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Nouvelles Agrocentre

Derniers miles

04 novembre 2016, Agrocentre

La récolte au Québec n’a pas été facile jusqu’ici. Certains producteurs ont encore du soya à récolter et, pour débuter novembre, seulement autour de 30-35% du maïs est récolté. Heureusement, on rapporte beaucoup de rendements record autant du côté du soya que du maïs qui en est à ses débuts.

C’est une bonne nouvelle, car rendement élevé dit coût de production généralement plus faible en dollar par tonne. Avec des prix des grains qui n’ont rien de reluisant, et des perspectives bien incertaines encore pour les prochains mois, cette bonne récolte aura le mérite de faciliter l’atteinte d’objectifs de prix de vente minimum acceptable. Par contre, n’est pas dit qu’on ne peut aller chercher davantage en travaillant bien son prix de vente.

Dans la dernière chronique Agrocentre (Le dollar canadien donne un coup de pouce aux prix), nous avions souligné que le dollar canadien démontrait des signes de faiblesse. Depuis, il a reculé d’environ -0,005 à 0,7450 et on parle qu’il puisse encore s’affaiblir davantage jusqu’à possiblement 0,72-0,73.  Concrètement, ceci représenterait un gain potentiel sur le prix du maïs au Québec de l’ordre de +5 à +8 $CAN la tonne, et sur le soya de +10 à +15 $CAN la tonne.

Bien entendu, le prix des grains au Québec n’était pas seulement dicté par les sauts d’humeurs de notre huard, il faut considérer aussi ce qui se dessine pour les « bases » et le marché à Chicago. Et, de ce côté, avec les récoltes qui battent leur plein présentement au Québec comme aux États-Unis, nul besoin de dire que la pression est à la baisse. Par contre, la bonne nouvelle est qu’une fois cette dernière vague baissière passée, il y a fort à parier que tranquillement, le vent tournera.

Point de vue stratégie de commercialisation, il y a matière à réaliser des choses intéressantes. Question de balancer la pression baissière à Chicago et de continuer à faire sortir du maïs et du soya des silos au Québec, il est très possible d’envisager que les « bases » chercheront à gagner du terrain. C’est d’autant vrai qu’à nouveau cette année, beaucoup de producteurs voudront attendre avant de vendre à des prix trop bas.

Avec un faible dollar canadien, et un peu de patience avant de fermer son prix à Chicago cet hiver, on pourrait donc très bien obtenir de cette manière de bons prix. La clé ici est de rester attentif aux opportunités, d’être prudent et de bien suivre des objectifs précis.

Pour ceux qui sont moins familiers avec des stratégies plus élaborées de commercialisation de leurs récoltes, l’approche de travailler sa moyenne est aussi à considérer lorsque des occasions se présentent. Par exemple, présentement, le marché du soya est déjà à des niveaux très intéressants dépassant les 475 $ la tonne. Par comparaison, à la récolte l’an dernier, il peinait à s’apprécier à plus de 400 $ la tonne. On peut donc déjà amorcer la commercialisation de ses récoltes de bon pied sans difficulté. Bien sûr, rien ne dit que le prix du soya ne pourrait gagner davantage, mais l’objectif ici est de s’établir une bonne moyenne pour démarrer. 

Vous êtes intéressé à travailler davantage votre commercialisation pour atteindre de meilleurs prix ? Vous manquez de temps pour faire le suivi des marchés ? L’équipe de spécialistes d’Agrocentre peut vous aider à atteindre vos objectifs. Informez-vous !

 

Curieux d’innovations et nouvelles technologies agricoles, découvrez nos derniers vidéos sur YouTube qui regorgent d’informations à ce sujet !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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