectivement une hausse des ensemencements aux États-Unis et, suivant cette logique, peut-être même également au Québec.  

À partir d’ici, la principale inquiétude pour 2017 serait alors de voir tour à tour l’Amérique du Sud cet hiver, puis les États-Unis à l’automne obtenir coup sur coup des récoltes record de soya. On peut espérer que les Chinois resteront encore très friands de la fève de soya. Il reste néanmoins toujours difficile d’entrevoir une hausse des prix lorsque des récoltes record se succèdent. 

Alors, quoi semé finalement ce printemps? Le soya reste une très bonne avenue. Cependant, de plus en plus de producteurs n’hésitent pas à fermer à l’avance leur prix récolte. Et, pour 2017, ce ne serait certainement pas une mauvaise chose à envisager à nouveau!

Pour en savoir davantage sur les différents contrats de soya que nous pouvons vous offrir, contacter l’un de nos spécialistes des marchés. 

Bon début d’année à tous!

 

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